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La France géographique, industrielle et historique générale et départementale / précédée de notions sur la géographie universelle et comparée avec les autres états de l'Europe par G. Heck ... avec texte de Léon Plée ...
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INTRODUCTION 1 .

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ces de la Sorgues , Garrigues , de ce point, jusques àune dizaine de lieues plus au nord , puis, montagnesdu Gévaudan , se séparent vers le mont Lozère en troisbranches, qui se dirigent, l’une au IN. E. le long duRhône et de la Saône; l’autre au N. entre la Loire etl’Ailier; la troisième, au N. O. On donne à la premièreles noms successifs de monts du Vivarais , du Lyon-nais, du Beaujolais et du Charolais; à la seconde,ceux de monts du Velay , du Forez , de la Magdeleine ;la dernière, tant qu’elle court au nord-ouest, constitueles monts de la Margeride , et après son premier coudeà l’ouest, forme les monts d’ Auvergne , qui suiventd’abord la direction ouest, tournent au nord, puis re-prennent vers l’ouest. A leur extrémité, une chaîneassez longue, mais peu élevée, leur succède, montantdroit au nord-ouest, vers la Loire-Inférieure , sous lenom de plateau ou hauteurs de Gatine.

O 11 donne en outre le nom général de Cèvennes méri-dionales à toute la partie de la chaîne comprise entrele col de Naurouse et la Lozère , et celui de Cèvennesseptentrionales à la partie qui s’étend de celle mon-tagne, entre la Loire et l’Ailier, cl même à la partie quiconstitue les mon (s du Vivarais , du Lyonnais, etc.

A l’extrémité nord des monts du Charolais, com-mence une suite de hauteurs qui se dirige toujours aunord-est, sous le nom de Côte-d’Or . Le haut plateaude Lan grès, dans la meme direction, les lie aux montsFaucilles qui se recourbent vers le sud-est. A l’endroitoù ils Unissent dans celle direction, les Vosges com-mencent, longent à peu de distance la gauche duRhin , puisse dirigeant au nord, vont mourir en ALlemague par le Hardi et le Hundsriick.

Une autre série de hauteurs se détache de l’extré-mité sud de la Côte-.l’Or, court à l’ouest sous le nom deMonts du Morvan, et suit bientôt la rive droite de laLoire sous celui de Forêt d'Orléans.

Du haut plateau de Langres, une quatrième suite sedirige vers le nord, sous le nom de Plateau et Forêtd’Argonne , prend en toui llant au nord-ouest le nomà’Ardennes , et, se repliant vers le nord-est, hors deFrance, se rattache entre la Meuse et la Moselle aullohe-Veen cl à l’FJfel (en Prusse).

Enfin, la Péninsule de Bretagne est sillonnée parune chaîne basse qui paraît isolée du reste du système,et à laquelle on donne le nom de Chaîne Armorique.On la voit commencer sur la côte ouest par deux ra-meaux en fourche, dont l’un, au sud de la rivièred’Aulne, prend le nom pompeux de Montagnes Noires,et l’autre au nord du même cours d’eau, celui deMontagnes d’Arrées. Réunis au-dessus de la source del’Aulne, ces deux rameaux sc dirigent droit à l’est sousle nom de Monts de Bretagne ou de Menez , lancent aunord et au sud, divers petits contreforts, tournent brus-quement au septentrion, et figurent les deux pointesd une ancre, dont l’une, la plus forte, va se perdre parle cap de la llogue dans la Manche , et l’autre sépare leseaux de la Vilaine de celles de la Loire jusque vers celleuve. De la première vers les sources de la Sée, partvers l’est une dernière série de petites hauteurs qui tra-versent le Maine et la Normandie eu inclinant au sud,puis, vont en quelque sorte se rattacher au plateau

d’Orléans , par les reliefs qui limitent les deux bassinsde la Loire et de la Seine, entre l’Eure et le Loir . C’estainsi que toutes les hauteurs un peu considérables quisillonnent la France peuvent ne former qu’un seul etmême système. Nous allons revenir successivementsur la nature de ces différentes hauteurs.

B. Description. — a. Cèvennes.

La largeur des Cèvennes et la hauteur la plus formi-dable de leur massif principal, n’égalent pas même lamoitié de la largeur ou de la hauteur des Pyrénées .Rien moins grandiose aussi, est le spectacle qu’ellesprésentent. Plus de ces pics sans nombre, confusémentet audacieusement superposés; plus de ces tempêtespresque éternelles; plus de ces glaciers suspendus auxcrêtes des monts; plus de ces cascades puissantes quiroulent d’un lac dans un autre; plus de ces cols obs-curs où le bruit seul des torrents et des météores reten-tit. On seul au premier abord, que la Providence n’a pasétabli ces montagnes pour servir de limites à deux na-tions.

Mais, accessibles à l’homme, d’un exploration plusfacile, si elles étonnent moins que les Pyrénées , ellesont des parties qui attachent davantage. Telle est, parexemple, la suite intéressante et parfois terrible demonuments volcaniques, que déploient avec tant demajesté les monts du Vivarais, du Velay et de l’Au-vergne .

De la naissance de la chaîne jusqu’à sa division entrois rameaux, le mont Lozère présente le seul som-met bien remarquable. 11 s’élance à passé 7(Î0 toises, etdomine les montagnes sauvages du Gévaudan . Jusque-là aussi, la chaîne est basse et peu variée. Elle s’élèvegraduellement par les Montagnes-Noires: celles de l’Es-piuouse, de l’Orb et lesCarrigues , et augmente à me-sure de richesse et de fertilité, présentant à l’est sonversant le plus rapide et le moins favorisé , et ses rami-fications latérales les moins étendues. Des sites plusgras et plus humides, des prairies, des forêts plus touf-fues, des eaux plusabondantes descendent vers l’ouest.Cependant, il serait dillieile de trouver quelque chosed’aussi riant que certains cantons de l’Esperon, au piedduquel l’Hérault et la Vidourle, qui s’écoulent vers laMéditerranée, prennent leur source. Avec le Gévau-dan semble commencer un autre ordre de monta-gnes. Leurs crêtes , plus élevées, sont huit mois cou-ronnées de neige, et le reste de l’année chargées debrouillards. Les météores s’y succèdent avec rapidité.Les pentes sont profondément labourées par les tor-rents. Partout des gorges tortueuses s’étendent en la-byrinles. L’habitant a pour toute richesse le châtai-gnier elles troupeaux. Les Routières qui succèdent auN. E. sont peut-être encore plus sauvages. Au moinss’élancent-elles de toutes parts en pics chauves, qui deloin font comme une muraille dentelée. Le châtaignieret les prairies leur manquent.

Dans les monts du Velay éclate à chaque pas lapuissance du feu souterrain. D’abord, sur le faîte, lemont basaltique de Tarlas, haut de 090 toises; le cra-tère dellard, presqu’aussi élevé ; celui qu’occupe le lacdu Bouchet; puis, sur le versant oriental, les mon-