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tantôt plus, 8i tantôt moins : d'autant que ceque l une pert, passe néceslàirement dans uneautre. Que Dieu est la cause universelle de toutle mouvement, qui se fait dans le monde. Queles créatures n’en produisent point, & ne fontque déterminer celui qui est déja produit» Scc.Car , fi un corps en communique plus qu'iln’en a, il faut que Dieu, ou le corps même»produise ce surplus de nouveau & si un corpsen perd plus qu'il n’en communique, il faut quece qu’il perd, 8c ne communique pas , soit a-néanti t Sc ç’en est assez, pour démontrer, quela quantité de mouvement n est pas toûjours lamême dans le monde ; 8c qu’au contraire ellecroît, Lc diminue H tous momens Et un mot,nous voions ici une grosse partie de matière fcmouvoir maintenant fort vîte, laquelle ne se re-miioit point auparavant. Je veux qu’elle fût enéquilibré, Sc fort facile à mettre en mouvement,cela ne fait rien; il est toûjours vrai de dire, qu’ily a un nouveau transport communiqué à unepartie considérable de matière : que ce transportest grand , puisqu’il transporte une grande ma-tière par un espace fort grand; 8c que cependantla baie en perd tres-peu , puifqu’tlle est elle-même transportée à fort peu prés aussi loin, 8caussi vîte, quelle l’auroit été » íì elle n’avoitrien communiqué. Ce qui me paroît de plusgrande conséquence en cette matière, c’est quemême l’immutabilité de Dieu y est interelîêe,car la raison pour laquelle M, Descartea veutqu’il conserve toûjours la même quantité demouvement dans le monde, c’est qu’il est im-muab'e. Voiez, jusqu’cù nous conduit nôtremouliner.Mais quel dommage sera ce , si l’exem*pie de ce moulinet, renversant ce principe de la•quantité de mouvement » ruine absolument ce»