50
regiox du sud-est.
DÉPARTEMENTS.
a
«
c£
es
c6
O
O
-w
O
C/3
U
a
u
ASPECT PIIYSIOLOCIQUE
DU PAYS.
Encore un département cou-vert de montagnes autrefois dé-chirées par des convulsions vol-caniques, sans la plus petiteplaine, et fertile en curiosités na-turelles. Mais les terres de l'Ar dèche sont pins fertiles que cellesdu Cantal et de la Lozère . Elle a,vers le Rhône qui forme sa limiteorientale, une longue et fertile li-sière, le long de laquelle s’élèventde riches coteaux plantés de vi-gnes et de mûriers. A l’ouest sontdévastés forêts de châtaigniers, etdans le haut pays des cimes pres-que toujours chargées île neige,ayant au-dessous d’elles ces graspâturages qui font sa richesse. Lapopulation est intelligente, assezéclairée, et portée au commerce;il est parfois admirable de voir salutte prodigieuse avec le solmon-tueux qu’elle habite.
PRODUCTIONS AGRICOLES
CHEFS-LIEUX.
CHEFS-LIEUX
ET MANUFACTUKlfcllES.
d’aurondissemlnt.
Les châtaignes et la pomme de terreviennent encore ici suppléer à Tinsulli-sance de la récolte en céréales. Les vinssont renommés, surtout ceux de Cornaset de Saint-Peray. Cependant leur valeurest au-dessous de celle de la soie dont ledépartement fournit pour près de 15 mil-lions, et dont la récolte, le (liage, l’or-gansinage,occupent bon nombre de bras.Les troupeaux de moutons fournissentchaque année environ 410,000 kilogram-mes de laine. Les paysans élèvent desabeilles et engraissent beaucoup deporcs. L’Ardèche a encore, au sud ,des mines de houille, des eaux médici-nales; elle abonde en granit , marbre,gypse, pierres à fusil et à bâtir. On y ex-ploitait autrefois des mines d’argent. Laproduction de la soie, la fabrication dupapier (d’Annonay ), la préparation ticspeaux de chevreaux, tiennent le premierrang dans l’industrie des Ardéchois ; ilsont beaucoup de manufactures de cadiset draps pour les papeteries.
Trivas s’étend sur un coteau bai-gné par l’Oudève, dans un paysplanté de mûriers. C’est une toutepetite ville, ayant d’assez jolis en-virons.
4 ,000 habitants •
On ne peut guère citer que samaison de détention et sa petitebibliothèque.
LARGENT1ERES,
Petite ville, de 3000habitants, qui doit sonnom aux mines d’ar-gent qu’on y exploi-tait jadis, occupe, surun rocher , dans unevallée sauvage, un em-placement des plus pit-toresques. Elle a des fa-briques , des tllaturesde soie. S.
A la droite du Rhône ,surla pente d’une mon-tagne, a 4000 habitants,un port commode etcommerçant , un col-lège royal. On y voitle premier grand pontsuspendu de fil de fer,construit en France . N-
C/3
W
•UJ
ce
ce
-c
U
t/3
W
»
O*
ce
o
O
‘W
o
s
U
3
§
en
H
*5
■<
H
3
<
K
US
S
Les Alpes françaises parcourentle pays de l’Isère , de leurs hauteschaînes ou ramifications. Ellessont fécondes eu accidents sau-vages et renferment plus de plai-nes que les montagnes de l'Ardè che ou de la Lozère . Leurs valléescontrastent souvent d’une ma-nière étonnante. Celle du Grèsi-vaudan qu’arrose l’Isère et quiconduit à Grenoble , est «‘nomméepour son heureuse fertilité. Rienn’est plus âpre, au contraire, quecelles du Drae et de la Romanche,si ce n’est la conlréequ’il faut gra-vir pour arriver â la grande char-treuse. Un hameau de celle deGodtnard reste trois mois sansvoir le soleil, et fête par des dan-ses le relourde l’astre. Celle delàGrève qui conduit â Vienne , esttout industrieuse. Beaucoup descollines et des plaines à l’ouest del'arrondissement de cette ville,sont sablonneuses et parfois ari-des. 11 en est de même de cellesde la Tonr-du-Pin. Le pays deSaint-Marcellin , au contraire, estriant, planté de vignes et de mû-riers, comme presque toute lacontrée du Rliône, tandis quevers toute la Savoie , la contrée estâpre, forestière, peuplée de mon-tagnards pasteurs, peu aisés, maisactifs, n’ayant de grossier quel’habit, si I on en croit M. Thiers .Toute la population de l’Isère estd’ailleurs industrieuse, portée àl'indépendance, et persévérantedans son amour pour la liberté etla patrie. Le Dauphinois, sousbien des rapports , est l’Alsaciendu Midi.
Le département de l’Isère récolte unexcédant assez considérable de céréaleset de vins ; quelques crus parmi ceux- ciont de la réputation ; tels sont les blancsde Côte-Saint-André, les rouges de Re-vanton , etc. Les soies , les chanvres, lesnoix , les châtaignes, les amandes, sontaussi des produits abondants et remar-quables. Les pâturages des montagnesnourrissent beaucoup de troupeaux debêtes à laine ; il s’y trouve de célèbresfromageries, comme celle de Sassenage .Les scieries de Grenoble et de plusieursvallées sont alimentées parles hauts sa-pins des forêts qui descendent aussi versles ports méridionaux pour être employésà la mâture des vaisseaux.
La préparation des peaux de chevreauxest répandue dans l’Isère comme dansl’Ardèche . Celles de cette dernière vien-nent se joindre â celles de l’Isère et ali-menter l'immense commerce de gante-rie de Grenoble et de sa vallée.
Les mines sont d’ailleurs une des plusgrandes richesses. Leur exploitation oc-cupe le premier rang dans l’industrie dé-partementale. Le fer, le plomb, le zinc,le cuivre, s’exportent en abondant;, demême que le marbre, l’acier, etc. Il estquestion de remettre en exploitation lesmines d’or de la Gardctle, déjà plusieursfois abandonnées.
La distillerie, les papeteries, l'organ-sinage des soies, la fabrication du lingede table, des toiles, dos chapeaux depaille, des indiennes, les filatures delaine, de coton, occupent un nombreconsidérable d’ouvriers.
Ternay possède une fabrique renom-mée de crayons fusains. La fabrique defoulards et de crêpes de Rives l’est en-core davantage. L’eau y met en mouve-ment 400 métiers.
Grenoble , ville assez forte etbien bâtie, dans un pays fertileet industrieux, a sa partie princi-pale sur la gauche de l'Isère et sonmoindre quartier, appelé Saint-Laurent , surla droite, adossé aumont Rachel. Elle se distinguepar son commerce de ganterie etde liqueurs, et l’intelligente acti-vité doses habitants. Les environssont d’une richesse de vues pro-verbiale.
On remarque â Grenoble debelles fontaines, une bibliothèquede 00,000 volumes enrichie desdépouilles de la Grande-Char-treuse, une cathédrale ayant unfort bel intérieur. L’hôtel-de-villc,le palais de justice, les établisse,ments d’instruction, répondent àce que l'on a droit d'attendred’une ville aussi célèbre. Ils sontnombreux, bien tenus et très fré-quentés.
Parmi les promenades de Gre noble , il faut citer le Cours, longde 2 lieues, et le Mail.
Surla gauche du Rhô-ne, peuplée de 14,000liai)., fut autrefois lacapitale du " ’
C’est une belle et in-dustrieuse ville qui dé-pouille sa vieillesse.Néanmoins, l’on remar-que plus ses nombreuxrestes romains que sesnouveaux établisse-ments ; cependant lenouveau quartier decavalerie et plusieursautres constructionspubliques méritent d’ê-tre mentionnées. N.-O.
A uen d'importance.( hiyremarque une bellehalle. Son commerce desoies, d’huile de noix,de vin, est animé. Sesenvirons sont délicieux;a 3000 habitants. O.
LA TOUR-DU-PIN,
Pet ile ville de 2500 ha-bitants. Elle est situéesur le Bourbre, dans uuvallon fertile, mais unpeu isolée et sans in-dustrie. N.
RÉGION! DU SUD-EST.
51
ü»
LIEUX REMARQUABLES.
Aubenas , jolie et pittoresque ville île 3,000 ha-bitants, marché principal pour les soies dn midi ;les mines du château de Saint-Etienne deBoulogne; Bourg-Saint-Andéol , qui a mjbeau pont suspendu sur le Kliône et 4,(RIO habi-tants ; Civiers, petite ville épiscopale de Î.500 ha-bitants, autrefois la capitale du pays avec unebelle cathédrale ; le village d’Aps auprès d’elle,sur l’emplacement de la ville A’Alba, métropoledu pays au temps des Humains ; la Voulte , surle Kliône, riche d’une belle mine de 1er; Roche-maure, petite ville de 1,300 liais., surla droite dumême fleuve, avec de belles vieiltes ruines; Dé-lai gnns. 4000 liab., curieuse pour ses antiquités,tels sont les lieux remarquables de 1 arr. de Privas .
Dans celui de t.argentières : Annonar , la villela plus considérable du departement, s’élève à ladroite de la Heaume , lière de ses fabriques, deson commerce, de ses 8,000habitants, cl de quel-ques beaux édifices ; l'ernoux est le centre d’unegrande fabrication de draps grossiers. Il reste ânommer dans le département, les nombreusesmerveilles naturelles, telles que la chiite del’Ardèche , le pont d’Arc, la fameuse chaus-sée des Géants, les grottes de Cation , deJUercuer, l'iviers, Bourg-Saint-Andéol , delargenticrcs , la Butine de Alontbrul, le gouf-fre de la Goule, etc.
HOMMES U TILES
ET CEI,KBI.ES.
Le cardinal de Tournait, ministre îleFrançois I e1 ’; Olivier de Serres , seigneur(lu Pradel, un des premiers propa-gateurs du mûrier en France , sousHenri IV , et peut-être le plus grand denos agronomes; Jeun de Serres, sonfrère, historiographe de Henri IV ; lesdeux frères Monlgolflcr, â jamais cé-lèbres par l’invention presque récentedes aérostats et du bélier hydraulique;le cardinal de lierais , poète agréable;de la Tare, poète, ami de Chaulicu;Court de Gibelin , le savant auteur duMonde Primitif; le savant astronomeFlaugergues; Yiclorin Cabre , poèteélégiaque; ]e.xevliictixBoissy-d’Angles;le frères Mottneron , qui firent fabri-quer les médailles connues sous leurnom, pendant l’assemblée consti-tuante; les frères Ségflin, industrielssi connus ; les généraux de Losnes ,llampon , le brave commandant Tra-îner.
SOUVENIRS HISTORIQUES.
Les llelvtens, >re et sauvage, habitaient le pays à l’époque de
la complète romaine. Alba-Augusta était leur ville principale. Celte villeayant été détruite par les ravages des Barbares, Viviers lui succéda, etle pays prit le nom de Yivarais. Le Vivarais eut à peu près les mêmes vi-cissitudes (pie le Gévaudan . Ce fut un des théâtres les plus animés del’affreuse guerre des Albigeois. La couronne le recouvra définitivementen 1308, sous Philippe-le-Bel . Au 10“ siècle, de nouvelles guerres de reli-gion éclatèrent. Les habitants combattaient pour le protestantismecomme ils avaient jadis combattu pour les Vaudois. Ils foulèrent auxpieds les ordonnances royales. Force fut à Louis XIII de venir imposerla paix en personne. Il n’y réussit qu’à moitié, après avoir assiégé etréduit Privas . Celte ville avait, ainsi (pie Viviers , pris, en 1502, le partidu prince de Coudé ; en 1574, les troupes du roi l'ava enl inutilement as-siégée. Elle était extrêmement forte. Les protestants en tirent commeleur métropole, et en 1012 y tinrent un synode général. Cependant, lescatholiques s’en emparèrent par surprise; ils furent bientôt chassés ; et enavril 1029, Louis XI11 et Richelieu arrivèrent devant ses murs. La ville étaitcommandée par André Saint-Aubin. Les efforts de ce capitaine furentinutiles; et Privas se vit livrée au pillage et démantelée. Sous Louis XIV , larévocation de l’édit de Nantes ralluma le feu mal éteint. Les dragonna-des firent expierait malheureux Vivarais son opinion religieuse, et sesfabriques ruinées ne se sont point encore bien rétablies.
Le bourg du Pont de Claix, qui a unpont d’une hardiesse remarquable sur leDrae; celui de Sassenage , renommé poursa fromagerie et ses grottes , qui prédi-saient autrefois la disette ou l'abondance.Ea Grandc-CItartreuse, tant de fois dé-crite e représentée; le Fort Pureaux,petite place forte sur la frontière de Sa voie ; le Château de Hagard, sur la gauchede l'Isère , où naquit le chevalier sans pouret sans reproche ; la Mure , petite ville de3000 habitants, très industrieuse, sur laroule de Grenoble ; Bourg-d’Oisans , sura Romanche ; Arlemonl, petite ville surlamême rivière ; Yizillc, petite ville avec ungrand château fameux ; la Fontaine-Ar-senic, près du village de St-Barthèlemy ;Boiron , qui a 7000 liai)., et un commercedechanvrcconsidérablc; les Echelles, petitbourg près duquel on voit deux bellesroules taillées dans le roc; Rives, Sainl-Gcrvais , qui ont des établissements mé-tallurgiques; la première, petite ville; lesecond, petit village; Yif, 2000 habitants;
b'Is sont les lieux remarquables dans'arrondissement de Grenoble .
Dans celui de Sl-Marccllin, l’on distin-K l, e: Moirans, pelitcvillede2û 3000habi-l:,| its, dans une position agréable, à larencontre de plusieurs grandes routes ;Tutlins, renommé pour les paysages deses environs : 4000 habitants.
Hans celui de la Tour-du-Pin : Ponl-de-Bcauvo.sin , bourg sur la frontière sarde,2500 habitants ; Crémeux ,2400 habitants,autrefois le éjour des dauphins; Bour-Oom, vill(> ,ie fabrique et do commerce,sur la gauche de la Bourbre, dans unesituation agréable, 3000 habitants; laBalaie , village remarquable par sa grottede stalactites, si connue sous le nom degi ollc de Notre-Dame de la Balme. C’estmie des sept merveilles du Dauphiné, ren-mrinanl des salons de 130 pieds de haut,j* l> s galeries, un petit lac, une chapelle de** Sainte—Vierge fréquentée par des pé-
ms, etc. Dans celui de Vienne , la Côtey-Andté, qui a 5000 habitants, et Sainl-ean -de-Bournay, moins peuplé.
Les personnages célèbres de l’Isère sont nombreux. Nommerons-nousiaprès le noble et valeureux chevalierHagard, le féroce baron des Adrets,tour à tour protestant et catholique,et toujours le tigre de son parti, et letrop fameux Mandrin, brigand d’unordre un peu moins relevé.
Le poète Gentil-Bernard ; les illustresphilosophes Condillac et Mablg ; le ma-thématicien Laforgc; l'antiquaire deYalbonnais; IÀolard, ami de J.-J. Rous-seau ; le célèbre mécanicien Yaucan-son, l’un des hommes qui ont fait leplus d'honneur â l’industrie humaine,ont des noms plus justement répan-dus.
11 en est de même du célèbre Bar-tiave, l’un des girondins les pluséloquents et les plus estimés ; desdeux de la Tour-da-Pin-Gouvcrncl,dont l’un, René, fut un des guerriersillustres des règnes de Henri IV et deLouis Xlll, et l’autre, Frédéric, mi-nistre de la guerre sous l’assembléenationale; de l’excellent jurisconsulteconleinporain7t(ri'i/a(-A'(.7’t'tl,'du célè-bre minéralogiste Dolomieu; d ePichal,l’auteur de la tragédie de Léonidas ;de M. de Bâillon, le courageux arche-vêque d’Aix ; de l’illustre orateur clministre Casimir Périer ; du comteMounier , l’un des rédacteurs du Codecivil; de M. Bargincl, poète et ro-mancier.
Lors de l’invasion des Gaules par les Romains , le pays de l'Isère étaithabité par les Allobroges et les Voconces. Les premiers avaient pour ca-pitale Yicnne , qui a tant conservé de souvenirs romains ; celle des secondsétait une ville du département de Vaucluse . On ne sait trop à quelle épo-que le pays prit le nom de Dauphiné, et les comtes du Viennois le nomde Dauphins . L’opinion commune est que Guy / F (descendant du fameuxGuy d’Albon , qui au xi' siècle parait s’être le premier rendu indépen-dant dans le Viennois), fut baptisé sous le nom de Dauphin , et le trans-mit à ses héritiers. Après Guy IV, le pays appartint aux ducs de Bourgo-gne, puis il revint aux seigneurs de la Tour du l’in ; le dernier de cellefamille, Humbert 11, céda la province à Philippe, fils puîné de Philippe de Valois , à condition que le possesseur du pays s’appellerait Dauphin,et que le pays ne serait pas considéré comme uni à la monarchie.
Grenoble , au temps des Romains, s’appelait Gularo. L’empereur Gralien,qui T embellit, lui donna celui de Gralianopolis. Cette ville tint un rang dis-tingué sons les dauphins, prit une part active à la révolution de 89, et de-puis n’a cessé de grandir en importance. On sait avec quel enthousiasmeNapoléon , à son retour de l’île d'Elbe , y fut accueilli. Le peuple enfermédans la ville, enfonça les portes pour aller au-devant de lui. Quelquesmois après, il résista héroïquement aux alliés (pii vinrent l'assiéger.
Vienne , comme nous l'avons dit, capitale des Allobroges sous le nomde Yindobonaau Yienna Allobrogum, était déjà célèbre au temps de Jules César , l ibère y envoya une colonie nombreuse, et Ton pense que Claudey établit le prétoire des Gaules . Nous avons vu qu’elle donna sonnom à plusieurs des provinces établies par les divers empereurs. Aucuneville dans la Gaule ne la surpassa pour l’éclat des lettres. De nos joursencore, beaucoup de monuments rappellent sa splendeur ancienne. Telssont l’obélisque, Tare de triomphe, les restes du temple dédié à Au guste , elc., etc. Saint Crescent, disciple de saint l’aul, fut, dit-on, sonapôtre; depuis, elle devint célèbre dans les annales chrétiennes. 11 s’y tintplusieurs conciles. Le plus fameux est celui de 1311, le quinzième concilegénéral qui, sous Clément V , supprima Tordre des Templiers.
Un des souvenirs les plus remarquables de l’Isère est la formation d’unlac qu'on appela de Saint-Laurent, et qui exista du 9' au 13 e siècle. Ce lac,toujours grossi, finit par rompre scs digues naturelles, dont on voit en-core des restes au bourg d’Oisans, cl se précipita, le 12 décembre 1229,sur les vallées inférieures du Drae et de l’Isère , où il submergea la villede Grenoble . La plaine d'Oisans avait été le réservoir de ce lac.