1.11
INTRODUCTION.
cuirs, les peaux, la fromagerie,l’horlogerie, la droguerie, formentla base de ses exportations. ( Voy. Frontières du nord-est. )
L’exploitation des mines, les fabriques de poterie, sel, boites,ouvrages en paille, toiles, étoffes de coton , papiers, cuirs-maro-quins, composent l'industrie des Etats sardes, dont les exporta-tions égalent à peu près celles de la Suède .
Les céréales, les huiles, les soies, les vins, les sels, les cotonsbruts, les laines, les bestiaux, le soufre, sont les principales expor-tations des Dcux-Siciles; elles vendent aussi à l’extérieur une partiede leur récolte en blé, fruits, safran, gomme , résine, manne, etc.
Aucun Etat ne serait peut-être comparable à ce royaume sousle rapport des richesses territoriales. 11 ne lui manque que de l'in-
dustrie et de l’activité commerciale. Cependant Naples avec ses380,000 habitantsestpar sa population la cinquième ville de l'Eu rope et la septième pour le commerce.
Nous n’avons pas parlé du commerce de la Turquie. , pareequecet Etat n’a, pas pour ainsi dire, de commerce à lui. Les Francs , lesJuifs, les Arméniens sont à peu près les seuls possesseurs de toutle négoce qui se fait dans l’empire ottoman . L’industrie manufac-turière est nulle; Andrinoplr, Salonique , Itoutschouk ont seulesune certaine activité industrielle.
Le.s tapis, les maroquins, les soieries, lesarmes blanches, quel-ques étoffes de coton et de (il, les essences, voilà les setds objetsd’exportation avec des matières brutes comme les soies, le tabac ,les laines,les cuirs, la terre sigillée, les noix de Galle, les huiles ,le coton.
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(Voir N" il, la carte commerciale.)
SYSTÈME DES CHEMINS I)E 1ER.
Les chemins de fer étant destinés à opérer une révolution com-merciale dans le système intérieur européen , nous ajoutons unecomparaison dos lignes connues par lesdifférentes nations de l’Eu rope à la comparaison des forces positives.
La construction des chemins de. fer en France sur une grandeéchelle a été en quelque sorte ajournée. Elle sera subordonnée àdes considérations stratégiques de la plus haute importance; onespère aussi la mettre en rapport avec les progrès les plus récentsde la science de. la vapeur et de celle des chemins de fer eux-mê-mes. C’est reculer pour mieux franchir les difficultés. Rien dansle système qui sera exécuté ne sera abandonné aux hasards descirconstances. Le réseau des chemins sera mis en relation étroiteavec le système de canalisation exposé plus haut et avec la distri-bution géographique des grands centres d’industrie, de produc-tion minérale et les débouchés.
Cinq grandes lignes paraissent devoir être exécutées; ce sontles lignes :
1° De l’aris à la Méditerranée, joignant Lyon et Marseille , parMelun , Troyes , Cliâtillon, Dijon , Beatine, Chàlons-sur-Saône,Mâcon , Villefranche , Lyon , Vienne, Valence, Montélimart, Orange,Avignon etTarascon. Longueur, 220 lieues de 4 kilomètres.
2° De Paris à l’Espagne par Etauipes, Orléans , Tours , Cliâtel-lcrault, Portiers, Ruffec , Angoulême , Libourne , Bordeaux etI Bayonne. Longueur, 200 lieues.
; 3» De Paris à l’Angleterre par Pontoise, Beauvais, Amiens , Ab beville
, Boulogne et Calais , puis à la Belgique et aux provincesrhénanes par Lille cl Valenciennes , à partir d’Amiens . Longueur,109 lieues.
4® De Paris à l’Allemagne par Sédan , Vitry-sur-Mamc, Bar-Ie-Duc, Tool, Nancy , Lunéville , Saverne et Strasbourg , 116 lieues.
5® De Paris à l’Océan par la vallée de la Seine , Rouen et le Ha vre , 50 lieues.
Deux ligues intermédiaires compléteront ce vaste réseau. Cesont celles
6® D’Orléans à la Méditerranée, par Bourges , Saint-Arnaud,Montluçon , Aubusson , Tulle , Cahors , Moissac , Toulouse , Béziers ,Montpellier , Nîmes , Beaucairc, ton lieues.
7® De Lyon à Lauterbourg, à partir de Dijon , par Auxonnc, Be-sançon Montbéliard, Mulhausen, Colmar et Strasbourg , 148 lieues.
Des embranchcinenLs se dirigeront;
8® De Paris à Nantes , à partir d'Orléans , par Blois , Tours et An gers , 120 lieues.
9® De Bordeaux à Toulouse par Marmaudc, Agen et Moissac ,65 lieues.
10® De Nancy à Metz par Pont-à-Mousson , 12 lieues.
Enlin nous mentionnons encore le projet ayant pour but délierdirectement Paris à la capitale de la Belgique , par Sentis, Compiè-gne,Noyon , Saint-Quentin , Cambrai .
En attendant la construction de ce réseau, la France compte leschemins de 1er suivants livrés à la circulation ou en voie de con-struction. Nous y comprenons ceux faits et indiqués en 1835.
3® De Montbrison à la Loire . 5
4® De Lyon à Saint-Etienne par Sainl-Cliamoud etGivors. 14 1/2
5® D'Ëpiuac au canal de Bourgogne . 7
6® De Paris à Saint-Germain . 4 3/4
7® De Paris à Versailles (rive droite de la Seine ). 4 1/2
8® De Paris à Versailles (rive gauche). 4
10° De Paris à Pontoise , par St-Gcrmain et Poissy . 7
11® De Paris à Rouen par la Vallée. 30
12® De Strasbourg à lîàle avec embranchement de Mulhausenà Than. 35
13® De Celte à Montpellier et Nîmes 16
14® D'Alais à Beaucaire par Nîmes. 17 1/2
15® De Saint-AVaasl-là-Haulà Denaiu. 2
18® De Bordeaux a la Teste-de-Buch. 13
19® De Villers-Coterets à la Ferlé-Milon. 4
20» Nous ajoutons celui de Paris à Meaux , longeant le canal del’Ourcq, qui n’attend que la sanction des chambres pour recevoirde suite son exécution.
En tout sans compter les 10®, 16° et 20® chemins. 167 3/4Le prix moyen de revient de ces chemins de fer, la plupart àdeux voies, est de 1,200,000 francs par lieue. La vitesse moyenneest de huit lieues à l’heure pour le transport des voyageurs, et desept pour les marchandises.
La Belgique offre le réseau de voies commerciales en fer le pluscomplet (pii existe. Il est vrai que la conligurution plate de sonterritoire, son peu d’étendue, la distance très rapprochée de sesvilles, sou développement industriel lui permettaient plus qu’àtout autre pays ce moyen de communication.
Le réseau des chemins de fer belges a pour centre Malines . 11relie entre elles sans exception les villes principales du royaume.Il a quatre directions principales.
1 1 A l’est, par Louvain , Tirlemont , Mareinnes, Liège , Verviers ,
vers la Prusse ;
3 1 A l’ouest, par Termomle, Gaud et Bruges , sur Ostcude ;
4® Au midi, par Bruxelles , Tubise, Mous, vers les frontièresdeFrance ;
5® Une ligne va de Garni à la frontière française parCourtrai,pour rejoindre une ligne qui partira de Lille ;
7» Une ligne joint Namur à ce réseau.
Le parcours des ligues principales est de cent quarante lieues ;il s’accomplit, en additionnant les heures de chacun, en dix-huitheures; c’est-à-dire qu’eu dix-lmit heures l’on pourrait toucher tou-tes les villes principales de. la Belgique , si les départs des vapeursse correspondaient tous, et si les têtes de chemins sc joignaient.
La construction des chemins de fer belges a été peu coûteuse.Le prix moyeu de revient a été de. 500,000 francs. La plupart sontà une seule voie.
3. EN HOLLANDE.
Amsterdam est le centre de plusieurs chemins de fer qui relientson port aux villes principales du royaume, savoir :
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