V E D S S C A R T T t. I. P A R T. r?
cartes. Car enfin félon les principes incontesta-bles des nôtre Foi, une ame au sortir de ce mon-de reçoit son arrêt pour l’éternité ; Sc elle a pourpartage le Paradis, ou l’Enfer, ou le Purgatoirepour quelque tems.
Cette question chagrina mon vieillard, & aunom de Dieu , me repartit-il presque en colere.defaires-vous de cette coûtumeridiculequevousavez prise dans les Classes, de faire entrer desquestions de Religion dans des matières pure-ment philosophiques. M. Descartes a pensé re-noncer à la Philosophie, ou du moins à impri-mer ses ouvrages pour s’épargner la fatigue derépondre à ces objections fades, qu’on lui afait cent fois, & à tous propos. Je vous exposeun fait tout pur, & vous voulez que je vous j .rende compte de la conduite de Dieu. Mais en-fin n'ai-jè pas prévenu toutes vos difficultez, euvous disant que M. Descartes n’est point mott?Et puisqu’il n’est point mott, pourquoi me de-mandqrs'll a subi un jugement qui ne se faitqu'a-prés la mott?
Je lui demandai pardon de mon impruden-ce : Je demeurai d'accord avec lui qu’il n’y arien de plus importun. 8c de plus incommodeque Ces sortes de questions incidentes, pour unPhilosophe qui s'est fait un systeme sans avoirégard à tout cela. Mais cela même m’avettit deprier ici mes Lecteurs d'user en ver moi d’unepareillé équité. Qu’on ne s’avise pas de mechicaner fur le chapitre des Ames séparées queje rencontrai en grand nombre dans mon voyaged’ici au monde de Descartes ; 8c qu’on ne m’o-bíige pas à répondre fur bien des questioçsqu'on me pourroit faire à leur occasion. C'eftle fond des plus agréables incidents de monhistoire, dont je ne fais présent au Public qu'àB i cet-