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REGION DU NORD-OUEST,
DÉl'ARTEMENTS.
ASPECT PI TYSIOLOGIQUE
DU PAYS.
PRODUCTIONS AGRICOLES
ET MAAUFACTUniÈnES.
CHEFS-LIEUX.
CIIEFS-LIEUX
D’AIIIVOA'DISSEMENT.
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Ce n’est point mi riche déjjarle-menl que celui (TlUe-el-'Vilaiiu». Sonterritoire est peu fertile, si ce n’estdans la partie autrefois occupée purla mer, et sur les bords d’une douzainetic rivières plus ou moins importan-tes. Un quart de sa superficie se cachesous de longs champs «le brmèresetd’ajonc qui fournissent aux bestiauxune assez mauvaise nourriture, etsont disséminés presque partout. I.acôte, peu étendue, présente ici cesgrèves que nous avons vues dans ledépartement hIl la Manche; là , desrochers séparés de la terre ferme etdéfendus par des forts. Partout la pe-tite culture, se partage le pnjs. Leshabitations manquent déjà d'aisanceet de propreté. Rarement apparaissent 1ces belles fermes de la Normandie , .si'réjouissantes et si bien entourées.
^ La population est de petite taille,mais forte et bien constituée. Sescostumes varient presque à cha-que pas et sont généralement sansgoût ; ses belles qualités de cœur, laloyauté , le courage font passer «u;cindulgence surdon peu d'instruction.Cependant on doit déplorer sa téna-cité et son esprit superstitieux.
C’est à j-eu près vers la côte quVsttout le commerce. Ailleurs, dans lescampagnes, on ne trouve rien, ou dumoins peu de chose de perfectionné.Quant ou pays lui-même, sa consti-tution os! variée et le plus souventagréable. Une chaîne de liantes col-lines le traverse de lest à l’ouest,et lance une ramification moins liantevers le nord. Le situation du dépar-tement > entre l’Océan et la Manche,rend son climat humide et parfoisdangereux pour les étrangers.
I.e département d’Ille-et-Vilaine se su Aità grand’peiue à lui-même pour ce qui est dufroment. Il récolte en abondance de l’orge,de l’avoine, et surtout du sarrasin. Sou chan-vre et son lin sont renommés et donnent desproduits considérables. L’arrondissement deSaint-Malo plante annuellement en tabacspour plus d'un million de francs. Les arbresà fruits sont encore ici très-nombreux, et lecidre remplace le vin dont le département re-cueille une fort petite quantité. Les bestiauxne valent pas ceux de la Normandie où d’ail-leurs on les envoie s’engraisser; néanmoins, !les vaches donnent un lait excellent qui sertà la confection des fameux beurres de Préva-layc et autres si connus et si > sous K»
nom général de beurre de la Bretagne . Leschevaux sont nombreux et d'une race remar-quable. Les pêcheries donnent aux côtes unrevenu impôt tant : celles de Cancalo sontles plus populaires. Saint-Malo est la pre-mière place maritime de France pour la pè-che de Terre- Neuve.
Le gibier abonde dans les landes et dansles forêts, des dernières formeut environ unilouz ème de. la superficie du département.l)e belles carrières do granit et de pierre detaille, de terre à crayon noir, quelques minesde fer, de cuivre, de plomb, de houille, deriches tourbières composent ses richesses mi-nérales.
La filature, du lin et du chanvre, la fabri-cation de toiles de toutes sortes, est au pre-mier rang parmi ses industries. On pourraity compter une douzaine de grands établisse-ments métallurgiques , plusieurs belles verre-ries, entre antres la magnifique verrerie royalede la 1 lotie d’Jré. La chandelle économique deRennes commence a être réputée. Saint-Malo a des chantiers de construction maritime très-étendus, «les fabriques de toiles à voiles, descorderies considérables, des tanneries, etc.
Rennes , anciennecapitalede laBretagne , pourrait passer pourune de nos pins belles villes si sa’ti basse, à la gauche de laVilaine , répondait à sa partiehaute, comprise entre la rivedroite de cette rivière et la rivegauche de l’Ille. Cette dernièrepartie est en effet d’une apparenceremarquable, a des nus larges,bien percées, et bordées de bellesplaces, entre autres la magnifiqueplace du Palais, l’une tics bellesde France , et la place d'armes;les promenades du Tliabor et duMail , dont la première se com-pose de plusieurs terrasses sontmagnifiques.
Évêché- Cour royale. Quartiergénéral de la 13 e division mi 1 .
31,000 habitants.
l.i) éililices publics remarqua-bles, il faut citer l’église de Saint-Pierre et sa belle façade, l’hôiclde \ille, le palais de justice.I.a bibliothèque n’csl point assezriche pour l'importance de laville; mais d’autres établissementsseientiibpu's et littéraires remar-quables, eompunsenl bien ee dé-faut. On remarque encore la mai-son de détention et l’arsenal.Hernies est d'ailleurs peu activeet commerçante, quoique indus-trieuse.
I Un sol dont la surface et laj fertilité sont très - inégales , etqu’arrosent un très-grand nom-bre de petites rivières et de ruis-seaux; des habitations dissémi-nées par la campagne, et qui,entourées de haies, de grandsarbres à fruits , de chauffage, etde construction , la font ressent-Ibler de loin à une forêt; des! bourgs et des villages peuplés,tnou de cultivateurs, mais tl’ou-Ivriers et de petits marchands;des chemins creux et couverts;un paysan sauvage , mais bon ;des cultures variées et générale-ment assez belles ; un commerceassez borné ; peu d’industrie , etencore moins d’instruction , telest en somme le département dela Mayenne .
La Mayenne récolte en grains, en avoine,au delà de ee qu’il lui faut, et y joint enabondance la pomme de terre et le fruit desclidlaigncrs. Elle fait une quantité considé-rable de cidre. Se» bestiaux , ses chevaux,ses volailles, ses ruelles, sont d’un très-grandrapport, lîllc vend au dehors beaucoup dejeunes liœiifs ou de génisses à moitié élevés.
L'industrie de la Mayenne roule principale-ment, et pour tout le pays, sur la fabricationde ees excellentes toiles, dites de Laval , descalicots teints et autres, des coutils, de cesmouchoirs à carreaux si connus partout. Il ya dans le département quelques établissementsmétallurgiques. La papeterie de Sainte-Su zanne est assez estimée. L'exploitation desmarbres a fait établir eà et là plusieurs scie-ries. Le 1 pays renferme d’ailleurs plusieursmines, des houillères , du granit, des ardoi-ses , de la pierre à bâtir.
Laval , entre deux montagnes,sur la Mayenne , est une villeriche et industrieuse, mal bâtie,avec des rues étroites et tor-tueuses , mais ayant toutefoisquelques promenades ’ " quesagréables.
16,000 habitants.
On ne cite parmi les monu-ments île Laval que la Italie auxtoiles. Cependant nous nomme-rons encore l’église de la Trinitéet celle des Cordeliers.
La ville fait un commerce consi-dérable de toiles et autres produitsdu pays.
8,000 habitants,
est une jolie ville, très-bienbâtie sur une hauteur, ayantde délicieux environs et deseaux minérales. Son indus-trie est assez active. N.-E.
MONTFORT,
Ou Mon dort - sur- Mer,toute petite ville, encoreentourée île remparts, ren-ferme au plus 2,000 habi-tants. O.
Au pied d’une montagneet sur la Vilaine , a , quoi-que éloigné de la mer, unport a-sez commode et fré-quenté. Ou lui lionne à,OOOhabitants. C'est une villefort commerçante. S.-O.
ADIRÉ, ’
Sur la Canlarhe, encoreceinte de vieux remparts,renferme 0,000 habitants.C’est une ville d’aspect pit-toresque, mais d'un inté-rieur assez déplaisant. E.
SAINT-MALO ,
10,000 habitants,
Est situe sur la petit»île rocheuse d’Aron, liéeà la terre ferme par unechaussée étroite , mais so-lide. Son port fameux, com-pris entre relie chaussée,appelée le Sillon , la villeet la terre, est commode etfrequente, mais d’unahurddiflicile. Sa rade, située àl’ouest, est défendue parsept loris. Son commerceest important. N.-O.
Sur la rivière du mêmenom, est aussi mal et ir-régulièrement bâtie queLaval , mais relativementaussi industrieuse et com-merçante. 10,OOOhabilunls,N.
CHATEAU - GONTIKR
A 7,000 habitants ; c’estie marché des fds de lin etde chanvre, qui alimententles fabriques du départe-ment. Sa situation peut[lasser pour jolie et agréa-ble. Ou voit aux environsl’élégant château de Saint-Ouen, bâti par Anne de Bretagne . S.
REGION DU NORD-OUEST
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LIEUX REMARQUABLES.
HOMMES UTILES
ET CÉLÈBllES.
SOUVENIRS HISTORIQUES.
Nous nu trouvons guère «citer proche deReuucs que le hameau de Prëvalayc, si fa-meux pour sou beurre ; puis le gros bourg deChàteau-Giron , sur la roule de Rennes àAngers , où le comte de Soissons fut fait pri-sonnier par le duc de Mcrcœur, en 1590, et«pii a des fabriques de toiles à voiles. Prèsde Fougères , on voit le village de Landëac,où se trouvent les celliers fameux construitsau XII 0 siècle par le comte Raoul de Fou-gères, pour cacher ses trésors un roi Henri IId'Angleterre.
Dans ('arrondissement de Montfort-sur-Mor, le bourg de Paimjioul , renferme lesplus belles forges de la Bretagne , et contient4,000 âmes; le village de Plclan-le-Grand ade belles fabriques de fil et un même nombred’habitants; Montaubant, bourg, 3,000 ha-bitants; Rëcherel, petite ville de 800 à1,000 habitants, a des eaux minérales.
Dans 1'arrondis.sement de Redon , nous trou-vons la petite ville de Bain, de 3,000 habi-tants, et assez manufacturière; le gros bourgfromager de Ressac ; Fougeray, gros bourgde 4,000 habitants, dans line contrée fertile;Guichen, gros village de 2,000 habitants, ades eaux minérales.
Dans celui de Vitré , se voit le domaine desRochers , et le château illustré par le long sé-jour qu'y lit l’illustre madame de Sévigué;Chàteauhourg, bourg de 1,200 habitants,près duquel on exploite une carrière d’ar-doise; la Guerche, , petite ville industrieusede près de 4,000 habitants ; le Teil, villageavec source minérale : près de la lorèt de laTeil , se trouve la Roche aux Fées , monu-ment celtique des plus curieux; le village for-geron de Martignë , etc.
Dans l'arrondissement de Saint-Malo : Saint-Serran, petite \ille de 10,000 habiluuts,possède un port divisé en deux, l’un pourle commerce , l'autre pour lu marine mili-taire. Ou construit dans ce dernier dos cor-vettes de guerre. Canca/e , à trois lieues deSaint-Malo , est un gros bourg de 4,000 ha-bitants, fameux pour ses pêcheries: son portest excellent. Près de lui s’élève le rocher deCaucalc, où l’on pèche les huîtres de ce nom;Dot, dans la partie des sites autrefois cou-verts pur la mer et très-lertile aujourd'hui, a4,000 habitants; sa cathédrale gothique estremarquable; Saint-Rriac, village remarqua-ble pour sa pèche de maquereaux.
Jacques Cartier , qui découvrit leCanada eu 1534 ; avant lui Simon îleMontforl, chef de la croisade contreles Albigeois, et, selon quelques au-teurs, du Ciiesclin, qui serait né auchâteau de la Alotte-lirion, près Ren nes ; plus tard le fameu \ Dngttay-Trouin, l’un de nos hommes de merles plus célèbres (et, dit-ou, aussi lemaréchal de Fan ban ); Sainte-Faix ,auteur des Essais sur Paris ; la Alettrie,l’un des amis du grand Frédéric;Maupertnis, savant distingué du mêmetemps; le père Tuaraemiae; Savttry,auteur des lettres sur l’Égypte ; Ha-bert Surconf, armateur célèbre dansles dernières guerres; l’illustre de ht( hululais , et leconstituanl ChapeUier,appartiennent au département.
Parmi les contemporains, il reven-dique trois des hommes les plus émi-nents de l’époque : Chateaubriand,l.ameaais , et ie célèbre médecinllroussais : plusieurs grands juriscon-sultes, TouUier, Carré, ie Gravèrent!;un de nos chanteurs les plus fameux,Elteviou, et d’autres hommes distin-gués, tels que MM . Kcratry, AlexandreDttvttl et Amanry Dura! ; le Breton,Dnplessis-Grénétlan, industriels très-honorubles.
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La Bretagne fut le pays île la Gaule Celtique où la religion et les lois des Drailles 'se conservèrent le pins longtemps, et l’on trouve aujourd'hui encore, dans le pays!d’Ille-et-A'ilaine, plusieurs souvenirs celtiques {dolmens, menhirs, etc.) tres-remar- ;quables. Les Romains y ont laissé aussi quelques traces de leur passage. !
A l’arrivée de ces conquérants, l'Armorique était habitée au centre par les Bhe- jdoues, dont Rennes (Condatc Rliedomnn) était la capitale; au sud pur les Manmetcs, jqui avaient Nantes pour ville principale; à l’ouest parles Fenetes, habitants de!Vannes , et, dit-on, fondateurs de Venise , cl les Citriosoliles; au nord par les habitantsdu pays d'Avranclics, les Abrincatui. 'Ions ces peuples se liguèrent contre César J Ils tarent a moitié vaincus à force de terreurs et rangés dans la troisième Lyonnaise.
Ils ne tardèrent pas à recevoir un grand nombre des fugitifs chassés de la Gramle-ltretague par les guerres, et reçurent d’eux le nom de Bretons . Enlin, les Romains^ayant été expulsés de file, ils so révoltèrent et se constituèrent en une république!confédérée. Cela arrivait au A'* siècle.
Clovis soumit passagèrement la Bretagne ; et déjà sous les fds de Dagobert elleétait redevenue un Etal indépendant gouverné par des rois ou ducs. Charlemagne Jla soumit de nouveau; Louis le Débonnaire lui donna pour gouverneur Xoméuocj(824), qui prit à sa mort le titre de roi, titre que Chai les le Chauve conserva àKrispoë, successeur do Noménoé . A la mort de Salomon, cousin germain d’Érispoc, !les descendants d’Érispoo régnèrent à Rennes , et ceux de Salomon à Nantes et à !■Vannes . 1ère ‘J 12, Charles le Simple les soumit les uns et les autres à la suzerainetédes dues de Nonnandic. En i 158, Conan l\ r régna seul sur toute la Bretagne , eten 1 IGG abandonna la souveraineté de ee pays au roi d’Angleterre, Henri U,dont le bis Geoffroy A' devait épouser sa fille : c’est le bis posthume de ceGeoffroy et de Constance, Arthur 11, qui fut si cruellement assassiné par Jeansans Terre 1 . I.a mort du bis do c.eoflroy lit passer la couronne de Bretagne à sasoeur Alix, épouse du fameux Pierre Miiuclere de Dreux . Celui-ci reconnut pour !souverain le roi de Kranec. Son second successeur, Jean 11, fut créé duc et pair duroyaume. 11 eut plusieurs successeurs célèbres, entre autres le comte de Richemonl,l’un des plus vigoureux soutiens de Charles ATI; et avant lui Jean IV , qui constitual’ordre breton si célèbre de l’ilermine. Le duc François 11, vaincu par la Pré-mouille, fut père de celle Anne do Bretagne qui épousa par procuration Maximilien,roi des Romains, puis fut mariée véritablement à Charles A’Ul, et après la mortde ee prince, à son successeur Louis Xtl. La bile d’Anne cl de Louis, madameClaude, épousa François l 11 , alors duc d’Angoulème, lui apporta la Bretagne qui,en 1532 , sur la demande formelle des états, fut réunie à la couronne. François l rrlit beaucoup de bien à la province. Les écluses de la A’ilainu furent construites parses ordres sur les [dans de Léonard de Vinci . j
Dans l’arrondissement de Laval : le bourgNArgenfré’SOUS’Lavat, a de belles carrières demarbre; la petite ville d’AVnw, 3,000 habi-tants, où l’on voit encore les bâtiments d’uneancienne et célèbre abbaye de bénédictins,aujourd’hui institution de sœurs remarquable;celle de Sainte-Suzanne , sur une montagne,moitié moins peuplée , mais remarquable parses _ ‘ ïs.
Dans l’arrondissement de Mayenne , la pe-tite ville de Filainc-la-Juncl, également indus-trieuse, et renfermant 2,400 Ames; Jmhricres,petite ville sur la Mayenne , de 2,000 habi-tants; Rrnéc , sur la rivière du meme nom,ville bien construite et vaste, de 5,000 habi-tants; Lassay, qui en a 2,000, et se fait re-marquer par une vieille iuntaine encore bienconservée et située à peu de distance.
Dans l'arrondissement de ChAleau-Gonlier,après Craon , petite ville ancienne et célèbre
3,000 habitants, agréablement située suri’Uudon, l'on ne peut guère riterque Chetnaze ,c °inmune qui renferme le château de Saint-Guen, dont nous avons parlé, et la petiteville Ue Gosson, peuplée de 2,000 habitants.
On peut citer parmi les Manceauxcélèbres de la Mayenne , Ambroise Paré , le père de la chirurgie fran çaise , et chirurgien de Charles IX ;Bigot, qui avant lui s’était distinguédans la médecine; Babin-tht-Bourg,autre médecin célèbre du dernier siè-cle; l’historien Garnier; les IrèrcsGotlercait , qui furent surnommesChouans ; l'illustre voyageur J'olncy;l'évêque Héritier , Vendéen célèbre ;l’archevêque cardinal de Chévents,prélat qui , dans les derniers temps ,lit revivre les vertus de Fénelon .
Le pays de la Mayenne suit l'histoire générale du .Maine , mentionnée dansl’article du Maine-et-Loire . Les Aulerces, surnommés Diablintes et Arviens, en étaientles anciens habitants. Il fut au moyen âge un champ do batailles presque continuel-les. Une partie des villes d’à présent durent leur origine à des châteaux forts. Coj co-dant l’on ne peut raconter aucun fait important de cette, époque confuse.
Au XA" 1 siècle, les Anglais furent presque partout repoussés du pays. Am-broise de Lorc avec trente soldats en battit un corps considérable à Am-hrières. Mayenne résista trois mois au comte de Salisburv. l.nval fut pris par'Talbot, [mis repris. Ambroise do Lore prit encore Lassuy. Ou prétend que ce futun des comtes de Laval , Guy NUI, qui, ayant épousé mie fille de Flandre , Beatrix, 1donna naissance à l’industrie dos toiles, aujourd’hui si active, eu faisant venir, vers1410, d'habiles tisserands et cultivateurs (lainanJs. !
Mais la Mayenne est surtout célèbre pour avoir été le berceau de la chouannerie. :Jean Gottercan, surnommé Chouan , qui donna son nom à cette guerre d’abordfranche et ouverte, plus lard ténébreuse et repoussante, avait pour retraite unbois sur les contins de la Mayenne et de la Luire - Inférieure. Les chouans'étaient presque tous des cultivateurs très-bien armés, mêlant aux combats les pra-;tiques de la religion les plus pieuses, et ne combattant jamais en lignes. Ils se dési-,gnaient entre eux par des noms conventionnels, et ce fut à leur tète qu’en 1799le comte de Bourmonl s’empara du Mans .