ILES lîOUIUÎO\ (et S te -MARIE) cote sud-est de locéas indien. SÉNÉGAL . COTES nord-ouest DE L'OCÉAN atlantique .
POSITION (Boorïoü) 30° 50 et fl» 24' xatitcde S., 52“ 56' et 53o 35' de i.oRgitudi E. POPULATION : 2,997 LIBRES, 11,409 ESCLAVES, INDIGÈNES (Maures, Nègres, Jalovs,
POPULATION : 27,645 LIRRES, 72,285 ESCLAVES; TOTAL : 99,930, Focls, Maîsdihges de uasgue arabe, ou Jauofs de religiok mahomatabe et idolâtre hélée
SUPERFICIE: 253,167 ARPENTS MÉTRIQUES. 300,000). TOTAL : 314,400.
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COLONIES
( ï'oir, pour leur Administration, au Chapitre de
PAYS. C’est sur les eûtes de la brûlante Sénégnmbie, à peu près à la liautenr des îles du cap Vert , ques'étend notre colonie du Sénégal . Elle se compose de plusieurs petites lies et dune certaine étendue dela cote. On la divise en deux arrondissements. Le premier, qui est celui de SAINT-LOUIS , em-1 nasse les îles de Saint-f.ouis, liaghahé , Safal cl Ghéher, à IVmliourhure du Sénégal ; le pays avoisi-nant ééOuàlo, les Escales, -ou marchés établis sur les deux rives du fictive, et la côte, depuis la baied’/o/’jusqu'au cap /liane . Le second, plus méridional, comprend au delà du cap Verd , l’ile de Gorce,et la cote depuis ta baie iVlof jusqu’à la Gamine, et même au delà.—Le climat général de cette colonieest très-chaud et funeste aux Européens . La saison des pluies commence en juillet, et finit en octobre.Le reste de l’aimée est la saison de sécheresse et des vents, qui amènent parfois des nuées de sauterelles.
PUOnrCTIOXS KT COMMKItCK. Le sol est peu favorable aux exploitations agricoles;cependant les rives du Sénégal sont fertiles, et, à part quelques plaines fie sable sur la rive droite, sontcouvertes d’une magnifique végétation; de belles forêts y déploient le luxe-descontrées méridionales :ici, c’est le baobab , ce roi des végétaux ; là, Pébéuier du Sénégal , ou le Kliàvor, le cerisier d’Afrique ;plus loin le cotonnier, le mûrier, le gommier, l’indigotier; Ins cultures roulent sur le maïs, le millet,les patates, le nopal à cochenille, le caféycr, l’olivier, le chanvre, les fèves, etc. Les animauxsauvages sont numbreux, et l’on remarque parmi eux le lion, le léopard, l'hyène, l'éléphant, lesantilopes, le chat-tigre. On emploie aux travaux agricoles le chameau, le buffle, le bœuf, Pane, lecheval; parmi les autres animaux domestiques, il faut citer, pour haïr beauté, les moutons et leschèvres; les oiseaux de nos basses-cours pour leur nombre.
Le règne minéral est nul; cependant, la colonie recueille une assez grande quantité dé sol.
Il y a bien ça cl là des briqueteries et quelques petits chantiers de construction , mais le commerceest la principale ressource de la colonie. On estime qu’il représente un somme de douze millions. Sesprincipaux articles d'exportation sont, les gommes, l’ivoire, la cire, la corne, les écailles, le coton,l’indigo, les bois, les peaux de bœufs. Les articles d’importation sont des objets d’Kuropc, fabri-qués, des boissons ou des alimentaires.
GlIKF-l.lKl’ KT 1.1 Kl’X ÎMIINUIPAITK. l.e ehef-lieu de la colonie est Smnt-Louis ( Andar ) ,dans l’ile Saint-Louis, résidence du Gouverneur, et siège d'un tribunal de première instance. CVsl miepetite et triste ville, assez bien défendue par le fort .Saint-Louis, et offrant aux vaisseaux un bonmouillage. Les brises de mer la mettent a l’abri de l'insalubrité générale des eûtes; elle contientj, 000 habituais. L’ile, dans laquelle elle s’étend, est séparée par un gué peu profond de file basse deTliimm. La longueur de cette ile est d’un peu plus de deux kilomètres.
U'ile de Gorce y ehet-lieu de l’autre arrondissement, appelée Rir par les indigènes, à 40 lieues sud-ouest de Saint-Louis, est plus large que file Saint-Louis, mais moins longue, et se compose de rochesirrégulières. E.llc est couverte aux trois quarts par la ville de Gorce, (pii offre aux vaisseaux une radegrande et belle, et est détendue par le fort Saml-Mieliel, qui peut contenir .100 hommes. Le port a,pour delense, le fort Saint-François. Population de file, 5,890 habitants mêlés.
Gorée fut O’alxml occupée par les Hollandais, en K. 17. Les Anglais la leur enlevèrent en 1GG3.Kiiyler la reprit quelques années après. Ce lut le comte il’Kstrées, en 1GG7, qui nous la conquit.
IllS'IOlUh. La colonie du Sénégal date de. 1037; elle cul pour base le village de Syurt, élevévers ce temps sur la rive gauche du Sénégal , par des E'rançais de l’expédition de Janncquin. Concédéequelques aimées après par la Compagnie dieppoise des Indes occidentales , elle lit des progrès rapides. LesAnglais nous la prirent en 1776, et nous la restituèrent en 1779. .Reprise quelques aimées après, ellene nous a été remise qu’en janvier 1817.
LA CEl.EimE ILE; ROI RISON, appelée, pendant les orages qui suivirent 1789, île de la Réunion , etplus tard île Bonaparte, s’élève, presque tout entière composée de masses volcaniques, dans l’Océan in dien , à cent lieues de la grande ile de Madagascar , où nous ne possédons plus rien. De loin, elle formecomme une corbeille verdoyante, du sein de laquelle s’élancent déliants pilons déchirés ‘ ‘ ?s-
uns au sud brûlent encore. Son sol inégal, noirâtre, est très-bien arrosé au nord; les rivières, quidescendent des montagnes, sont torrentueuses; elles se gonlleul dans la saison des pluies, et causentdes ravages; en été, les ouragans se font encore plus redouter; d’ailleurs, aucun climat n’est plus sain(pie celui de cette île. Sa iertilité, jadis étonnante, est encore aujourd’hui remarquable. Les montagnesont des forêts encore belles , quoique dépeuplées. Les plantes d'Europe , celles de l'Amérique et dellnde, réussissent dans les cultures. Le froment, le riz, le mais, le manioc, les patates, le tabac, lesmuscades, les gîroiiles, la cannelle, le cacao, le colon, viennent en ribondance. Le café bmirbon était,avant 1 ouragan de 180G, le premier après celui de Moka. Ou remarque parmi les fruits, l'ananas (‘I leraisin, lu dalle et lu grenade, le limon et l’avocat, le citron et lu mangue. Le benjoin, l'urbre à pain,le camphrier, 1 alors, le palmier, dont le chou est si recherché, sont à citer parmi les arbres. LesI ichcsses nuueroles de 1 île consistent en un peu de 1er, de craie et d'ambre. — 11 y u peu d’animauxsauvagesmais beaucoup de beaux bestiaux. La pèche xur les eûtes, est productive. — //industrie ma-nufacturière a pour représentants dans la colonie, les ouvriers qui s'occupent des travaux les plususuels. Le commerce, avec les cultures nommées plus liant, forme donc les ressources des colons. Le
f colonie d ailleurs peu détendue. Quant a l’administration, file, gouvernée comme les autres coloniesjramjaues, se divise en doux districts, dont l’un, relui du vent, comprend la partie nord de l’ile, et1 autre, celui de sous le vent, comprend l’autre partie,
CIIEE-LIEIT El LIEUX KEMAHQlTAltEKS. Saint-Denis, au nord, entre la mer et le bas d’unemontagne;; siège du gouvernement, d’une cour royale , est le ehet-lieu de Pile . C'est une jolie etélégante ville, quoique bâtie de bois. Son jardin du roi est magiiilique, et son collège ro>al bien tenuet iicqiienle. Une redoute et quelques batteries défendent sa rade, l’opululiou, 9,850 habitants
Satnt-l.eu, bourg dans le lertile quartier de .Saint-Leu, district sous le vent, au bord d’une rade.Suint-Paul, petite ville du même district et premier point colonisé par les Français . Saint-Pierre, bourga l’embouchure de lu petite rivière d’Aburd. Saint-Paul, Saint-André, Sainte-Rose, Sainte-Marie, autresbourgs sur la cote, sont les lieux les plus remarquables de la colonie. Dans l’intérieur on visite avecintérêt quelques montagnes. — Cette colonie a donné naissance à plusieurs hommes distingué*. Ou aconservé les noms des poètes Pamy et JJer/in, malgré leur genre de poésie.
Rom lion, decouverte par le Portugais Mascaremhas, avec I île de France que l’on rencontre un peua sou est et qui, longtemps possédée par nous., a été définitivement rendue aux Anglais en 1815 ,porta d abord de nu,me que cette ile le nom d’ile Mascareigue. Flacourt , qui en prit possession pourUi France en lf.49 , lui donna le nom de Rourbon. Kn tGG4 , Louis XIV la céda à la Compagnie des. . A la révolte de Madagascar , beaucoup de colons chassés par les Modérasses, vinrent s’y ré-lugier. Les Anglais nous l'enlevèrent en 18(0. Parmi les administrateurs liasses de cette colonie, ilfaut nommer 1 illustre voyageur Poivre , sous Louis XV , auquel elle doit une partie dr sa prospérité.
La petite i\eSainte-Mane, placée sous la dépendance administrative de l’îlc Rourbon et située à 5 lieuesE. de Madagascar , a etc occupée par nous en 1820. Son chef-lieu est l’établissement de Port-Louis .
INDES FRANÇAISES.
POPULATION : 180,000 HABITANTS.
'Toutes les possessions de la France en Asie setrouvent sur les eûtes de la presqu'île des Indes occidentales . Ce sont des portions de eûtes plusou moins profondes, séparées à larges intervallespar d’immenses territoires appartenant à l'empirebritannique . Plies forment le gonvcrmimmit dePondichcry, et les 3 sous-gouvernements deMalte , Karikal et Chandernagor .
Les territoires environnant les villes et appar-tenant à la Erance, sont si peu de chose qu’ils ueméritent pas de description particulière. Nouspassons de suite aux villes.
Pondichéry , dans la province de Knrnatic,cûle de Coromandel, golfe de Rengale, est lesiège du gouverneur de ces possessions. On ycompta jadis jusqu’à 150,000 habitants. Cellepopulation est aujourd’hui réduite de deux tiers.Ou la divise en deux villes : la Planche et laNoire : celle-ci habitée surtout par les naturels,et où l’on remarque la grande pagode. Les forti-fications, naguère* puissantes, sont entièrementdétruites et ne peuvent cire relevées. On voitavec plaisir, entre autres édifices, le nouveaubazar.
Le commerce d'exportation consiste en riz,drogueries, toiles de l'Inde , indigo et sucre; ilest peu considérable. Les cultures de ses envi-rons sont assez belles, et roulent sur le riz, l’in-digo, le coton, le mûrier. Les bestiaux et lesvolailles abondent. On a à redouter beaucoupd animaux féroces ou nuisibles.
Un village, acheté par la France en 1072,donna naissance à cette ville qui acquit un ra-pide accroissement. Les Hollandais la prirent eu1090, et la rendirent considérablement embellieà la paix de Riswiek. C’est alors qu’elle devint lacapitale des établissements français dans les In des , et Tune des plus fortes, des plus belles etflorissantes villes de celte contrée. Les Anglais l'attaquèrent à maintes reprises. Ils s’en empa-rèrent eufin en 1748, et détruisirent les fortili**cations; la rendirent en 17G3, la reprirent enï 778, puis'en 1792, et In rendirent définitive-ment, bien déchue, en I81G.
KARIKAIi.
L'établissement de Karikal , sur la cûte orien-tale, province de Knrnatic, compte 31,000 habi-tants, parmi lesquels .seulement une centainedTùiropécns; la ville s’élève à l'embouchure dol'une des branches du Kaveri; elle compte en-viron 15,000 habitants. Son territoire est fertile;le commerce est peu considérable.
MAllÉ.
Mahé, dans la province de Malabar, vers l flmer d’Oman, à l'embouchure d’une petite ri-vière, à 13 ou 14 lieues N. de Calicut , comptaenviron G,000 habitants. C’est une assez joli* 5ville, résidence d’un chef de comptoir. Les pe-tits navires peuvent entrer dans son port. Sonterritoire est d'un diamètre de 4 lieues environ*Son commerce d'exportation consiste ou poivre,cannelle’, bois de Saudal et au très.
Mahé lui prise par les Français en 1722 , M'levée par les Anglais en 1701 , puis restituée en1783, reprise en 1793 et rendue le 22 février1817.
CiiANuKiiNAOim , dans la ci-devant provint^du Rengale, sur la rive droite de l’Hongly, 97 lieues N. de Calcutta (capitale des possession 5anglaises dans i’I iule et peuplée de 800,000 bal)-)»est une belle ville, bien bâtie, et très-salubre»mais dout le commerce, ruiné pur la jalousie un-glaise, n’est presque plus rien, eu comparaisonde son aeliv ité passée ; il consiste en opium , co-tonnades fabriquées dans la ville, mousseline*»etc. Population , 41,000 habitants. Notre étf'blissenient à Chandernagor date de 1079; b’ 5Anglais s’en sont emparés plusieurs fois, et non 5Tout rendu, mais démantelé, en 181 i.
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EN AMERIQUE.
Après la découverte du nouveau continent par Christophe Colomb , au milieu des mouvements qui portaient alors l’F.urope entière vers des expéditions lointaines, la France ne fut pas inacthe, et bientôt ses navigateurs eurent pris possession, au nom du roi, du Canada , (pie Cartier nomma la Nouvelle-France, de la Louisiane , de plusieurs bellesterres des Antilles , de la Guyane , et de divers autres points.
Le Canada , qui ne nous a point encore oubliés, et dont les habitants ont encore des mœurs presque toutes françaises , a été depuis longtemps cédé à l'Angleterre, contrelaquelle il s’agite aujourd’hui. La Louisiane a été cédée aux Ftats-Unis en 1803, et celte magnifique ville de la Nouvelle-Orleans , 1 une des mieux situées du monde, fondéepar nous on 1717 , a été, par une faute politique grossière, abandonnée avec elle.
Dans les Antilles , Saint-Domingue , après une terrible révolte des noirs, et des fautes nombreuses de notre part s’est constituée en république, et doit encoremie centaine de millions d’indemnité à nos anciens colons., Saint-Christophe, colonisé par Denambuc, a été cédé aux Anglais , de même (pie la Dominique et] d’autres.Nous avons fconservé la Guyane , et ajouté à nos possessions près de Terre-Neuve , sur les côtes de l'Ainériquc du nord, les pêcheries do Saint-Pierre et Miquelon.
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I.KS ANTILLES forment entre les deux péninsules île l'Amérique , un archipel demi-circulaire ; elles paraissent être, nu moins les petites, le résultatantique d’irruptions sous-marines, et forment comme une eltaiue de dos vulcanisés, qui commencent au rivage üoridicu, et finissent dans la péninsuleopposée vers Munirasl>o. Elles ont été découvertes par C.lirisloplte Colomb. On appelle grandes Antilles les quatre plus considérables, Cuba , la Jamaïque ,Saint-Domingue et l'orto-Rico. Les autres sont les petites Antilles . Les Anglais les appellent encore comme autrefois, Indes occidentales; les Espagnols les divisent en îles du vent, et sous le vent.
Le climat des Antilles est a la fois très-chaud et très-humide; le sol s’y couvre d'une végétation puissante, rt ses produits sont le décuple de celuid'Europe . Les habitants sont beaux, pleins de pénétration et d’intelligence; leur imagination est vive , et souvent exalter, l.e préjugé des races règnedans toute sa force parmi eux. Nous ne possédons plus que deux îles assez grandes dans les petites Antilles , ce sont la Martinique et la Guadeloupe ,et quelques moindres, Marie-Galante, les Saintes, la Dêsirade, et la partie nord de Saint-Martin .
’ L’ILE MARTINIQUE , à 25 lieues S. E. de la Guadeloupe , est composée de presqu'îles assez égales, jointes entre elles par un isthme d'une lieueet quart de large. On l'aperçoit de loin, formant au-dessus île la mer comme une double montagne. En eflet, dans chaque péninsule, le terrain, déjàfort inégal et élevé, va en'croissant de hauteur vers le rentre. I.à, s'élancent ces montagnes autrefois volcaniques, et que l’on nomme du nompittoresque de Mornes (ou Riions ), l.cs moindres sont groupées autour des plus bailles, dont quelques-unes comptent une élévation de 1,600 mètres.Elle se couvrent la plupart d’épaisses forêts, asile des nègres marons. 76 petites rivières descendent de ces montagnes dans toutes les directions. On re-marque parmi elles la rivière du fort Saiut-Eiorre, celle de la Lézarde, qui se jette dans le eu! de sue de eu nom. Les autres débouchent dans ce
grand numhrc de haies, rades ou culs de sac qui dcntèlcnt plus ou mnins prolumlemcut les eûtes de 1 ile.
La température est assez) égale; l’hivernage dure du 17 juillet au 17 octobre, (..est lu saison îles pluies et lu plus chaude; plusieurs jiarties de l’ilesont rendues malsaines par des marécages d’où s’élèvent des brouillards pernicieux.
Les cultures s’étendent jusqu'à une assez grande hauteur; alors d’assez grandes savanes ou paissent un grand nombre de bestiaux, la richesseactuelle de la colonie, ou des pâturages et des forêts les remplacent. La)i aime à sucre est moins cultivée ipi’aulrelins, et cependant sa culture est encore très-1considérable, puisque l’un peut compter dans la colonie jusqu’à 450 moulins a canne, mus par 1 eau, lovent, les manèges et même la vapeur. Les plantesalimentaires, le calé, le coton, le cacao, sont les autres principales cultures. Toutes ensemble rapportent annuellement encore 20,000,001)lr. Un auteur aévalué à trois cent millions le capital des propriétés de toute nature île 1 ile. Disons que le revenu en argent de eet immense capital n'est pas le moinsdu monde en rapport avec lui. Le. commerce d'exportation consiste en denrées coloniales, bots il ébénistevie et de teinture, et sans compter les sirojts ettafias, va jusqu’à une somme de 18,000,000 de francs. J.es importations balancent la valeur de relia *uuimc. Quant à l'administration, l’ile se divise
I eu quatre arrondissements, le fort Royal, le Marin, Sainl-Rierre, et la lrinité. Ces aiionilissements sont divisés en paroisses.
GIIEFK-1.IKUX ET LIEUX RltlNUlRAl'X. Fort Royal, chef-lieu de la colonie, et siège jirineipal de la station française aux Antilles , s’étend surles bords d’une grande baie. C’est une ville d’un aspect agréable. Son port, très-fréquente pendant l'hivernage, passe pour nu des plus sûrs des
Antilles . 11 est assez bien défendu par le fort Saint-Louis et d’autres ouvrages. Eopulation, ville et paroisses, 10,000 habitants.
L’arrondissement de l’or'-Royal renferme Imit paroisses, parmi lesquelles la plus considérable est celle du Lamentiu, bourg vaste, bien bâti, maismal entouré, à 1 lieue N. E. de Fort-Royal, et dont le marché est Iréquenlé.
Saint-Pierre, chef-lieu de l'arrondissement de ce nom, siège d’uu tribunal de première instance, college royal, sur la côte O. do l’ilo, à 7 lieues O.de Fort-Royal, est bien plus considérable, plus commerçant et populeux que ce dernier; il est aussi très-bien bâti, (.est dans sou jkuT qu’est le lieuprincipal du commerce de la colonie, et même celui du commerce ues Antilles ; un mouvement cunlinuel et très-riche règne dans son port. On remarqueà Saint-l’ierre plusieurs beaux édifices, et surtout le jardin des plantes, dout la situation est admirable. 10,000 habitants. Rnrmi les six paroisses ils sonarrondissement, nous citerons la paroisse du Prcchear, quhabilu madame de Mninlction, alots mademoiselle dAubigné; celle du bourg du Carbrt,qui t enferme le pilou du Carbel, haut de 800 toises, et selon toute apparence le plus formidable de l’ile. La Marin, est un bourg d’une trentainede maisons, à 5 lieues S. E. de Fort-Royal . La Trinité n’est pas plus considérable.
La Martinique a été, comme les autres colonies, léeomle en personnages distingués; mais la plupart de ees hommes, a 1 esprit pétillant, aux facultésétincelantes, ont brillé riiez eux, et la Métropole dédaigneuse, quoiqu’à un titre injuste, ne s est point enqtiisc de leurs noms. Nous autres, nous con-naissons Joséphine, celle femme si aimable, celte reine si aimée; le poète tS'Àerigny, M. Morenu de Saint-Mer )-, le jeune de Maynard, enlevé si jeuneI aux lettres pur le préjuge funeste du duel qui règne dans tonte sa toree aux Antilles .
RÉSUME HISTORIQUE. La Martinique , appelée, dit-on, Madiana pur les Uariiïltes, Intimants du pays, fnf decouverte en 1493, et reçut sonnom actuel des Espagnols . Los Français, qui y abordèrent pour la première lois en ltiJa, il osèrent point sy fixer; eo lut le iamenx Denambuc,gouverneur de Saint-Christophe, qui’, dans la même année, y envoya une petite colonie. Cette colonie^ repoussa peu à peu les Caraïbes . Ou éleva Saint-Rierre vers 1658, et Fort-Royal en 1674. La révolte de file conlrc le marquis de Varenucs, en 1717, lit quelque bruit, l.es Anglais s’en empareronteu 1762, mais pour peu de temps; ils la reprirent eu 90 et la gardèrent jusqu eu 1809.
LA GU ADEI.OUEE, la plus considérable des petites Antilles après la Trinité, s’élève à 25 lieues N. O. de la Martinique , dont elle est séparée par laDominique ; un petit détroit, que l’on nomme la rivière Salée, la divise du nord an sud en deux lies distinctes; celle qui s’élève à l’ouest prend lenom de Grande-Terre; l’antre est la Guadeloupe proprement dite.
La constitution de ces deux pays différé essentiellement : de bailles montagnes volcaniques, magnifiquement boisées, couvrent du nord an sud laGuadeloupe proprement dite; l'une d’elles, que l’on nomme la Soufrière , les domine au sud. Son cratère, à 1,500 mètres au-dessusjdc la mer, est tou-jours couvert d’une fumée noirâtre, et quelquelois éclairé par des matières étincelantes : de ces montagnes descendent dans tuutes les directions beau-coup de rivières torrentueuses, dont plusieurs utilisées par l’industrie; enfin, l’air de ja^ Guadeloupe est généralement salubre. Au contraire, laGrande-Terre est découverte, plate et sans eau ; cependant elle est mieux cultivée que la précédente, plus peuplée, et son sol, fertilisé par les dépôts océa-niques, rapporte davantage. „
Gomme la Martinique , la Guadeloupe entière est riche en bestiaux, elle a il excellents palurages; ses cultures, sou commerce, roulent sur lesmêmes objets; mais elle exporte plus qu’elle ue reçoit, et lait une [dus grande quantité de liqueurs. Eutiu la valeui de ses altaires générales surpassede près d’un quart celle des affaires de la Martinique . Lit Guadeloupe entière se divise en vingt-cinq quartiers ou paroisses, sur lesquels neuf pour laGrande-Terre. Les îles de Marie-Galante, et Dcsirade, les Saintes, la partie française de Samt-Martin, dépendent de son gouvernement; sa capitale
est la Rasse-Terrc, dans la première partie. , , „ , ..
La Rasse-Tcrre s’élève sur la côte sud-ouest de cette partie, à 2 lieues S. O. de la Soufrière , (.est une ville propre, bien M|,e, et divisée par larivière aux Herbes en deux quartiers; Son hôpital est fort beau, son port passe pour tres-peu sûr, sa rade n est guère meilleure. Pop., 5 ,ooi) habit.
La Pointe à Pitre est l’autre ville principale de la colonie, rebâtie eu pierre deputs un violent incendie, en G80; elle présente un fort bel aspect derégularité. Sa situation, sur la côte sud-ouest de la Grande-Terre, au milieu des cultures, son port tres-bien dclendii et supérieur à celui de laBasse-Terre, en font une place importante. On y compte 15,000 habitants. Elle serait probablement pin» peuplée sans les marais qui l’entourent et larendent un séjour désagréable. On compte encore dans la Grande-Terre cinq bourgs, el six dans la Guadeloupe . Ces bourgs sont peu remarquables.
La colonie a donné naissance au poète Léonard, à son neveu Campenon, aux généraux Fngonirmer et G obert, au tuineux Saml-Georpes, au peintre I.ethiènLa Guadeloupe fut appelée Karluikera par Christophe Colomb , qui la découvrit. Ce grand homme uy put aborder. En 1013, des Français yvinrent et chassèrent ù grande peine les naturels. Les Anglais s’emparèrent de lu colonie en 17a9, la rendirent eu 1763, U reprirent eu 1794, lu rendirenteu 1810; elle avait été conquise sur eux en 1795.