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La France géographique, industrielle et historique générale et départementale / précédée de notions sur la géographie universelle et comparée avec les autres états de l'Europe par G. Heck ... avec texte de Léon Plée ...
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introduction.

IX

Maires, qu^ viennent sappuyer à droite et à gauche surla ligne principale, et entre lesquelles sélèvent à leurtour, s'appuyant de la même manière, les lignes 1 imi-tai ives des bassins des rivières. Celle ligne commence,en Espagne , au cap de Trafalgar, qui commande len-trée de la Méditerranée , et va finir, après de nom-breuses sinuosités, vers lAsie , près de VOural. Nouspouvons , dans notre carte physique, la suivre depuisla Sierra dOcca, de la chaîne ibérique dEspagne , jus-quaux sources de lAllmuhl, atlluenl du Danube .Nous la verrons dabord sélever au-dessus des Pyré-nées canlabriques et gallibériques , sabaisser avec lesmonts de lAriégc, les montagnes Noires, remonteravec les Cévenncs septentrionales, la Lozère , leViva-rais, le Lyonnais; redescendre avec le Charolais , laCôte-dOr , le plateau de Langres , les Faucilles re-prendre presque lélévat ion des Pyrénées avec le Jura ,le Joral, et la reconquérir définitivement par les Alpescentrales , pour sabaisser encore avec celles qui cou-rent à gauche du Danube , et appartiennent à un sys-tème que nous navons pas exposer, au systèmellercynio-carpalhien

Nous pouvons voir à la gauche de celle ligne, en re-gardant Ienord-ouesl, ou sur la pente ouest quelle dé-termine , sécouler dans lOcéan et la Manche la plusgrande partie des cours deau qui arrosent notre ter-ritoire. Ils se réunissent surtout dans trois grands bas-sins: ceux de la Garonne , de la Loire et de la Seine ;ou bien, naissant en dehors de ces trois grands bassins,sécoulent par les bassins moindres de lAdour ausud-ouest, de la Charente et autres petits fleuves, entrelouverture du bassin d<i la Loire et celle du bassin dela Garonne ; de la Vilaine , du Rlavel, de lAulne , entrelouverture du bassin de la Loire et celle du bassin dela Seine ; puis, au nord de ce dernier, par divers au-tres petits fleuves, notamment la Somme.lJn quatrièmegrand lleuve naît sur le même côté de la ligne, et sé-coule vers la mer du Nord : cest le Rhin qui nous sé-pare de lAllemagne , et vers lequel descendent beau-coup de cours deau, qui naissent sur notre territoire.Entre le bassin du Rhin cl celui de la Somme, le bassinde lEscaut verse ses eaux comme le Rhin dans la mer du Nord .

Sur le revers de la ligne, lKbre, en Espagne ; leRhône , en Suisse et en France ; entre eux, divers petitsMeuves, comme lAude , lHérault ; le, en Italie ;et entre lui et le Rhône , le Yar, portent leurs eauxdans une direction contraire, cest-à-dire à la Médi­ terranée . Le Danube se hâte, à travers mille lenteurscl par un cours beaucoup plus étendu quaucun deccs Meuves, vers la mer Noire .

§ 2. Versant océanique , ou nord-ouest , Océan , Manche ,mer du Nord.

Nous avons donc, ouverts sur lOcéan, quatre bas-sins de premier ordre, dont trois appartiennent en to-talité à notre territoire, cl un ne lui appartient quenpartie : ce sont les bassins delà Garonne , de la Loire ,de la Seine cl du Rhin . En grand nombre de bassinsbeaucoup moins étendus cl quon nomme côtiers, ouileur pente du même côté. On distingue parmi eux ,

ceux de 1 Adour, de la Charente , de la Vilaine , duJt lacet, de Y J aine, de la Somme , de P Escaut. Nousallons décrire chacun de ces bassins, en commençantpar le Midi .

d. Adouh. Le bassin côtier de l'Adour est borné, an sud, par les basseset liantes lyrenées ; à lest, par le rameau de ces montagnes, qui portesou nom ; au nord, par les élévations sud des landes de Gascogne. I.cfleuve lui-même prend naissance au Tourinalet, dans les Pyrénées , se pré-cipite, après quelques lieues de cours, en une cascade denviron cent pieds ;arrose presque toujours un pays fertile, et, devenu navigable à 27 lieues deson embouchure, se jelle dans lOcéan , après un cours circulairede 70 lieues (à une lieue au-dessus de llayonne). Ses principaux af-fluents sont, à droite, la Midonzc; à gauche, le Gabas, le Luy, le gavede Pau, grossi du gave dOIéron, la Bidouze et la Nive. Cest un lleuvetorrentueux comme presque tous ses affluents, à craindre lors de la fontedes neiges. Il suivait autrefois un autre chemin et se jetait dans la merà huit lieues au sud de son embouchure actuelle. Quelques petits lacsmarquent son ancien lit.

2. Landes . Un petit bassin côtier, commun à plusieurs cours, dont leseul qui mérite délre cilé est la l.eyre, sétend au nord du bassin delAdour, et occupe les landes de Gascogne.

3. Garonne . Le bassin de la Garonne a pour bornes, au sud, la partiedes Pyrénées , à droite des monts de lAdour; à lest, les monts de lAr-riège, les monlagncs Noires, les Cevennes méridionales jusquà la Lozère ,et les monts de la Margcride; au nord, les monls dAuvergne , Odouze,Jargeau, et les reliefs de terrains qui le séparent de celui de la Charente ;à louest, les pentes orientales des Landes et le bassin de lAdour. Le fleuvelui-même nuit au fond de la vallée espagnole dAran à la montagne dePlaine-lleret, et entre en France après 10 lieues de cours. La Nestc, laLonge, la Touch, la Save, la Gimonc, le Hais ou lArrast, le Gers , UBaise, le Giron, toutes petites rivières parmi lesquelles la Baïse est seulenavigable, viennent successivement la grossir de leurs eaux sur la gauche.Celles qui se jettent à sa droite, à part le Salat et autres petits coursquelle reçoit (labord, sont bien plus considérable. Ce sont successive-ment îlArriège , sorti des Pyrénées et grossi de lAslon, de la Vic-Dcssos,de la Leze, à gauche; du Crieu, du Lers, de la llixe, à droite; le Tarn ,qui naît au sud du mont Lozère et reçoit les tributs de la Dourbie, de laRance, de lAgout, à sa gauche; du Tescou, de lAveyron , à sa droite;celui-ci augmenté lui-même de plusieurs petits cours, entre autresduViaur;Le Lot qui, frère du Tarn , sen sépare pour couler un peu plus au nordet recueillir la Truyère et la Selle, tilles des monts dAuvergne : Le IJropt,qui nest pas navigable; la Dordogne , enfin, descendue du Mont Dore , etaugmentée, à gauche, de la Maronne, de la Cère, de lAIzon, du Céon ;à droite, delaVézèrc, qui reçoit elle-même la Corrèze ; de l'isle, grossie dela liante-Vezère , à gauche et à droite de la Dronne, dont la Nizonnc estun affluent. Après sa réunion à cette importante rivière, la Garonne prendle nom de Gironde , et à 18 lieues de, ou 135 myriamètres environ desa source, se jelle dans lOcéan par une ouverture large de4,000 mètres.

Devenue llottable à son entrée en France , puis navigable un peu au-des-sous du conlluent de la Longe (à Cazères, llaute-Garonnc), elle présente,après avoir reçu le Dropt (devant Bordeaux ), et meme avant cette ville,un immense volume deau que le flux élève de II à 18 pieds. La marée estencore beaucoup plus sensible dans la Dordogne , la barre quelle formeprend le nom de Mascaret, et est parfois terrible. Une suite diles et debancs de sable sélèvent dans la Gironde , dont les rives sécartent uu peuavant son embouchure à une distance de 40 mille pieds.

4- Charente . Les hauteurs qui lient les monts Jargeau et autres pro-longements des monls dAuvergne , au plateau de Gatine, le reversouestde ce même plateau, bornent, à lest, le bassin côtier de la Charente etdantres petits cours deau qui se jettent directement dans lOcéan. Ses li-mites, au sud, sont formées par ceux des prolongements des monts pré-cités, qui le séparent du bassin de la Garonne. La Charente prend naissanceprès du village de Chéronac (département de la Haute-Vienne ), descenddabord an midi, puis tourne à lest, à travers des sinuosités sans nombre, etsejette dans lOcéan, vis-à-vis de lîlc dOIéron, après un cours de 80 lieues.Lu Boutonne, à droite ; à gauche, ta Bonnicure, que grossit, dansiezgrandes eaux, la Tardouèzc, remarquable par ses grottes; la, laSeugne, sont ses principaux affluents. La Sèvre-Niorlaiso, dont le coursest denviron 30 lieues, prend naissance, un peu au sud, dans les hauteursde Gatine, nest séparée du bassin de la Charente , au midi, que par undos de pays peu élevé, et débouche vis-à-vis lextrémité sud de File de lié,après avoir reçu, entres autre affluents, et sur sa droite, la Vendée . Deamarécages avoisinent toute sa partie basse.

5. Loire . Le bassin de ta l.oirc est le plus considérable de tous ceuxqui nous appartiennent en totalité. Les revers ouest des monts de la Mar-geride, dAuvergne avec leurs prolongements et du plateau de Gatine, lecirconscrivent au midi et à lonesl; les montsdu Vivarais , du Lyonnais, duCharolais, à lest; la chaîne du Morvan, la forêt et le plateau dOrléans ,les monts du Maine et de Normandie , elles hauteurs qui les lient avecle plateau dOrléans , au nord; une branche des collines de la Bretagne lesépare au nord-ouest du bassin côtier de la Vilaine .

La Loire naît au Gerbicr des Joncs, commencement du Vivarais , couledabord entre la branche est et la branche centrale des Cevennes septen-trionales, par conséquent droit au nord; puis, après avoir franchi lex-trémité de la branche centrale, tourne au nord-ouest, gagne le plateaudOrléans , et de descend à peu près droit à louest. Ses affluents dedroite sont peu importants : ce sont le Sornin , la llecouee, la llourbince,YArroux, Y Aron, la Nièvre , la ilrenne, YAutivn. La Maine est plusconsidérable : elle est formée de trois rivières assez importantes, à savoir :Le Loir , grossi de la C.onie, de lOzanne, de la liraye; la Saillie, aug-mentée de l'Orne , dcllluisne et autres ; la Mayenne , dont 1rs affluentsprincipaux sont la Varenne au nord, ellOdon, près de sou continent avecla Saillie; YErdre est, sur la droite, le dernier affluent de la Loire , qui

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