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SUITE DES COLONIES EN AMERIQUE.
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La première de ecs îles, à S lieues S. O. de la Grande-Terre, compte environ 11,000 habitants. Elle est très-élevée au-dessus deseaux, bien boisée, mais mal arrosée. Cependant son sol est fertile. Elle a pour chef-lieu le grand bourg de Marigot, et renferme troisparoisses. Ses montagnes fournissent d'excellent bois de campèche; les cultures sont celles des autres colonies. Ce grand bourg est bien bâtisur la côte sud-ouest. On y compte environ 200 maisons.
Les Saintes, formant un petit groupe d’iles, à 2 lieues S. de la Guadeloupe . Elles offrent un excellent mouillage aux flottes de guerre, etune position militaire très-forte. La population est de 12,000 habitants. Ces îles sont généralement arides cl surmontées de mornes. La plusgrande, la Terre d'en liant, offre néanmoins des cultures assez suivies.
La Désirade, à 3 lieues N. E. de la pointe E. de la Grande-Terre, compte 2 lieues de largeur sur 4 de longueur. Ce n’est guèrecomme les Saintes qu’un assemblage de mornes, mais encore moins fertile. Sa population est de 1,200 âmes, et se livre surtoutà la pèche.
Saint-Martin s’élève à 45 lieues N. de la Guadeloupe ; nous en possédons la partie septentrionale, l'autre appartient aux Hollandais.Ces deux parties sont fertiles, mais presque sans commerce avec la France ; elles ont ensemble 18 lieues de circuit.
Toutes ces îles où nous nous sommes établis de bonne heure, nous ont été enlevées et rendues à diverses reprises par les Anglais . Nous ensommes rentrés en leur possession depuis 1814. Quarante Français , en 1808, défendirent Saint-Martin contre un corps considérable d’Anglais .
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PAYS. La Guyane française, que l’on appelle aussi France équinoxiale, est une des cinq parties de la grande Guyane , immens*contrée de la partie septentrionale de l'Amérique du sud , bornée au nord par l’Orénoquc et l'Océan atlantique , à l'est par cet océan,au sud par le lleuve des Amazones, à l’ouest par l’Iapura et l’Orénoquc. Les autres parties sont les Guyanes anglaises, la hollandaise, labrésilienne , colombienne.
La plus grande longueur de la Guyane française est de 125 lieues, sa plus grande largeur de 90; on estime sa superficie à 5,400 lieues.C’est un pays bien arrosé, au sol et au climat favorable. Les cours d'eau les plus considérables sont le Maroni , qui descend de la Serra-Tumucumaque, à peu près la seule grande chaîne du pays, l'Oyapoc, le Canopi, qui ont la même origine, l’Approuage. La Cayenne et la comté (Ouya), forment à leurs embouchures l’ile île Cayenne, assez malsaine, et où s'élève Cayenne , le chef-lieu de la colonie.
L'immense quantité d’insectes, nuisibles ou incommodes, est un des principaux inconvénients du climat; on ne marche qu’entouré demyriades de moustiques. Les chiques, les scorpions, le rongeur cocroaek, les fourmis, les araignées de grosse espèce, et milleautres espèces pernicieuses, ne laissent guère de repos aux habitants. Il y a quatre saisons, la petite et la grande pluvieuse, la petite etta grande sèche, l.ea côtes sent presque toutes marécageuses, mais bordées de magnifiques forêts souvent impénétrables. En général le solest très-riche. On l’a employé avec succès aux Antilles comme engrais. Les animaux sauvages, les arbres dont les fruits sont un poisonviolent, abondent; de même que ceux dont le bois ou le fruit sont précieux.
Le petit nombre d'établissements agricoles de la colonie (500) prospèrent : ils fournissent annuellement passé 2,000,000 de kilogrammesde sucre brut, 210,000 de coton; autant de café, 90,000 de cacao, 500,008 de giroflle, 10,000 de cannelle, 3,000 de poivre, autant demuscade. La valeur des importations qu’on y fait de France surpasse celle des exportations; les principaux objets de celles-ci sont lesrécoltes citées plus haut. Le nombre des bestiaux est déjà considérable, mais les savanes de la colonie pourraient en nourrir cent fois plus.
Cayenne , dans l’ile de Cayenne, est la capitale de la colonie. On la divise en ville vieille et ville nouvelle. Celle-ci est assez bien construit».On compte dans les deux 3,000 habitants.
Notre établissement dans la Guyane date de 1004. Les Hollandais, puis les Portugais , nous l’enlevèrent en 1770 et en 1809. Un assezgrand nunibre de citoyens français y furent déportés à l'époque de la révolution.
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Les ÎU'* Saint-Pierre et Miquelon , près de la cote, sud de Terre-Neuve 40° 41* de Int. N. et 57° 30’ de long. O., sont de»établissements Oc pêcherie; elle tonnent une petite colonie assez importante, et peuplée en partie de Français des côtes océaniques-i Leur séjour est très>animé à l’arrivée des batiments pêcheurs de morues ou de commerce qui viennent eu faire le centre de leurs expéditions-
Les produits de la pèche importés en France dans une bonne année approchent de 2,000,000.
L’ile Saint-Pierre petit avoir environ 3 lieues carrées. Son sol est inégal, rempli d’escarpements. Des bouleaux, des pins, le colcatfloccidentalisé quelques légumes, composent la végétation. La population est de 1,100 habitants, qui s’occupent presque tous de U pêche-Saint-Pierre , sur la côte sud-est, est le chef-lieu de l’ile et de la colonie. C’est une toute petite ville dont la rade est excellente.
L’ile de Miquelon , ou plutôt les îles Miquelon, grande et petite, jointes par une chaussée de sable, ne forment qu’une seule paroisse-La grande est assez bien boisée cl a de beaux pâturages. Les habitants s’occupent de la péehe, et sont dispersés sur les côtes. La itiperlici*totale des deux îles approche de 16 lieues carrées. Ces îles sont à nous depuis 1703. Les Anglais les ont capturées plusieurs fois et les ontrendues en 181 G.
LITTORAL DE LA REGION NORD-OUEST.
Le PAS-DE-CALAIS , que nous avons dû renvoyer à celte région,joint la Manche à la Mer du Nord ; les Anglais l’appellent: Strrat of Dmvcr.fl a encore 7 lieues 3/4 dans sa moindre largeur. Ses eaux séparentl’extrémité sud de l’Angleterre de notre côte septentrionale.Elles baignentla le comté de Kent, le grenier d'Albion; ici noire important déparlementdu Pas-de-Calais . Tout atteste que les deux pays ont été unis sur cespoints dans des temps très-reculés, et séparés par quelque grande catas-trophe qui aura donné ouverture aux Ilots de l’Océan. Leurs côtes oppo-sées présentent en effet les mêmes formations.
Le Pas-de-Calais est le passage principal de Franco et d’Angleterre;ce passage se lait îégulièremeiit par des paquebots à vapeur et autres,qui partent plusieurs lois par jour. Il est généralement peu dangereux.Le port le plus célèbre de la côte anglaise est Douvres (Dowcr).
LA MANCHE, qui baigne nos départements de la Somme , île la Seine-InJérieure, du Calvados , de la Manche , d ’I//e-et-/'Haine , des Côtes-du-Nord et du Finistère , est appelée par les Anglais Dritish Chunnel (canal anglais ),et baigne sur leurs côtes, en partant du Nord, les comtés ou sbires îleSussex, de Southnmpton, de Dorset , de. Devon et île Cormvall (Cor nouailles ). Sa largeur va en augmentant du nord-est à l’ouest, et atteintjusqu’à 55 lieues.
Nous avons nommé ailleurs ses enfoncements sur notre côte; ses prin-cipaux en Angleterre sont à partir de l’est : l’espèce de golfe où déboucheXArundel, rivière du comté de Sussex entre les caps Bcachy et le Selsialtill; celui qui s’étend entre ce dernier et le cap Darlstonc, et où setrouvent renfoncement de Sonthampton, le havre de Portsmouth et lagrande ile de // ight; l'ancien golfe iX F.xeter, et, plus loin, le golfe dePlymouth et de Fa/month; enlin , la baie de Alounts. Des falaises arides,aux crêtes nues, parfois rocailleuses, bordent la côte anglaise .
La Manche est très-poissonneuse, et nourrit pour ainsi dire les actifs
habitants de scs bords. Scs flots ont comme une agitation continuelle.Ses marées sont puissantes. Des tempêtes fréquentes et imprévues larendent très-dangereuse. Les vents les plus ordinaires sont ceux del’ouest.
Les Iles de la Manche sont : au nord, près des côtes d’Angleterre, cellede JFight; dans la partie méridionale, près des côtes de France , maisappartenant aux Anglais , les Iles de/ertey, Gaernesey, Aurigny ou Alderney ,Gers et autres moindres, qui dépendent de Soiilhampton-Shire, et for-ment un gouvernement dont le chef-lieu est à Saint-Pierre , dans Guer-nesey. Elles nourrissent d’excellents bestiaux, sont fertiles, bien peupléeset commerçantes. Le raz d'Aurigny , qui sépare Aurigny des côtes deFrance , est très-dangereux. En 1 744 , le vaisseau anglais le Fictory, sebrisa contre ses rochers , et mille hommes qu’il portait périrent. La po-pulation des îles normandes se rapproche plus des côtes françaises quedes anglaises; elle parle un vieux normand corrompu. Le rot d’Angle-terre règne sur les îles normandes comme ancien duc de Normandie ,c’est-à-dire sans l’assistance du parlement.
Un sol assez découpé, mais peu montagneux et presque toujoursplaines ou collines, un climat très-doux, un territoire qui sc prête mer-veilleusement à certaines cultures de légumes, de magnifiques pâtu-rages, des richesses minérales considérables, très-variées et d’une qua-lité supérieure distinguent les îles de la GBANDE-BUETAGNE.
Ces des sont le siège principal de la puissance de l’immense Empirebritannique, qui s’étend dans les cinq parties du monde, et dont la forcenavale armée égale et surpasse même celle de toutes les nations réunies.Leur population s’élève à 24 millions d’habitants; leur surface est d’environ15,000 I. carrées. Le commerce le plus actif, l'industrie la plus ardente, laplus variée, la plus hardie, et souvent la plus accumulée, règne sur tousleurs points, si ce n’est en Irlande
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