INTRODUCTION.
LI
haut dogrd de prospérité. 11 ne manque. ù son association que desports: Hambourg qui vient d’accéder n’est pas suffisant. I.e jour desreprésailles pour ce commerce est arrivé. I.e commerce français etle commerce anglais l'ont déjà appris à leurs dépens, le. derniersurtout, fit) lleuves ou rivières navigables, plusieurs chemins defer en activité ou en construction, quelques canaux, des produc-tions territoriales très variées , une industrie plus solide que bril-lante, voilà plusqu’il n’en faut pour que, grâce à la coalition alle mande , l’Allemagne saisisse dans le monde commercial le rangqui lui appartient.
Les principaux articles du commerce extérieur de l’Associationsont : les laines et toiles de Silésie, les poteries, porcelaines et lai-nages de Saxe , de Berlin ; les sucres raffinés de Hambourg , laquincaillerie line de. Nuremberg et antres villes, les cuirs et maro-quins de beaucoup de localités, le tabac , les ouvrages en bois eten paille, les livres, caries et lithographies; les cotonnades etdcntellesde la Lusace ; les bestiaux, les planches de sapin, les pier-res lithographiques de la Bavière , etc., etc. Ajoutez à cela des pro-duitsmétallurgiques très variés enl‘rus.se,en Saxe , en Bavière , enHanovre , en Wurtemberg. Nous nous contenterons de parler icide ceux de Prusse .
On évaluait naguère le produit net et total annuel des mines dece pays à -1,500,000 florins.
Voici comment se répartissait cette richesse minérale.
Cuivre
10,000 quintaux
Plomb et ülluirge
59,000
Fer brut
12,318,783
Cobalt
2,000
Calamine
'68,525
Arsenic
3,712
Manganèse
700
Sel
1,197,000
Alun
G,189
Salpêtre
2,110
Charbon de. terre
9,320,000 boisseaux
Tourbe
75,000 carreaux
27,000 florins
Enfin, un statisticien de Koenigsberg évaluait à 373,178,000 florinslo revenu annuel et total de l’industrie prussienne.
Sur celte somme, l’agriculture était pour lS9,9fi-i,500 florins ;l’élève, des bestiaux, leurs produits bruts et ouvrés montait à126,500,000 florins; l’industrie des bois à 10,500,000 florins; l'in-dustrie métallurgique à -1,500,000; la pèche et ses tenants rappor-taient 1,00-1,000 florins ; la chasse 2,005,000.
Enfin, la Prusse, exportait pour 37,071,201 florins de produits (letoute espèce, et en recevait pour 31,710,895. La balance en sa fa-veur était de 3,103,300 florins.
L’Autriche est eu arrière des autres grandes puissances sous lerapport commercial ; tout son commerce général intérieur équivautà peine à 80 ou 90,000,000 par année. Elle vient en réponse à l’As-sociation allemande , d’anéantir toutes ses lignes de douanes inté-rieures et de les reporter sur scs frontières; elle lient espérerbeaucoup de ce changement.
L’agriculture est très riche, l’habitant vit facilement ; les minessont en général entre les mains du gouvernement et font une par-tie de son revenu. Car l’Autriche est surtout riche par ses mines ;elle possède, de. tous les métaux , excepté le platine. On trouvedans la Transylvanie les plus riches mines d’or de l’Europe , lesmines d’argent de la Hongrie septentrionale fournissent continuel-lement de. fortes sommes. Le cuivre abonde dans la Hongrie méri-dionale: chaque année il sort des mines de Bohème 3,000 quintauxd’un étain qui vaut celui de Cornouailles . Le plomb et la calaminese rencontrent dans la Styrie , la Carinlhie cl d’autres provinces.Les mines de sel de la Galicie valent celles de la Lorraine ; le 1er ]delà Lombardie égale celui de Suède . Voici comment se répartit 'la valeur totale des exploitations en quintaux.
Or
24
Fer
1,682,000
Argent
480
Cinabre
1,800
Cuivre
55,000
9,400
Elain
5,500
Calamine
0,900
Plomb
70,000
Antimoine
6,000
Mercure de Fcioul
5,210
Bismuth
700
Arsenic 220 Sel 6,000,000
Alun 8,100 Houille 1,200,000
Valeur totale, 81 à 100 millions
Quoique séparée de la Belgique , quoique déchue de son an-cienne splendeur , quoique privée de l’empire des mers, la Hol-lande est encore une puissance commerciale ; ses magnifiques co-lonies océaniennes , tous les jours améliorées , fournissent la ma-jeure partie des denrées coloniales consommécspar l’Allemagne , etpar sa position elle est l’entrepôt de tout ce que les Etats de la Con fédération font venir par l'Océan. Les capitaux de ses banquiers ,de ses armateurs, commanditent encore une vaste pèche et alimen-tent une partie de l'industrie, belge . Rotterdam et Amsterdam re-çoivent encore, bon ou mal au, à eux deux 7,500 navires.
La Belgique est plutôt nue puissance industrielle qu’une puis-sance commerciale. On peut la comparer, sous le rapport du dé-veloppement industriel, à l’Angleterre. Le commerce, extérieur yest presqu’aussi actif et rapide ; c’est une Angleterre dans de peti-tes proportions, remplaçant la force par la ruse, les conquêtes co-loniales parles vols industriels. La Belgique commence d’ailleursà avoir une certaine marine marchande, puisque le nombre totalde ses navires jaugeait en janvier 1811 la somme de 22,031 ton-neaux ; elle avait à cette époque 7 bateaux à vapeur, dont 3 fai-saient le trajet entre Anvers et Londres .
g. DANEMARCK.
Le Danrmarck est une puissance commerciale des plus intéres-sante; c’est la petite commissionnaire du monde entier; ses vais-seaux marchands se rencontrent sur tous les points du globe : ha-bileté, probité, bas prix, voilà la devise de ses capitaines. C’estY Auvergne du commerce universel de commission. 15,000 naviresenviron paient les péages dans ses eaux.
L'Espagne , qui a eu de bons jours commerciaux , n’a aujour-d’hui qu’un commerce passif; sou alliance peut faire pencher labalance commerciale du côté de l’Angleterre ou du côté de laFrance . Les Anglais font tout pour s'emparer de ses marchés etpour en chasser nos provinces du midi. Il y a là 8,000,000 d’hom-mes à habiller, à fournir de toutes sortes d’objets manufacturés;c’est un magnifique corps à exploiter. L’Angleterre ne négligerien pour cela , et a déjà réussi sur plusieurs points. Tout le com-merce spécial et l’industrie de l’Espagne peuvent s’évaluer à300,000,000 dans une bonne année.
Le Portugal exporte chaque année pour 50,000,000 de vins,5,000,000 d’oranges, citrons, grenades et fruits secs; 3,000,000d’huile, 1,000,000 de sel; la traite des noirs, les produits de l’Afri que , alimentent encore sou commerce maritime, de même quel’importation des céréales, dont il lui faut tous les ans pour10,000,000 de francs.
Le principal commerce de la Suède consiste dans la vente desfers du pays qui passent pour les meilleurs d’Europe . C’est seule-ment depuis le seizième siècle, que les Suédois se livrent à cette fa-brication qui occupe seulement à l’extraction de. la mine 30,000 ou-vriers. Du reste, certaines prohibitions empêchent le commerceextérieur de la Suède , si bien placée pour en avotrun étendu. Lesvilles se divisent en slapelsladers et upslnders, selon qu’elles ontou qu’elles n’ont pas le droit de commercer avec les étrangers. Le.vin, le rhum et l’arack ne peuvent entrer qu’en fraude dans faplupart des ports. Somme toute, les importations de la Suède , sontestimées à une valeur annuelle de 35,000,000 lr.; ses exportationsà 25 , 000 , 000 . Le bois de construction, la résine, les écorces, lapotasse, les gants, le. lin, le chanvre, les pelleteries et fourrures,le cuivre, le fer, le hareng et les poissons secs sont les principauxarticles de ces exportations. On fabrique en Suède du drap , dutabac, des étoffes de soie et de coton, des toiles ; le pays renfermeun certain nombre de bonnes tanneries.
La Confédération suisse a un commerce actif en denrées et bes-tiaux , passif en objets industriels. Les bestiaux, les chevaux, les