Buch 
Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
Entstehung
Seite
26
JPEG-Download
 

ló Voiage nu Monde 1

quemment, & répondre à propos, toutes sdréponses ne furent que des extravagances , 8 ides délires , selon que la machine étoit déteNminée par la voix du Médecin. Elle parloir fuitout éternellement de la séparation de son atiffPrés. iltt d’avec son-corps : parce que les dernieres peníl'itres fées que son ame avoit eues en se séparant, é«*'■’ Df /* toicnt des pensées de cette séparation , qui aívoient laissé son cerveau empreint des imagesjop des traces, qui répondent à ces pensées, 8*qui déterminoient fa langue au mouvement re-quis pour prononcer ces sortes de paroles. Ceíapparences firent croire au Médecin, qu'il y a-voit un nouveau transport au cerveau. On lésaitseigner au pied sur le champ : on lui appliquldes ventouses: on lui fait plusieurs autres réme^des violents , qui épuisèrent, & altererent detelle sorte ce pauvre corps qu’en moins de rie^il perdit toute fa force. Sa chaleur se dissipa peuà peu: ií se fit un débord de cerveau qui lui tenvpli t la poitrine: en un mot il devint cadavre, 4^incapable de plus servir aux fonctions vitales, 8í«e recevoir son ame. Voila comme la chose sépassa : & ainsi il est vrai de dire , comme voutzvoiei, que M. Deseattes n’est pas mort.

Assurément , M. lui dis-je , ce n’est pas làmourir dans les formes: cependant le médecinSuédois seroit disculpé devant toutes les Facuî»ter de l’Europe: car il a suivi les réglés de sonart. II a agi sur les apparences , & même s'ilif a voit ce que vous m’apprenez ici. que M.Pes-cartes n'est point mort, il pourroitle vanterd’a-voir fait un chef-d'œuvre de médecine, qui n’apoint d'exemple, je veux dise d’a voir tué un hom-me saps le faire mourir. Mais M. continuer,je vous prie, & apprenez-moi, si vops le sça-vçz, quelle fut la destinée de l'arne de M. Des-

car