ê VOIIGI DIJ MONDÍ
dont la connoissance vous conduira en moins derien à la fin , où vous prétendez. Ecoutez»moi.
M. Deícartes, continua mon vieillard, nonplus que ces anciens Philosophes Chefs de secte ,n'a pas rendu publics tous les mylteres de fa Phi-losophie. 11 s’en est réservé quelques-uns qu'iln’a communiqué qu’à ses plus intimes , dontj’avois le bonheur d’être. Toutes les lumièresparticulières qu’tl a eûës , 8c qu’il a crû pou-voir être utiles, soit pour la morale, soit pourfaire quelques progrès dans la connoisTàncedes choses naturelles, il ne les a pas refuséesau public. Mais la prudence l'a obligé d’ensupprimer quelques-uns, dont on auroit pûfaire un mauvais usage. L’immortalité de l a-me est un des points fur lesquels il a crû êtreobligé de garder cette conduite. C’est fans dou-te un des plus inportants de la Philosophie. Laprouver d une maniéré claire , facile , intelli-gible , & qui force l’esprit à se rendre, fans luilaisser aucun scrupule , c’est sapper le principalfondament du libertinage , 8c de l’Athéïsme.
Mtiit. M- Deícartes l'a fait en démontrant la distin-Dejc. ction du corps 8c de l’ame dar.s l'homme , parla feule idée claire & distincte que nous avons de jces deux efpeces d’être. Cette démonstration :est un des plus beaux 8c des plus utiles endroits ;de ses admirables Méditations. Et il fat ex- 1Ci j.íî. ç. trémement surpris de la voir combatuë avec ,tant de chaleur, fur-tout par M. Gassendi,contre qui , apiés cependant lui en avoir de-mandé la permission , il s’échauffa auffi , 8c seX.tsp. ad chagrina peut-être un peu trop lui même k cet»cijtíi, 5. te occasion. Ce qui donna lieu à une redexionque plusieurs firent alors, 8c qui entre nous étoitassez vraïe , savoir que M. Descaites n'enten- •
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