Lo VoiAGE DU Monde
santés que les deux autres, le mouvement ces-sériait encore plûtôt: parce que ce’.te inégalités-roit i ne nouvelle cause d’une plus grande ré-siliai.^e. Enfin , si avec cela l'essieu sur lequel iltourne , étoit íort gros , mal poli , 8c fortroûillé ; le mouvement cesseroit encore pluspromptement , par une semblable raison. Maisparce qu’il est dans l’air, 8c dans un air asterpur, parce que ses ailes font dans un parfait é-quilibre, 8c que son essieu est fort menu , fortnet, 8c fort limé, la résistance qu’il trouve estbien moindre , 8c le mouvement est bien plusgrand 8c durera long tems Surquoi il faut rai-sonner de la sorte. Ur. grande résistance détruitbeaucoup de mouvement. Une moindre résistan-ce en détruit moins, Une résistance encore moin-dre en détruit encore moins. Donc.s’il n'yavoitnulle résistance, le mouvement ne seroit pointdétruit. Donc il dureroit toujours Donc, toutainsi qu’un corps demeurera en repos, tandis quenulle cause extérieure ne le troublera dans lapossession de cet état, de même il demeureradans le mouvement tandis que nulle cause ex-térieure nes'y opposera. Et ainsi le grand princi-pe de Monsieur Dcscartes est établi: Qu’un corpsde lui-même demeure dans l’état où on l’a mis.S’il est en repos , il demeurera toujours en re-pos. S'il est de figure triangulaire, il demeure-ra toujours de figure triangulaire. S’il est enmouvement , il demeurera toujours en mouve-ment. Mais au reste ce principe n’est pas particu-lier à Monsieur Descartes, Galilce avantlui, Gas-1 sendi, Hobbes , Maignan , 8cc. le supposentvéritable. Et je me souviens même, qu’en fai-sant mes collections pour mes Commentairesfur la Genefe . où j'ai fait entrer une infirmé deDissertations Philologiques , Philosophiques,
Ástro-