INTRODUCTION.
XLIX
Soies grèges
30,000,000
Coton
150,000,000
Laines
05,000,000
Vins
100,000,000
Suif
21,000,000
Indigo
28,000,000
Sel
17,000,000
Les chiffres du commerce d'exportation donnent une, idée, del'immense industrie anglaise dont les cotons sont le point cul-minant. Les fabriques anglaises consomment annuellement1 50,000,000 de kilogrammes île cette matière, tandis que laFrance n’eu consomme que 40,000,000, les Etats-Unis 18 , 000 , 000 ,l’Europe centrale 17,000,000. Manchester seul en consomme00,000,000. Vienuenteusuite les laines et lainages, les soieries, laquincaillerie, l'industrie métallurgique. Les mines de fer, de cui-vre, d’étain et de plomb, les vastes dépôts de houille et d'ardoiseoccupent un nombre considérable d’ouvriers. ( Vov. pageXLlY. )
L'extraction annuelle de la houille est de 9, 000,000 de tonneaux,celle du fer de 275,000 tonneaux, celle de l’étain de 5,000, celle duplomb de 15,000. On acalculéquc le seul bassin houillcr de New-castle pourrait fournir annuellement et pendant dix siècles3,000,000 mètres cubes de houille. Le bassin de W'ear, dans lecomté de Durham , en a fourni dans un an jusqu’à 30,000,000 dequintaux qui sont sortis par le poil de Sundrrland. La mine decuivre du mont l'arrys dans l’ile d'Anglesey, présente un lilon d'uneépaisseur de 00 pieds. Les houillères des environs deAVilhehaveu,dans le Cumberland, s’étendent jusqu'à mille mètres au-dessousdu niveau de la mer. Enfin les seules mines exploitées dans lecomté de Cornouailles , rapportent une somme annuelle de10,000,000 de francs, et l’épuisement quotidien des eaux qui sur-gissent dans ces mines exige une force de 50,000 chevaux, ou de300,000 hommes , fournie par un nombre variable de machines àvapeur.
Comme chiffres curieux de l'industrie anglaise, nous ajouteronspar exemple : que les 2,500,000 moutons ducomté de Lincoln four-nissent, bon ou mal an, 11 , 000,000 de kilog. de laines; que Glou-cester et ses environs " ' 25,000,000 IV.
d’épingles, et que tout le comté de ce nom fait aussi annuellement200,000 quintaux de fromage; que Manchester renferme 325 ma-chines à vapeur; qu’il s’est vendu à Maidston , dans le comté deKent, en 1827 , pour 3,000,000 livres sterling ou 75,000,000 IV.de houblon anglais et exotique ; colin que la lubrique de gants de.Worcesler a employé en 1829 île 14 à 15,000,000 de peaux d’a-gneaux.
Voici d’ailleurs le tableau résumé des richesses du ltoyaume-Unien 1832, d’après un habile statisticien (1) ; les richesses sont éva-luées en livres sterling, et les pays vassaux de la compagnie desIndes ne sont pas inventoriés.
Population.
lVopi’iitli'R |ml)l.LiV. 81.
Protmplé* jiurt'c.Liv. «1
Total «1,., ,.m|).Liv. al.
24,271,758
103,800,000
3,575,700,000
3,079,500,000
I’osscs* europ.
247,701
7,300,000
19,815,094
27,115,094
Amériq. du N.
911,229
2,933,831
59,107,135
02,100,900
Indes - Occid.
733,017
3,853,000
127,199,424
131,052,424
1,034,040
3,733,732
23,770,449
27,510,181
154,030
.1,420,025
5,017,733
0,444,358
39,085
140,000
2,545,000
2,085,000
Indes-Orient.
89,577,200
15,529,243
1,595,548,111
1,011,077,354
Totaux.
110,909,278
138,710,431
5,408,708,940
5,547,485,377
L’auteur ajoute que le capital général a drt s’élever depuis 1832jusqu’à 1840 de 5,547,485,377 liv. st. à 7,000,000,000,c’est-à-dire175 milliards de francs. Or, en admettant que la population fut de120 millions seulement, il en résulterait que chaque individu del’empire britannique aurait, tout compté, en propriété publique ouparticulière, la somme de 1,478 l’r. Or , en calculant que les pro-priétés rendraient 3 1|2 du cent par an , chaque individu aurait enrevenu public et particulier la somme de 51 IV. lîst-ce la peine d’a-voir conquis un sixième du globe et accumulé sur la tête de l’An-gleterre. une dette de. 20 milliards ?
Tableau des principales villes commerciales du Royaume-Uni . j
A. ANGLETERRE. j
Lomuiks ( sur la Tamise ). — 1,474,000hab., 8,000 rues ou pla-ces. Centre du commerce anglais ; 154 caisses d’épargne ou de pré-voyance, 40 compagnies d’assurance, 07 journaux, 32 clubs en rela-tion de commerce avec tous les points du globe, et en communica-tions régulières par paquebots avec Calais , Boulogne , Dieppe , leHavre, Ostemle. la Hollande, Hambourg , Ramsgate , Margate,Gra - ;vesend, Edimbourg , Jersey , Guernesey , Lisbonne,Gibraltar et la ;Méditerranée, le Bi'ésil, la Jamaïque .
Manchester (sur ilrwell). — 271,000 liai). 30,000 métiers à co- jton ou soie, 300 machines à vapeur ; le centre du commerce et del’industrie cotonnière de la Grande-Bretagne.
LiviïM>ooi,,porl de Manchester {sur leftlersey).— Seconde place ;de commerce, du monde. Doks recouvrant 50 hectares et recevantannuellement 30,000 vaisseaux. Construelionen grand de navires;pèche en grand de la morue, l'opul. 190,000 h.
Birmingham . — 147,000 hab. Fabrique immense d’armes, bi- ;jouterie, quincaillerie line et grossière, construction de machines !à vapeur.
Lkiîds. — 123,000 hab. Filatures de laine et fabriques de draps;un des plus grands marchés du monde pour ces articles.
Bristol (sur T Avon). — 104,000 hab. Un des quatre grandsports. Forges et fonderies, vaisseaux.
Newcastle (sur la Tyne ). — 00,000 hab. Marine de 200,000 ton-neaux ; exporte annuellement 50,000,000 quintaux métriques decharbon de. terre; grande fabrique de meules, acier, couleurs,bouteilles, encres, chaises et tables de fer.
Siieitiei.d. — 90,000 hab. Placage, coutellerie, quincaillerie.Nonwicu (sur l'Yare). — 55,000 hab. Drap» et lainages. i
Portsmouth . — 40,000 liai). Fort militaire et commerçant. j
Hum _ 15,000 liai). Un des grands ports et une des places les
plus commerçantes, l’êche de. la haleine.
Goviïntry. — 30,000 liai). Passementeries, rubans de soie.
Kxeter. — 30,000 liai). Draps, lainages, serges.
Nottinguam. — 50,000 hab. Principal entrepôt pour les draps ,laines, cotons, deulelles, faïences, bières et moutardes.
Southami’ton. —13,000 liai). Commerce des vins de France .Worcester. — 18,000 liai). Ganterie de peaux. — Pensance(Cornwall ). 7,000 liai). Etain , cuivre, sardines. Toutes ces villessont liées et reliées par des canaux, des routes et des chemins defer.
Pi.vmoutii. — 75,000 hab. Port militaire important.
B. ECOSSE. i
Eimmoiiin;. — Capitale avec 102,000 hab. Grand commerce de Jdétail, banque, etc. j
Gi.ascow (sur IcClyde). — 200,000 liai). Première ville de coin- 'nierce de l’Ecosse , négoce avec les Indes. Filature de coton d’E cosse , plantes exotiques, etc.
Paisley. —50,000 hab. Fabriques de soie, distilleries, fonderies.Dundee. — 30,000 hab. Port excellent, bières, aies, etc. i
Aheudeen. — 35,000 hab. Fabrique de cotons, lins; pêche de labaleine, etc.
Duiii.in. — Capitale avec 300,000 liai). Immense commerce de,détail, peu de fabriques. i
Cork . — 107,000 bah.. Approvisionne, de bœuf salé presque |toute la marine britannique ; toiles à voiles, bœuf, cochons, peaux, isuif, beurre. !
Limeiiick. •— 00,000 hab. Grand entrepôt de bit*, bœuf salé, jbeurre, suif, charbons. !
Belfast . — 37,000 hab. Exportation considérable aux Indes-Orientales de denrées anglaises; toiles, et cotons. j
\\ ATEiiKoiii). — 35,000 hab. Viandes salées, bœufs, peaux, suif, |beurre. Pèche de la Terre-Neuve.
Galway.— 28,000 liai). Grains, soudes; saunions, harengs; toi-les et llanelles. Port vaste mais peu profond. i
WiNi’oitn. — 9,000 hab. Commerce considérable avec les navi-res suédois , hollandais et russes . |
D. ILES.
Saint- Helier (Jersey ). — 10,000 liai). Grand commerce avec la
(1) M. de Pcblcr.