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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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4ì Vonci ío Mohúe

nie, en supposant les principes de la Philosophie")des Ecoles. Avez vous encore, me dit il, quel-que difficulté fur cet article ?

Ah ! mon Pere , répondis je, voila un éclair-cissement, dont je fuis infiniment content, vousparlez en pur esprit. Je ne fais pas grand fondfur l’explication que ce Pere de \ô:re Ordredonne du Mystère de l’Euchariílie ; je tiens mê-me pour maxime, avec les plus sages des Philo-sophes Catholiques, que tout ce qui est nouveaudans ces fortes de matières est dangereux , Lcdoit au moins toujours être suspect. Vous avezentierement dissipé la difficulté qui me faifoitde la peine. II y a long-tems que j’avois dansl’e/prit, que les sensations ne fe faifoient quepar le mouvement local des organes : mais cetteidée n’y étoit pas débrouillée ; Aristote l’avoit 'dit avant M. Defcartes; mais il ne l’avoit pasexplique'. Je renonce dès à présent pour toujours -à une bonne patrie des idées que j’avois là dessus.Je fais abjuration entre vos mains de tous lesaxiomes , qui regardent ì'IntelUfí , ba-

ttent, ty Pajsibit. Je reconnois qne ce ne fontqne des termes qui ne signifient rien, 8c qui nefont bons qu’à étonner les ignorans, qui ne lesentendent point, & qui s’imaginent que les Phi-losophes les entendent.

Après cette protestation l'ame du P. Mer-fenne remua mon organe d'une maniéré , quime sir connoître qu'elle lui avoir fort pltì ; celame donna la hardiesse de lui proposer, une secon-de difficulté. C’tst.lui dis-je, nom Pere , queje n’eutends pas trop ce que c’est que ce Mondede M. Defcartes, où vous voulez me mener.Enlisant M. Deftartes j'ai conçû que son Mon-de n’étoit point antre chose que celui où noussommes, expliqué pat les principes de fa Phi-