IDE’ E GENERALE
celui qui a pour tire, ‘Traité de la lumière , oule Monde de M. Descartes , dont il parle sisouvent dans ses Lettres au P. Merlënnc ;mais qui 11e fut imprimé qu’aprés fa mort :& j’efpere , par cette discussion rendre.évi-dente une propos ton, qu’on a déja souventavancée, mais qui a toûjours paru, & qui pa-roîtra encore, comme je m’y attends bien,paradoxe à plusieurs. Sçavoir, qu’il ne s’eltguéresveu d’hypothèse de Philosophie moinsjuste & moins suivie, que celle de M. Des-cartes ; & dont, les conclusions ayent moinsde liaison avec les principes.
Cette proposition, dis-je, a toûjours sem-blé paradoxe , parce qu’elle est contraire àPistée qu’on a assez communément de cettePhilosophie. On convient bien , que quel-ques-uns de ses principes n’étant que de pu-res suppositions fans preuve, l’esprit d’abordn’y trouve pas trop son compte ; mais onprétend que ces suppositions étant une foisreceuës, tout le reste fuit d’une maniéré sinaturelle,avec tant d’ordre & de clarté,quel’évidence des conséquences se répandant,pour ainsi dire , sur les principes, l’espritcommence de íui-méme à regarder commedes véritez , ce qu’on ne lui avoir proposéauparavant, que comme de pures supposi-tions.
Cela peut être vrai de quelques endroits dela Philosophie de M. Descartes, & principa-lement de ceux où il traite de la nature dequelques utiesdes qualitez sensibles,desquelsil est difficile de n’étre pas content, quand on