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La France géographique, industrielle et historique générale et départementale / précédée de notions sur la géographie universelle et comparée avec les autres états de l'Europe par G. Heck ... avec texte de Léon Plée ...
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RÉGION I)G SUD-EST ,

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départements.

ASPECT PHYSIOLOGIQUE

DU PAYS.

PRODUCTIONS AGRICOLES

ET MANUFACTUlllÈRES.

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^ I.c département du Gard , grâce à sonheureuse position, près du Rhône eidela Méditerranée , à un sol très riche eumines et en rorêts, à une culture trèsrépandue du mûrier, est un des premiersdu Midi pour le mouvement industriel.Il renferme à louest et au nord, de hau-tes montagnes dont les collines sont fer-tiles et bien cultivées, les pilluragessu-perbes, les plantations darbres utilesnombreuses et belles. Iles plaines bassesles remplacent au midi; elles sétendentjusque vers la mer, coupées par des ma-w q | rais salants dun produit remarquable.%S Jusquà lleaucaire, les bords du Rhône ,og / qui limite le pays à lorient, sont beaux,' bien cultivés et commerçants; ils sontcouverts, comme dans les autres depaç^lements limités par le Rhône , de côteauxou de collines fournissant les vins les plusestimés.

I,a contrée de Nismcs, et du ccnlrc engénéral, occupée par des rochers, descollines rocailleuses, des plaines rare-ment agréables, est triste et monotone.Cest néanmoins la partie du départe-ment la plus manufacturière.

La population du Gard passe pourêtre facile à mettre en mouvement ;elle est du reste sensée, mais dune mo-destie un peu affectée dans la classemoyenne, qui lemporte en nombre sur^ les autres.

I.c châtaignier supplée encore ici à l'insuffi-sance des céréales.l.e mûrier, le figuier, réussissentdans bien des endroits sans aucun soin; lolivier,lamandier, la vigne, font la richesse dune partiedu département. On célèbre surtout le Tavel,parmi les produits de celte dernière. Loranger etle citronnier réussissent déjà dans une expositionconvenable.

Les Cévcnncs nourrissent de très beaux etnombreux troupeaux de bêles à laine. Une partiede ces troupeaux va néanmoins, pendant lété ,pâturer dans les départements montagneux voi-sins. I.cs légumes de la contrée de Nismcs ont uneréputation méritée.

Nous avons parlé de la richesse minérale dupays : les marais du sud fournissent à une pro-duction de sel considérable; il y a , dans larron-dissement dAlais, des exploitations de fer, deplomb, d'antimoine non moins remarquables. Cetarrondissement renferme aussi beaucoup dusines.On exploite encore çà et la houille et le sel decouperose (à laillère); néanmoins, l'industriemétallurgique nest qnen seconde ligne dans leGard ; la production , la mise en œuvre de la soiela prime de peut-être un quadruple. La seule fa-brique de Nismcs exporte pour approchant 10 mil-lions détoffes, fichus, mouchoirs, bonneterie,bas, châles, etc. La teinturerie de celle ville estaussi très réputée. On recherche les produits destanneries et mégisseries dAlais , les cartons finsd'Usès. La distillerie des vins est très répandueaux environs du llhône il y a çà et des fabri-ques de gros lainages et dhuile, des faïenceries.Le commerce est très actif ; il se tient à llrau-cairc , du 22 au 22 juillet, une des plus célèbresfoires dEurope .

CHEF-LIEU.

Nismcs, dans une posilion'assez tristeautour dune source très abondante quila nourrit, est surtout remarquable parle nombre, la beauté et la belle conser-vation de scs monuments antiques. Onadmire entre autres, le célèbre tem-ple appelé, Maison carrée, véritablechef dœuvre de l'architecture romaine;lamphithéâtre, monument immense de1140 pieds de circonférence, pouvantcontenir de 18 à 20000 spectateurs; laTour magne et les restes dun templeconsacré, dit-on, à Diane.

NISMES.

Évêché. Cour royale.

44,000 habitant».

Nismcs est divisé en ville proprementdite et faubourgs. La première noffrequun labyrinthe de rues sombres etétroites, saleset mal bâties : les faubourgssont au contraire assez beaux, surtoutceux de S.Crucimèlc et de Richelieu. Enédifices modernes, on cile : le Théâ-tre, le Palais de justice, lHôpital. Nismcsa de belles promenades et un très-beaujardin public situé hors de ses murs. Labibliothèque ne serait pas même dignedune ville de 15,000 âmes. Lindustrie etle commerce sonlllorissants.

CHEFS-LIEUX

DAIlKOlXnlSSF.MESIT.

ALA1S.

Sur la rive gauche du Gar-don dAlais, au pied des Cé-vcnncs,est une très-ancienneet Irès-industricusc ville de12000 âmes. On y voit de jo-lies promenades. N. O.

UZÈS .

Est aussi fort ancienne,mais na quune populationde 7000 habitants. Quelquesbeaux édifices comme lé-véché et la cathédrale sontà remarquer. N.

LE V1GAN,

Au pied des Cévcnncs dansune position très-agréablesur lArse, a 4000 habitants.Cest la p rie du chcvaLcrdAssas dont une statue enbronze décore lune de sesplaces publiques. O.

Commerçant et industriel à peu prèscomme celui du Gard , le département delHérault est plus favorisé de la nature. Ilna point, il est vrai, pour activer soncommerce, un grand fleuve semblable auRhône ; mais la Méditerranée baigne sesparties sud et sud-est. sétend unesuite de terrains bas, coupés proche de lamer par de grands étangs. Ces terrains seprolongent même plus intérieurement,mais mêlés à de belles et vastes plai-nes. Les Cévcnncs projettent au nord-ouest un chaînon chargé de forêts et dontles nombreux rameaux sillonnent la par-tie sud en sabaissant graduellement ducôté de la mer. lrès dun tiers du paysllest point cultivé, et, à part les endroitsrocheux, pourrait presque toujoursretro;mais le resterons un climat des plus fa-vorables et aidé par une culture assezhabile, développe une végétation bril-lante et variée. Plusieurs campagnes ont,comme celles de Béziers , Pézcnas, unrenom de richesse qui na dégal dans lacontrée que celui des vignobles de I.unel,de Frontignan si connus au dehors.

Les habitants de lHérault , avec uneimagination plus vive que ceux du Card,nont point la même ardeur. Ils sont plusamoureux des plaisirs, mais aussi plustolérants. I-c patois des campagnards estharmonieux et doux.

I.c départcmentdcruérault a de beaux champsde blé, mais dune récolte insuffisante, de bellesprairies toujours vertes. Ses vins et ses huiles sontses principaux produits. Il cultive, en grand, lesfiguiers, les grenadiers, les mûriers; il peut four-nir, par au, environ 220,000 kilogrammes de soieeu cocons. H élève un nombre considérable demoulons cl dabeilles. Son exportation de ciretravaillée ou non, lui vaut annuellement environun million. Les fruits secs sont aussi une de sesbranches importantes de commerce, de mêmeque les lièges en bouchons, corselets, etc., quiltire de scs forêts. Il convertit encore, en eaux-de-vie recherchées au loin, la moitié de scs vinscommuns.

Gomme richesses minérales, lHérault a du fer,du cuivre, du plomb, des marbres exploités engrand, des marais salants, de la houille, deseaux thermales fréquentées à llalaruc, lérols etMontpellier .

En industrie manufacturière, lon peut mcllrcau premier rang ses cinq ou six ecnls filatures decoton; ses fabriques de draperie, ses huileries!,distilleries, savonneries. La fabrique de soierie,de produits chimiques, de flanelles imprimées,de peaux et cuirs préparés de Montpellier , a delàréputation.

Sur tout le littoral maritime, on s'adonne àune pêche très productive de la sardine. setrouve le port dAgdc, entrepôt de commerce con-sidérable entre louest et le midi de la France;celui de Celte, au débouché du commerçant canaldes deux mers, est fréquenté par le commerceintérieur.

Montpellier est situé à une lieue descôtes sur une colline, au sommet de la-quelle se trouve la place Pérou ou Pcy-rou , une des plus belles dEurope , etd lon peut voir le soleil se lever dusein des Alpes , dorer la mer et les Py­ rénées , au midi, et se coucher sur lesCévcnuos. Mais lintérieur de la ville nerépond pas à sa magnifique position : lesrues sont élroilcs et tortueuses, les mai-sons hautes et sombres. Les faubourgsqui lentourent sont, au contraire, fortbeaux et bâtis régulièrement.

MONTPELLIER .

Évêché. Cour royale. Quartier-général de la 9* division mili-taire. 36,000 habitants.

La faculté de médecine de cette villefait sa plus grande célébrité. Elle a descollections scientifiques très remarqua-bles, et plus détudiants que ccllcdc Stras­ bourg . Le jardin des plantes est le secondde France . Les deux bibliothèques, delAcadémie et de la ville, sont riches.On remarque, surtout à Montpellier , leshôpitaux, le musée Fabre , léglise Saint-Pierre , le théâtre , la salle de concerts.de belles promenades, etc. La citadellene manque pas dune certaine force.

BEZIERS .

Sur lOrbe, près du ca­ nal du midi , est une trèscélèbre ville de 7,000 habi-tants. Sa situation passepour délicieuse, et ses envi-rons sont connus de toutela France pour leur beauté etleur fertilité. A l'intérieur,Béziers est triste et laid. Onremarque à peine sa cathé-drale et sa halle aux grains.Le commerce de Béziers a del'importance. S.-O.

LODÈVE .

Aussi une vieille cité, dansun vallon délicieux au con-fluent de deux petites riviè-res. La ville est mal bâtie,mais très industrieuse. Ellepossède des fabriques degrosses draperies, cl cou-tieut 10,000 habitants. N.-O.

SAINT-PONS,

Ou Saint-Pons-dc-Tho-mières, est situé de mêmedans un vallon agréable. Ellena, du reste, rien de remar-quable. 0,000 habitants. O.

RÉGION DU SUD-EST.

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LIEUX REMARQUABLES.

HOMMES UTILES

ET CÉLEI1UES.

SOUVENIRS HISTORIQUES.

Aigues-Mortes , 2500 habitants, sur un canalqui débouche dans la Méditerranée dont elle estaujourdhui à une lieue, était autrefois, selonune opinion commune, mais combattue avec detrès bonnes raisons par un savant topographe,un port très fréquenté. Saint Louis, auquel elledoit se» fortifications et sa qualité de ville, syembarqua pour la Terre-Sainte. A deux lieuesdelle, sont les considérables salines de-cais, et plus proche, le Grau dOrgon, socledilc inhabitée et abandonnée aux troupeaux et àla puissante végétation du midi. On admire en-core à quatre lieues de Nlhics, dans un défilé sau-vage coule le Gardon, le fameux aqueduc ap-pelé pont du Gard . 11 avait été construit pourporter à Nîmes les eaux de la source dAurc quiabreuve Uzès . Saint-Gilles des-Boucheries, surle canal de Bcaucairc, est une petite et agréableville commerçante, riche de vignobles et peupléede (iüOO habitants. Beaucaire , qui en a 10,000,est remarquable par sa foire et son admirablepont, ets'étend sur la rive droite du Rhône , à sixlieues de Nîmes , en face de Tarascon . Sa posi-tion est charmante, mais non sa bâtisse ; sa foire,dans les bons temps, attire jusqu'à 300,000 person-nes , étrangers et curieux. (Arroiul. de Mmes.)

Pont-Saint-Esprit , pelile ville de 4000 habi-tants , doit sa célébrité à sou magnifique pontconstruit sur le Rhône au 13e siècle, et encore trèsremarquable. Fülcncrwc-lès-Avignon , peupléde 7000 habitants, sélève sur un coteau à la droitedu Rhône , eu lace dAvignon . Ou y voit unechartreuse célèbre. Anduze , petite ville indus-trieuse de 7000 habitants; Bagnols, Roquemau -re , arrondissement dGzès, Saint - tlippolyte,dans celui du Vigan, ont chacun 5,000 habitants.

Domitius Afer , qui brillait à Rome sous Tibère ; le pape Clément IV ;A icol , ambassadeur en Portugal 1 ,qui donna dabord son nom au ta-bae (Xicotiane) dont on lui doit lin-troduction en France au XVI e siè-cle ; Samuel Petit , un des plus sa-vants ministres calvinistes du XVII e ;Jean Cotelier , bibliophile des plusdistingués; Jacques Jtrousson, lundes avocats les plus célèbres desprotestants, mort sur l'échafaud aumême siècle; Jacques Saurin , prédi-cateur de la même communion, sicélèbre au siècle suivant; le mis-sionnaire Pridninc ; d'F.parcicux , delacadémie des sciences ; le critiqueta Paumelle; le maréchal de Tairas-,le marquis de .1 lunlcalm , le ciicva-lier d .Issus, guerriers illustres , sontnés dans le pays de GardH revendique aussi parmi les cé-lébrités plus rapprochées de nous ,le célèbre Itabanl de Saint-Etienne;le général Dampmarlin ; le peintreSiyalun, quia copié dernièrement,avec tant de succès pour les arts ,mais avec tant de malheur pour lui-même, le Jugement dernier de Michel- Ange ; M. Fiançais Guizot , dont lenom se trouve mêlé à toute notrehistoire des sept dernières années.

Avant larrivée des Romains, les Vôtres-Aréeomiques formaient dans unegrande partie du pays du Gard une république dont la capitale était Nî­ mes . Cette ville complaît alors déjà quatre siècles dexistence, et selonlopinion très bien établie du célèbre orateur Fléchior qui fut son évêque,elle devait la naissance aux Phocéens de Marseille . Auguste y établitune colonie romaine, un sénat, un ordre des chevaliers, des con-suls.) Cest de cette époque que datent les beaux monuments antiquesdont plusieurs la distinguent encore aujourd'hui. On attribue à Agrippala fondation du pont du Gard. Les Anlonins, qui se faisaient gloire dentirer leur origine, élevèrent sans doute la plupart des autres monu-ments.

Florissante, convertie au christianisme sous Constantin , Nîmes dé-chut par les invasions des barbares : elle fut tour à tour ravagée par lesVandales, les Visigolhs, les Francs , les Sarrazins, les Normands même.Puis les guerres des Albigeois et d'autres barbares parmi lesquels il fautnommer le prince d'Orange à la tête des Anglais en 1117, remplacèrentles invasions. La pauvre ville eut tellement à souffrir, que vers la lin duXIV' siècle, elle ne comptait quel à 5000 hululants. Quoique visitée parFrançois I " et rétablie en quelque sorte par lui, Nîmes se déclara auXV P siècle pour la réforme; le sang coula dans les rues. Nulle paripeut-être il ny eut plus dacharnement entre les partis. Cependant ,sil faut en croire plusieurs documents assez douteux, Nîmes auraitéchappé aux horreurs de la Saint-Barthélemy , grâce à la courageuse pré-sence desprit de l'un de ses consuls urbains nommé Yillars. La révoca-tion de lédit de Nantes porta un coup fatal à l'industrie qui commen-çait à sy relever; une partie de la population émigra. Les habitants dAlais qui tenaient pour le protestantisme ne furent réduits que par Louis XI 11.Les dragonnades de Louis XIV les effrayèrent sans les convertir. Uz.ès, quifui do même prise par Louis Xlll, fut aussi le théâtre de luttes sanglantes.La fureur religieuse sembla, en 1815, vouloir se renouveler à loccasiondes événements s,

lépin avait enlevé le pays de Nîmes aux Sarrazins, puis les comtesde Toulouse lavaient réuni à leurs possessions. Il (fit cédé par Ray-mond VII à Saint-Louis qui obtint aussi la renonciation des droits quesattribuait sur ce pays les rois dAragon. Nous avons dit que ce princesembarqua deux fois à Aigues-Mortes .

On remarque dans l'arrondissement de Mont-pellier , le village de Montferrier, au pied d'unrocher de forme conique ; Lunel , sur le canalqui porte son nom, pelile ville de G 000 habitants,si renommée pour ses vins muscats ; Cette, ville«le 11,000 habitants, bâtie en amphithéâtre, en-tre la mer et létang de Ttiau, au débouché ducanal du midi , et qui a un bon poi l commerçantet fortifié, de belles exploitations de sel, debeaux bains de mer, des chantiers pour la con-struction des navires marchands ; Frontignan ,dans scs environs, peuplé de 2000 âmes, et re-nommé comme I.unel pour ses vins muscats;Bataruc, qui a des eaux thermales; Ganges,centre d'une fabrique distinguée de bas de soie près'le lHérault , cl non loin de laquelle on voit la Pau-ma de las Uoumaisclas, grotte remarquable.

lrcs de Béziers : outre la digue mobile , l'é-cluse octuple, travaux hydrauliques distingués,s,lr l'orbe et le canal du midi , et la percée duMalpas, longue de 174 mètres, sous laquellePasse ledit canal, lon remarque le port très for-hlié cl la ville A'Agde, florissante par son com-h'erre, et peuplée de 8000 âmes; Bédarieux, en a 2000 de moins et plusieurs belles fabri-'|ues; Pézcnas, très vieille cité de 9000 liai) i-tantl, pr£ s g,. lHérault , dans une campagne re-nommée ; Gabian , bourg connu pour lImilcflnil tire dune source voisine; limprenable fortErescou avec scs cascmattesel batteries tailléesdans le roc.

larrondissement de Lodève nous présenteClermont de Lodève , petite ville fabricantc deG000 âmes ; Saint-André de Sangonis, bourgcommerçant de 2000 habitants; larrondissementde Saint-Pons noffre rien de fort remarquable.

St.-lloch naquit à Montpellier , versla lin du Xlll' siècle, il y mourut en1327. Parmi les autres personnagesles plus distingués ou célèbres, lonpeut nommer, au XVI' siècle, le juris-consulte Pcbu/fe. Au XVII' : ses collè-gues Bernicr et dEpcisscs ; le fameuxPétisson , si célèbre par sa reconnais-sance envers le surintendant Fou-quet; le naturaliste Rondelet , le pein-tre Sebastien Bourdon ; Paul Piquet,créateur du canal du Languedoc , etrevendiqué par plusieurs antres dé-partements ; le Faucheur, célèbre pré-dicateur calviniste. Au XV111': Fran­ çais de la Peyronie, chirurgien deLouis XV , et philanlrope des plus ho-norables ; le cardinal-ministre Fleury ;de Latude , si célèbre par sa longue eap-tivité àlaHastille ; Vie », peintre si re-nommé ; Cambon, fondateur du grand-livre; Prurys, poète dramatique, latnide Palaprat ; Pomiier dAlca, Fini desplénipotentiaires delà république as-sassinés à Rastadt. Deux personnagescélèbres des derniers temps, Camba-cérès ci Daru , lun second consul etarchi-chancelier de lempire ; laulre,intendant des années, historien deVenise ; les généraux Mathieu Dumas ,Perlhezène.

Parmi les célébrités actuelles, le di-gne citoyen Fabre, peintre remarqua-ble; l'excellent chanteur Xourrit.

Les Valccs-Teclasages et les Volées-Arécomiques habitaient autrefois lepays. Agile fut fondée sous le nom AAgada par les Phocéens de Marseille .Réziers fut colonisé lan 030 de Rome dans le territoire des Volees. leze-nas et Lodève étaient aussi deux de leurs villes. Leur territoire com-pris dans la Gaule Narbonnaise , fut jusques aux Vandales et à lempe-reur Honorius qui le leur céda, assez heureux. Les Sarrazins en chas-sèrent ces Barbares trois à quatre siècles après environ; ils furentchassés eux-mêmes par t.harlesMartel, qui détruisit une ville distinguéedans ce temps, celle de Maguelonne, évêché dont la seigneurie alors l rès-obscure de Marseille dépendait. La ruinede celte ville lut lorigine ilu clief-licu du département.

Celui-ci qui nétait encore, au X1P siècle, quun gros village forméautour de deux communautés de tilles , ne tarda pas à sagrandir sousdes seigneurs particuliers. Les roiS d'Aragon en devinrent possesseursparmariage. I.im d'eux le rendit à Philippc-dc-Valois, mais Charles V lecéda à Charles-le-.Mauvais . Pendant les guerres des Huguenots , Mont­ pellier échappa au pouvoir royal; les calvinistes sy constituèrent enrépublique sous Henri 111. Il ne fut soumis que par Louis Xlll.

Béziers joua surtout un rôle dans la guerre des Albigeois. Celle villeavait été délimite à peu près par Charles Martel , puis sélant bientôt ré-tablie llorissait, comme une grande partie du Languedoc alors pluscivilisé qu'aucune partie de la France . Elle voulut donner asile aux mal-heureux Albigeois et les défendre. Les Croisés la prirent, dassaut, et desmassacres presque uniques dans lhistoire du fanatisme religieux , com-mencèrent. « Tuez tout le monde, sécriait le légat du pape, » Dieu saurareconnaître ceux qui sont à lui. » Mol affreux et digne de linquisitionqui fut établie à quelque temps de , dans tout le midi. Mais il faut,pour juger toutes ees choses, se rappeler la haine qui animait depuislong-temps le nord contre le midi.

Celle sétablit sous Louis XIV . Coligny échoua devant les murs deLunel , qui furent rasés par Richelieu. La seigneurie de Pézcnas fut pos-sédée par les Montmorency , dont lun des rejetons les plus distingués,alors gouverneur général du Languedoc , eut la lêtc tranchée à I oulouse,par ordre du précédent cardinal.