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REGION 1)U NORD-OUEST
DÉPARTEMENTS.
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ASPECT PHYSIOLOGIQUE
PRODUCTIONS AGRICOLES
ET MAMIACTUIUÈRES.
L'ancien pays d’Ange, à l’est, for-me des belles vallées herbagères dela Touques el de plusieurs rivièresmoindres ; la plaine de Caen au cen-tre , arrosée par l’Orne , et remarqua-ble par la richesse, la beauté et l’es-prit éclairé de ses habitants ; à l’ouest,le pays du Rorage, joli, varié, maismoins riche et d’un sol moins vigou-reux , établissent trois régions biendistinctes dans le Calvados . Ce dépar-tement est un de nos plus riches sousle rapport du territoire, et relative-ment mi de nos plus peuplés. Presquepartout il ressemble, à part l'activitéindustrielle, aux belles contrées de laSeimvlnlérieure,
Caen , son chef-lieu, l’uu «les foyersde lumières de l’Ouest, lui donne uneimportance intellectuelle remarqua-ble. Les femmes de la plaine de Caenel du pays d’Ange, ne [tiennent pointpart aux rudes travaux de l’agrieul-ture, ce qui n’est pas une des moin-dres causes de leur belle apparence.
CIIKES-LÏF.L1X.
Le Calvados est fertile en céréales; tes ar-bres à fruits y remplacent la vigne. Les pom-mes de terre, les légumes y sont l’objet, d’unegrande culture. Son jardinage [tasse [tour êtretrès-perlèclionné. Mais sa principale renom-mée lui vient des beaux héritages du paysd’Ange, où l’oit engraisse pour les marchésde Paris des bestiaux, et surtout des bœufsachetés dans h* Poitou et ailleurs. L’élève despores, des abeilles, de la grosse volaille, estrépandue dans la ptupnrt des localités favora-bles. Les chevaux sont partout fort beaux.
Parmi les diverses branches d’industrie, onremarque les fromageries, la fabrique de den-telles et de porcelaine de Rayeux, celle deblondes de Caen , celle des toiles cretonnepour linge de table de Lisieux , la filature deslaines, des cotons, la fabrique des draps, dessiamoises, des cotonnades, des produits chi-miques, etc. Sur les cotes, on se livre engrand à la pèche du maquereau. Honfleur armepour celle de la morue, du hareng et de lahaleine. Le commerce est partout animé, etconsiste principalement dans l’exportation desdivers produits du pays.
CHKKS-LIKUX
D’AUIIONIIISSEMEXT.
Caen est une des belles villes deFrance , el l’une des plus remarqua-bles sous le rapport îles établissementsintellectuels. Cette ancienne capitalede la basse Normandie s’étend dansun beau vallon au confluent, de l’Orne et de l’Odon, à 8 lieues des cotes.
l,es navires île 150 (onnennx re-monlcnl dans son port avec la marée.Sa bâtisse en pierres de taille est gé-néralement imposante el régulière.On remanpm la plupart de ses églisesgothiques, ses cliarmunlos promena-des , sa riche bibliothèque, ses muséesel plusieurs de ses édiGccs publics.
RAYEUX
Sur l’Aure, 10,000 ha-bitants , est une ville épis-copale très-ancienne, situéedans une plaine fertile, etaujourd’hui assez manufac-turière. On remarque sacathédrale gothique. N. OFALAISE,
13,000 habitants, moinsancienne, s'étend sur tmfcolline que domine un châ-teau , l'édifice le plus re-marquable de la ville. S. ELISIEUX ,
11,000 habitants , auconfluent de la Touques etde l’Orbe, possède unegrande et belle, rue, un*cathédrale gothique, el es!passablement industrieuxl’OINT-l.’KVÊQTK,
Sur la Touques, a 2,0l)fihabitants. K.
TIRE,
Julie ville de 8,000 bS Jhilants, très-industricuseïsur la Vire . S. O.
Moins riche que celui du Calvados ,quoique plus étendu , le départementde l’Orne offre presque partout unesurface assez inégale. Une chaîne dehauteurs qui le traverse dans toute salongueur, se couronne de belles forêts.Tes vallées, arrosées par la Touques,la 'Vire et une vingtaine d'autees pe-tites rivières, sont couvertes d’excel-lenls pâturages qui forment un dixiè-me de la superficie départementale.On rencontre beaucoup de marais dansles arrondissements de Domfeonl etd'Argenlan ; quelques laudes soûl aussirépandues çà et là; si bien que l'agricul-ture n'utilise guère que la plus grandemoitié du pays.
Tes habitations des campagnards,principalement dans l'ouest du dépar-tement, sont assez mal tenues; l’as-pect de la population n’est point aussibeau que dans la basse Normandie .
Ta récolle en céréales de l’Orne ne suffitguère à la consommation. Ta pomme de terrelui est une ressource fort utile. Te cidre et lepoiré remplacent pour lui le vin. Il cultiveen grand le chanvre el le lin ; engraisse, commele département précédent, de. fort beaux bes-tiaux, de belles volailles, élève des abeilles,et renferme, dit-on, les meilleurs chevaux dela province. Il exploite en abondance le fer,le kaolin, la magnésie, la terre à crayon noir.Il n de beaux granits el d’excellentes pierrescalcaires.
T’industrie métallurgique et la fabricationdes toiles sont les premières parmi les bran-ches d’industrie. Tes fabriques de l'Aigle fournissent la France entière d’épingles, d’ai-guilles à coudre el à tricoter, de fils de laiton,enivre, etc. Mnrlagne, Argentan et surtoutVimouliors, envoient au dehors non énormequantité de toiles, ('.elle dernière ville possèdede fort belles blanchisseries mécaniques. Tesdentelles, fabriquées dans plusieurs localités,el connues sons le nom de points d’Aleuçon,sont encore tres-renommées.
Alençon , au ronllucnt de laSaillie et de la Biianthe, est uneville bien bâtie, niais d'un aspecttriste, et trop grande pour sa po-pulation. Quoique un peu déchuesous le rapport industriel , elleest encore assez manufacturière.
14,000 habitants.
Sa cathédrale gothique passepour fort belle ; on remarqueaussi ses halles, son hôtel de villeet sa préfecture, l.a plupart deses maisons sont construites eugranit.
Petite ville, agréublcinctfsituée sur une hauteur au 1rives de l’Orne , a 7,001habitants et quelque indu?trie. N.
A 5,000 habitants. C’c**une petite ville indu*'trieuse, assez agréable clDieu bâtie. E.
Près de la rive gaucl if Jde la Varenne, n’a q1,800 habitants et qitelqo 1 ’* *fabriques de toiles. G’*’une petite ville assez célflue. O.
Remarquable par sou agriculture,son commerce, son industrie et sapopulation, ce département est encoreun de. nos plus importants, en cequ’il renferme la première plaee fortemaritime de laManehe. Il peésente uneétendue considérable de cotes compo-sées généralement de liantes falaises,qui dominent de vastes grèves tour àJ tour couvertes et délaissées par la mer.
Une chaîne de collines élevées qui se\ termine nu cap de la lloguc, le di-vise du S.-E. au N.-E. en deux par-ties , chacune également marécageuseet humide, mais renfermant aussi defort belles contrées de pâturages et decultures. Les arbres ù fruits y sont pres-que aussi abondants que danslaSeine-lilféricmv. Tes habitants sont aisés,
I économes et bons, quoique peu ins-1 fruits , et tenaces.
Des céréales en abondance, de beaux bes-tiaux engraissés dans d’excellents et nombreuxherbages, de fort beaux chevaux, de bellescultures de chanvre et de lin, une énormequantité de cidre; du fer, du plomb, de lahouille; des carrières de granil rose, d'ardoi-ses , de bonnes pierres de taille, quelques sa-lines sur les cotes, voilà, en aperçu , lesprincipales richesses territoriales delà Manche .
Ta construction des navires, la pèche lo-cale, la recherche du varech, pour en tirerla sourie, la fonte du fer, la fabrique de drapsfins, de serges, droguets, toiles, coutelleriecommune, bougies, papiers, objets de chau-dronnerie, tissus de crin , rubans de fil, por-celaine, verres, dentelles, ouvrages en osier,sont les ’ -s industries.
Te cahotage, intérieur et extérieur sur lescôtes, est très-actif. On arme en plusieurslocalités el surtout à Granville , puni- la pèchede la morue.
Saint-I.ô sur la Vire , est uneville assez industrieuse. Sa bâtisseest irrégulière. Son commercepeut passer pour important.
Le plus bel ornement de Saint-Lû est la cathédrale gothique.On regarde son église Saiute-Groix comme le monument d'ar-chitecture saxonne le mieux con-servé qui soit en France .
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lVlile ville eàlèl.re île 8,O0jlialiilaitls , sur une colline < ><>vloin du Moul Saint Michel, Ufsérie une assez rit ke bibliuU 1 ^que. S. O.
I8,(H)0 habitants , estplace rie guerre maritime laimportante de la Manche- 1admire son mugniiiqne portlilairc, œuvre rit* Napoléonarsenaux, el plusieurs Jeétablissements. N. O.
COULANGES,
9,000 habitants. Evêché,commerçante , industrieuse •irrégulièiemenl bâtie. Sadrôle gothique sert Je pniiJreconnaissance aux marins» '
Ville iiucienne Je 2,000 l> a ^tants. S.
VÀLOGVFS,
Jolie ville rie 7,000 haltitji 01et U’ès-imtustriaise. X*i. O»
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REGION DU NORD-OUEST
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LIEUX REMARQUABLES.
HOMMES UTILES
ET CELEBRES.
SOUVENIRS HISTORIQUES.
Islo-ny, au fond de la baie de Vire , re-nommé pour son cidre cl son beurre, et pe-tite ville de commerce importante, de 2,000hab. ; Fonnigny, village près de la cote, fa-meux par la victoire qui délivra la France oc-cidentale des Anglais en 1450, .sont dansl’arrondissement de Rayeux. Dans celui deRoiit-l’ENèque : Honfleur , sur la rive gauchede la Seine, à son embouchure compte 0,000liai). ; c’est une ville assez mal bâtie, mais pro-pre et agréable; son port, déjà très-commer-çant , pourrait l'être davantage.
Dans l’arrondissement de Lisieux : Livarol,est renommé pour ses fromages. 2,000 hab.Dans celui, tle Vire : Coudé - sur-Noireau,0,000 hab., est une petite ville commerçante.Saint-Séver, bourg de 1,500 hab., est peuplé dechaudronniers.
Enfin dans l'arrondissement de Caen : Cour-seule, gros village de 1,500âmes, possède unbon port et quelques fabriques; Douvres ,bourg, a 2,000 liai). Dans son voisinage setrouve le pèlerinage de Notre-Dame la Déli-vrante. L’arrondissemenl de Falaise n’ottVe(jne les trois bourgs de Saint-Silcain, lirette -viUe-sur-Loire , Harcourt , et la petite villeindustrieuse de Clccy, peuplée de 2,200habitants.
Guillaume te Conquérant, né dansl'ancien château fort de Falaise ;Olivier Basse.Un , troubadour, inven-teur du vau-de-vire, celte joyeuse etsatirique chanson, qui devint le vau-deville; Alain et Iran Chartier, sa-vants et poètes illustres au 1 5 r siècle ;Malherbe , créateur de la premièrebelle poésie française; iloisrahrrt,conseiller littéraire et favori de Ri-chelieu ; Am/ir Graindorge, qui in-venta au 10' siècle, les toiles ou-vrées; lluet, l’un de nos plus célébrésérudits; Dumoulin, qui fit au 1 (C siè-cle 1’lnstoire de la Normandie ; Fa-rignon, bon géomètre du mêmetemps; Itrébeuf, traducteur de lal’harsale de Tuoain ; la Place, qui,fils d’un cultivateur, devint l’un desplus grands mathématiciens français ;Malfildtre cl Chenedollé; l’exeellenl chi-miste / ’auquelin .
Le département du Calvados , d’abord de FOrnc-lnféricurc, a reçu sonnom , comme on sait, d’une chaîne de rochers qui bordent une partie de.ses côtes. Ces rochers avaient eux-mèmes reçu leur nom de celui d’unvaisseau de la Hotte envoyée , par Philippe 11 d’Kspagne, contre l’Angle-terre, qui vint s’y briser. Le pays dont ce département se compose, habitéd’abord parles f’iducasses et les Ltxovii, ravagé maintes fois par les'Saxons, suivit plus tard l’histoire principale de la Normandie dont nousavons parlé à l’article de la Seiue-Lnferieure. Ce fut à Ponl-l’Evèquc queGuillaume le Conquérant assembla les étals qui décidèrent l'invasion dela Grande-Bretagne.
Caen , d'abord une forteresse, élevée près de la capitale ruinée desViducasscs, dut son importance à ce prince et a son épouse Mathilde. Ontira des carrières de ses environs les pierres dont furent construits laplus grande partie de l'ancien palais de Westminster et plusieurs vieuxédifices de Londres. Caen ne tarda pas à d< venir la capitale de labasse Normandie , il fut repris mainte et mainte fois dans les guerresdes Anglais . Le brave Dunois l'enleva définitivement au due de'Somniorscl.
Jean Ilcnnnvcr occupa le siège épiscopal de Lisieux , l'ancienne capitaledes l,rxovii. Ce siège avait été occupé par le bourreau de Jeanne il’Are ,Cauchon .
L’arrondissement du chef-lieu renferme laplus ancienne ville de la contrée: Séez ,éuVhé, ancienne capitale des Gaulois Saii ,importante encore au moyen âge et peupléeaujourdhui de 5,000 hab. On voit, non loind’elle, le château goth'ujue d'O, élevé, dit-on,par Isabeau de Bavière (qui l’eut plus tardpour prison).
Dans l'arrondissement d’Argenlan , l’ontrouve le magnifique el célèbre Haras duPin, la toute petite ville d 'Ilyerne; le vil-lage de Sainte-Honorine la Guillaume , re-nommé pour ses granits, et le gros bourg def’i/uoutiers, centre d’une fabrication de toilesnui occupe près de 20,000 personnes. Celuide Mnrlagne. renferme la célébré ville manu-facturière de C Aigle, sur la Rillc, ayant 5,000liai), et un tribunal de commerce ; le bourg deSolign y-la-Trappe , le château des Forges, à2 lieues de Mortagne , (pii fut habité par Câ-linât , et l'ancienne ville de liellvsme, peupléede 3 à 4,000 habitants.
Dans celui de Doiufront : les gros bourgs deFcrté - Ma ce et d'Athis , remarquables parleurs fabriques ; Tinchehray , qui a des forgeset des papeteries; Jtagnoles, village dont l’é-tablissement d’eauv thermales est renommé.
Le maréchal de Matignon , qui re-fusa de faire exécuter, à Alençon ,les ordres de la Saiiit-Rarthélemy ;le cardinal <FAngenncs, habile diplo-mate du 10 e siècle; ses contempo-rains, lirr/auil, poète distingué elévêque de Séez; Toussin et Fassin,savants bénédictins, et le juriscon-sulte Cormier; le digne historienMczerai : plus proche de nous, letrop fameux montagnard Hébert; lacourageuse Charlotte Con/ay, qui dé-livra, il est vrai par un crime , laFrance du fanatique Marat ; Falazé,l’un des bons orateurs de la Gironde ;l’illustre médecin Desgenettes ; l’ex-cellent botaniste de la Billardière;M. de PoucqueviUe, auteur du voyageen Grèce , appartiennent par leurnaissance au département.
Le département de l’Orne est composé en grande partie de l’ancienduché d’Alençon, apanage des fils de France , qui avait été lui-mêmeformé, en 1 i 1 4 , des comtés d'Alençon et de Perche (capitale Bellesme),lesquels relevaient autrefois des dues de Normandie , et avaient étéréunis à la couronne, l’un par extinction de la famille <les seigneurs, en1257, l’autre par achat en 1283. Les Romains n’avaient pu s’établir dansle pays , et les Francs s’étaient emparés avec peine de la contrée d’Alençon , iCharles le Simple céda cette ville aux Normands; elle eut, jusqu’en 1GUI,époque de la révocation de l'édit de Nantes , a soullrir d’une foule desièges et de massacres, tant de la part des comtes voisins, que des duesde Normandie, des Anglais , puis des chefs de partis religieux.
II on fut de même de Séez el de Bellesme; de Mortagne , qui fut lethéâtre d’un sanglant combat entre les troupes de Henri IV el lesligueurs; de Doiufront, que l’on surnomma la ville de malheur. C’estdans cette ville que Montgommery , chef des calvinistes, et qui tuainvolontairement Henri 11 dans un tournoi, lut lait prisonnier;de là, au mépris d’une capitulation qui lui garantissait la vie, ou leconduisit eu plaee de Grève, où il fut exécuté en présence de la courassemblée. 1
Une bataille célèbre se donna en 110G à Tinchehray, entre les deuxfrères, Henri, roi d’Angleterre, et Robert, due de Normandie . Ce dernierfut battu. j
Curcniau est la seule plaee remarquable del'arrondissement de Saint-Lo . C.Vst une petite,ville de guerre peu forte, dans une contréetrès-marécageuse . 2,000 hab. Dans celui d’A-vranclies : Granville , célèbre port de guerreet de commerce; contient 8,000 habitants,(d s’élève en amphithéâtre sur un roc escarpéa l'embouchure du Rose; la petite ville dePontorson ; le gros bourg chaudronnier deFilletlien-les-Poéles; la petite ville de Saint-James, jadis place de guerre importante, au-jourd’hui manufacturière et peuplée de 3,000âmes; le célèbre Mont Saint-Michel , tant defois décrit, et sa prison d’tftut, fameuse dansl’histoire des derniers troubles civils.
Dans l'arrondissement de Valognes : h 1 pc-lit port de Saint-H aast lu Hougue est ce-lebre par son cahotage, cl par le terriblecombat naval qui fut livré non loin de lui eu1(^1; Saint-Sauveur, petite ville propre et•'•en bâtie, de 3,000 habitants; Montehourg,E l ’0s bourg de 2 à 3,000 âmes, industrieux ;ttriquebcc, petite ville de 5,000 habitants,n ) ‘UU des sources minérales.
Le cardinal Davidda Perron, poèteet historien du 1 (F siècle ; Saint-Evrr-mnnt, l’un des plus spirituels écri-vains du sièclesui\ant; 1 amiral 'Jour -ville, l’un des plus grands hommesde mer sous Louis XIV ; Lctoarncur,premier traducteur des œuvres de.S hahs/ieaie ; l'abbé Castel de Saait-Pierre, si connu par sou utopie dela paix perpétuelle ; If icq d’Azir,célèbre médecin, successeur de Bill-ion à l'Académie française ; Lebrun ,troisième consul de la République ;le brave marin // authier; l’avocatDexessarts, auteur dn recueil fameuxdes causes célèbres.
Anriemiemeut habité par les Anclli et les Ahrineatui (autour d’Avrimehes), lepays de la Manche suivit à peu près l'histoire générale de la Normandie , dans 1laquelle il fut compris. Avrunches en lut d'abord la ville la plus célèbre, (.'étaitune place très-lôrle et importante , comme devant contenir de ce <ù:é les Rivions.Ceux-ci l'enlevèrent néanmoins à Jean sans Terre , et la détruisirent. Saint Louis lareleva. Tes Anglais , qui s’en emparèrent à quelque temps de là, n’en furent rliassesqu’en 1 450. l’ius tard (15G2), les querelles religieuses ensangtantèrent son enceinte.
Saint-Tu serait, dit-on, l’antique Ilriueera; son nom actuel lui vient de saint I.o,évêque de Coutances ,
La célébrité de Cherbourg est plus récente : ses bist. l iens nous apprennent quec’était au 10* siècle une ville fortifiée, du nom de Carushur. Tes Anglais dirigèrentvainement eontre Gainsliur, dont le poil faisait assez de commerce, plusieurs expé-ditions considérables; enfin, Charles le Mauvais , comte d Fvreux, auquel il étaitsoumis, le leur livra. Charles VII le leur reprit. Il fut accordé depuis aux habitantsplusieurs notables privilèges. Eu 1758, comme on venait à peine de lorliiier leport , les Anglais s’emparèrent de Cherbourg el détruisirent tous les ouvrages. Oureprit bientôt après les constructions. Mais c’est seulement eu 1 RO i que fut entre-pris le port militaire. C’est à (’.lieibourg «pie Charles X , exilé, s'embarqua. Nousavons parlé du combat de la llougue.