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précautions que ma prudence ine suggéra danrcerte conjecture, aprés quoi je leur parlai leplus honnêtement que je pûs, en certe maniéré.
Messieurs, vous faites profession d’une Se-cte, qui tient pour maxime de ne se rendre ja-mais qu’à la vérité clairement connue , 8c c'estce qui la distingue de toutes les autres, 8c prin-cipalement de la Philosophie de l'Ecole, Laconversation que j’eus avec Monsieur , il y tquinze jours, la lecture exacte M. Descartes,que j'ai faite depuis, Sc les conjonctures prelen-tes me font naître quelques difficultés dansl'esprit, dont je íerois bien aise d’être éclairci ,avant que de passer outre. Trouverez-vous bonque je vous les propose ? Nous vous entendronsvolontiers, répondirent ils, 8c nous vous satis-ferons: rassurez-vous feulement; car vous pa-raissez émit. Soïez persuadé que vous n’avez ]rien à craindre, Sc qu’on ne vous fera aucuneviolence.
* Ces dernieres paroles me remirent un peu jîc je commençai à parler d’une voix plus ferme.
!1 n’y a que fort peu de jours, leurs dis-je , quej'ai lû dans M. Descartes que l’essence deí’ameconsiste à être une substance qui pense. Qu'ellen’est ni étendue , ni figurée » ni colorée , j’aipeine à accorder cela avec ce que je vois main-tenant: car vous me faites entendre que vousétés de purs esprits, 8c cependant je vois dansvous diverses couleurs, je vous vois en figurehumaine, vous me paroisse? comme des chosesétendues, tirez-moi je vous prie de cet embar-ras. Le F*. Mersenne prit auffi-tòt la parole Ceque vons proposez, di»-il, est de bon sens : maisH est aise de vous répondre, 8c de vous expliquernettement la'chose par les principes évidents dela vraie Philoibpliie. 11 est certain que l’ame est
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