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La France géographique, industrielle et historique générale et départementale / précédée de notions sur la géographie universelle et comparée avec les autres états de l'Europe par G. Heck ... avec texte de Léon Plée ...
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INTRODUCTION.

mérite d'être mentionné. Les affluents de gauche ont presque tous un coursplus étendu. Le premier, car on peut ne compter ni lAnce , ni lAix, nila Iièbrc t le premier est lAilier. Celle rivière remarquable, prend nais-sance (au Tillage de Chabnllier), entre la Margoride et la Lozère , plus ausud même que la Loire , coule à louest des monts du Velay et du Curez,reçoit sur sa droite la Dore, et sur sa gauche, lAlagnon, la Creuse , lelîedat, la Morgc, la Sioule, tous petits cours descendus des monts dAu-vergne, et joint la Loire à lextrémité des monts de la Madeleine (au bec(l'Ailier, à une lieue et demie au-dessous de Nevers ), après un cours den-viron 80 lieues. Le second, après le Cusson et le lleuvron, dont les litssont accompagnés dune foule détangs, esllc Cher; celui-ci prend sa sourceau hameau du Cher (departement du la Creuse , arrondissement dAubus-son, canton de Croeq ), dans un pays à la fois montagneux et semé dé-tangs, ù la base nord des ramifications nord-est des monts Dôme. Aprèsavoir reçu, à droite, l'Aumance, lAuron, lYvrelte, la Sauldre, grossiede la lîere et à gauche, PArnon , il se jette dans le fleuve vis-à-vis Saint-Mars (Indre-et-Loire ). Son cours est aussi denviron 80 lieues, dont 19de navigation et 50 de flottage. Le troisième est lIndre , dont le cours estbien moins étendu et qui na point d'aflluents remarquables. Le quatrièmeest la Vienne , presquaussi importante que lAilier; elle naît près delOdouie, se porte dabord vers louest , puis reprend droit au nord, et,inclinant une seconde fois à louest, se réunit à la Loire ( entre Chinon et Saumur , Indre-et-Loire et Maine-et-Loire ). Elle a pour affluents prin-cipaux, à droite, le Thorion, la Creuse , née non loin delle, el grossie dela Petite-Creuse, de la llouzanne, de la Claisc, de la Sedelle et de laGarlempe; à gauche, leClain, augmenté de 1a Dire, de la Venue, delAuzance. Les autres affluents de gauche de la Loire nont plus autantd'importance ; il faut pourtant distinguer, à louest de la Vienne , et suc-cessivement, la'ihouet, grossie de lArgcnlon, le Layon, dont le cours estdes plus sinueux ; la Sèvrc-Nantaise, augmentée de la Maine ; enfinl'Achenau , qui sort du lac de Grand-Lieu (n° 10), se jettent la Bou-logne et lOgnon .

La Loire compte en tout à peu près deux cent vingt lieues de cours; sonembouchure est obstruée par des alluvions. Devant Mantes , à douze lieuesde lOcéan, la marée nélève pas scs eaux de plus de 5 pieds.

G. Vilaine. 7. Blatet. 8. Aulne. 9. Manche. Les munis Menez aunord, et à Iesl celles de leurs ramifications qui déterminent le bassin de laLoire, circonscrivent le bassin de la Vilaine. Des reliefs peu élevés le sé-parent à louest du bassin côtier du Blavet. Celte petite rivière sinueusenaît à lextrémité est des Menez (à Juvigné, llle-el-V ïlaiiie), reçoit à gauchela Seiche, le Sannon, le Cher, le Don, lisac; ù droite lOusl, grossi de laLie et de la Due, et se jette dans le Morbihan , après un cours de 45 lieues.Le bassin contigu du Blavet.el de Ville a pour bornes à lest les MontagnesMoires; celui AeVstulne est compris entre ces hauteurs et les montagnesdArrées. Au nord de celles-ci, des Menez et de la série de hauteurs qui vafinir au cap de la Dogue, on peut tracer un bassin commun dont les petitscours du Tricu, de lArguenon, de la ltance, du Coucsnon, de la Sée, dela Sienne , etc., suivent les pentes pour se rendre à la Manche . Les unes etles attires nont quune très petite partie navigable. Leur bassin peut pren-dre le nom de Bassin côtier Uc la Manche.

10. Seine . Le Bassin de ta Seine est limité au sud par les hauteurs quiforment le faîte nord du bassin de lu Loire , à lest pur la Côte-dOr , le hautplateau de Langres, lArgonne et l'Ardenne ; au nord par une suite de col-lines crayeuses qui le séparent des bassins côtiers de lEscaut et de laSomme , et finissent à lextrémité nord-est du golfe de la Seine .

Ce fleuve a sa source au mont Tasselol, dans la Côte-dOr , coule dabordnu nord-ouest jusquà ce quil soit devenu bien navigable après avoir reçulAube, puis incline au sud-ouest, el après sétre grossi de lYonne , reprendsa direction primitive, pour aller se jeter dans la Manche , à lextrémiténord-ouest du golfe de son nom.

La Seine , surtout depuis sa réunion avec lYonne est très sinueuse, etcompte environ 170 lieues de cours total. La marée se fait sentir a\cc beau-coup de force jusquà 20 lieues de son embouchure, cl produit une barreredoutable qui remonte jusquau-dessus de Rouen . Les principaux af-fluents de ce beau fleuve sont, ù droite: lOnrcc, lAube, grossie de lAujon,la Marne , qui reçoit les tributs du Rognon , delà Saulx , de la lllaise , delOrnain, de lOurcq et du Grand-Morin; lOise augmentée de la Serre , de laLutte, de lAisne , qui est grossi lui-mémc de lAire, dclaSuippe, de la Vête;enfin lEpte , iAndelle moins considérables ; à gauche lYonne qui a pourtributaires la Cusre , lArmançon grossi du Serein eide lArmance, et laVanne; le Loing se jette lOuanne, lEssonne , lOrge , lEure augmentéede la Voissc, de lAire et de lYlon ; la Bille, unie au Charenton .

Nous comprenons dans le bassin de la Seine une suite de petits coursqui naissent au bas des monts de Normandie el se jettent dans le golfe dufleuve. On remarque parmi eux, en commençant par test, la Touque, laDire, lOrne , le plus considérable de tous, la Seule, lu Vire .

11. Somme. ( Jaillit. l 'anche, etc.) La Somme naît ( ù Fond, Sommedepartement de lAisne) sur le revers des collines qui s. parent son bassin decelui de la Seine , et se jette dans la Manche après un cours de 45 lieues,dont 24 de navigation. On peut citer parmi ses affluents lArve el la Selle.En prenant pour limites les collines précitées et les hauteurs qui bornentau sml-ouesl le bassin de lEscaut ; on peut tracer un bassin commun dontla Béthune, la Bresle , au sud de lu Somme , lAulhie et la Candie, au nord,suivent les pentes pour se jeter dans la Manche supérieure.

12. Escaut. LEscaut, qui se rend dans la mer du Nord , après un coursde 86 à 90 lieues, a sa source en France , à lextrémité sud-est du bassinde la Somme, reçoit quelques cours deau nés sur notre territoire et dontles seuls remarquables affluent vers sa rive gauche ce sont: la Sensée ,au-dessus de laquelle il devient navigable; la Scarpe, navigable pour lespetits bateaux et qui le joint encore sur notre territoire ; la Lys aussi navi-gable et grossie en France de la Save et de la Deuie.

LIser naît sur notre territoire au nord de la Lys et se rend dans la mer du Nord après un cours peu considérable.

13. Rmn rr Meuse . Le Rhin prend sa source sur les pentes nord duSainl-Golhard , dans les Alpes helvétiques, se dirige dabord au nord-est àtravers 1rs hautes vallée» de» Alpes centrales, puis tourne droit au nord, se

grossit de lIll suisse , el, devenu navigable tombe dans le lac de Constance (1) viennent aussi affluer plusieurs rivières moindres. Ilest censé traverser celac du sud-est au nord-ouest; peu après sa sortie, descendu légèrement versle sud, il se précipite à SchalThouse par une chute fameuse, el, après avoir reçula Tlmr, reprend sa course à louest ; il se grossit alorsde lAar , rivière assezconsidérable par le nombre de ses affluents et le volume de ses eaux, formela limite sud de la Forêt-Noire , el un peu au-dessus de sa réunion avec laWièse , sépare notre territoire de la Suisse , puis en tournant tout-à-fail. aumn d, de la Bade. Plusieurs petits cours nés dans les Vosges viennent syjeter; ce sont : la Zorn, la Moder, la Lauler, mais aucun négale lUI, na-vigable, sortie des pentes sud-est cxlrèmesdu Jura, el quil reçoit avant eux,un peu au-dessus de Strasbourg . Beaucoup plus haut el hors de France ,la Moselle lui apporte son tribut. Elle est née dans les pentes sud-ouestextrêmes des Vosges , sest grossie, sur notre territoire, du Motion de la Malli,de lOrnes à sa droite, à sa gauche de la Meurlhe augmentée de la Morta-gne et de la Vezouze, nées sur les pentes ouest des Vosges , de la Seille, ethors de notre territoire, de la Sarre, qui nous appartient en partie», et areçu la Nied ù quelques lieues de notre frontière. Enfin, la Meuse vientmêler quelques unes de scs eaux à celles du Rhin vers leurs embouchures ;ce fleuve, dont le bassin est dabord séparé de celui du Rhin par les prolon-gements du liant plateau de Langres, le Hohc-Vecn, el l'Eifel naît sur lespentes nord ouest du plateau de Langres, côtoie lArgonne , lArdenne , etsort de noire territoire sans avoir reçu aucun cours deau remarquable nià droite, ni à gauche, circonstance quexplique lexcessif rapprochementdes parois de son bassin, borné dabord, en quelque sorte à une seule lon-gue vallée. Hors de France , il reçoit la Sambre née sur notre territoire àquelques lieues à louest de l'Escaut.

, Divers fleuves descendent à la gauche de la ligne de faite européennevers la Méditerranée ; mais un icul, le Rhône , parmi ceux qui nous appar-tiennent est considérable. Nous allons néanmoins les examiner à partir dusud-ouest.

S 3. Versant méditerranéen ou sud-est.

14. Aude , Hérault . Les Basses-lyrénées, lés monts de lAriègc,lcsMontagnes-Noires et les ramifications orientales de lEspinouse déterminentun petit bassin côtier commun que suivent, pour se rendre dans le golfe du Lion , les petits cours du Tech, de la Tel, de lAgly et le petit fleuve delAude qui sort de létang de lAude ; lOrb et le Hérault qui sont tribu-taires du même golfe, ont leur bassin marqué à louest el au sud, par la par-tie lu plus méridionale des Revenue», avec les ramifications qui les séparentde lAude , à lest par des ramifications qui les séparent du bassin du Rhône .La Vidourle, qui a sa source près de celle de lHérault , débouche très peu àlouest du Delta du Rhône.

15. Rhône . Le Bassin du llhône appartient presque en totalité à notreterritoire; il est entouré, à partir de la Méditerranée et de lest, par lespentes nord des monts des Maures et dEsterels , les Alpes maritimes-tiennes, grecques, pennines, suisses et bernoises, le Joral, le Jura , les Fau­ cilles , le plateau de Langres , la Côte-dOr , le Charolais, le Lyonnais , leYivarais el les ramifications orientales de la partie la plus au nord des-vennes méridionales.

Le Rhône a sa source au pied des glacigrs du mont Fourca , non loin decelles du Rhin ; il descend dabord au suri, remonte au nord, se jette dansle lac de Genève (2), le traverse du nord-est au sml-ouesl, reçoit lArve ù sasortie et devient navigable; alors il descend au sud-ouest et entre snrnotreterritoire à lexlrémilé sud du Jura (quelques lieues à Test de Sainl-Dizier).Bientôt il retourne au nord-ouest, puis à louest; mais après avoir reçu sursa droite lAin , puis la majestueuse et lente Saône , née sur les pentes suddes Faucilles et grossie de la Lanterne, de TArmunce, de la Tille, delOignon, du Doubs , bien plus considérable, de la Grone , de la Seille, de laVeyle, descend à peu près droit au sud. Les principaux affluents se trouventalors sur sa gauche et descendent des Alpes . Ce sont, sans parler de la-sonne, du Dolon et autres : le sauvage Isère , grossi des cours torrentueux delArc, du Drac el de la Romanche; la Drôme torrentueuse aussi, mais moinsimportante ; puis après divers gros ruisseaux, comme la Sèze, la Luigucs,la Lonvèzc et la Nesquc; la Durance, redoutable à la fonte des neiges el néeau pied du mont Genèvre . Parmi les affluents de droite, le Hier, le Doux,TErieux, mais surtout lArdèche et le Gard sont à remarquer. Le Rhône ,excessivement rapide jusquau cours de la Drôme , commence à se ralentirau-dessus de celle rivière; et à lapproche de la Méditerranée , il se divise enplusieurs bras, dont quatre principaux, et forme entre scs divisions et lamer, Tile, ou plutôt les îles de la Camargue .

16. Augens, Vaii, Couse. Les monts des Maures et dEsterels forment,avec leurs ramifications, un petit bassin côtier que sillonnent les petitscours de T Argon», de la Veaune,des Gapeaux. Le Var , qui descend àTest de ce bassin, est le dernier cours qui appartienne encore, au moinsni partie, à notre territoire.

Lile du Corse peut se diviser en unassez grand nombre de petits bassins; lesplus considérables sont ceux du Tnvigagno et du Golo, ouverts à lorient, duVulinco, du Taravo, de la Gravona, du Liamone el du Fango, ouverts àlouest. Aucun de ces cours nest navigable; plusieurs élangs se montrentdailleurs sur la côte ouest, ils sont salés el très poissonneux. On remai quecelui de Bigaglia, long de plus de 40 mille pieds (un myriamèlre et 3 ki-lomètres.)

§ 4. Lacs , Étangs.

La Fi ance na quun lac proprement dit, cest celui deGrandlieu (10) qui, formé des petites rivières de l gnon , de la Boulogne, du Tenu, el autres, se déchargedans la Loire par lAclicnau, et auquel on donne deuxlieues el demie de longueur sur deux environ de lar-geur; mais il existe sur nos côtes océaniques sud-ouest, el sur les côtes méditerranéennes de grands