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V’OTAGE B O MONDE]
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liid, pâg.20 .
un pais de repos, où chacun, dit il, pense plusà ses propres affaires, qu’à celles d’autrui, &oi|l’on sembloit alors n’entretenir de nombreusestroupes, qu’afin de faire goûter avec plus de sinreté à tout le pais, les avantages de la paix , aumilieu de la guerre la plus allumée. 1
II y passa en effet prés de huit ans aller tran-quillement , demeurant ordinairement à Eg*mont, petit ville fur la côte de Hollande? deforte que pendant tout cetems là, il ne quitta cejpais que pour ses affaires domestiques, qui l’o-bligèrent indispensablement à faire quelquesvoiages en France. Heureux, là le zélé de futili-té publique , & la compassion qu’il eut du pi-"toiable état où la Philosophie se trouvoit alors*ne l'eût point emporté fur la belle maxime dedmorale qu’il s’étoit prescrite lui même, de lais?fer le monde comme il l’avûit trouvé, & sans"
entreprende de le réformer, & de rectifier se siidées, de songer seulement à trouver la véritépour lui seul, & à vaincre ses passions: mais il 1succomba à celle d’imprimer, & ensuite à tou-‘tes les autres, aufquelles les Auteurs font sujets, 1quand on contredit leurs sentimens. ‘ Car assuré-'ment, quoique M. Descartes fe fut formé l’idéojd'un Sage , assez semblable à celui des Stoïciens,]on s’apperçoit aisément, en lisant quelques-unsde ses ouvrages, qu’ilnetoit pas encore parvenu’à cette apathie, à cette indolence, qui en fai-<soit le caractère essentiel. f
*Î1 n’eut pas plutôt imprimé fa Dioptrique,ses Météores, ensuite sa Dissertation de la mé-thode , & puis ses Méditations , qu'ils se vit at-taqué de toutes parts : toutes les Univeríitezde Hollande prirent l’allarme. Le Docteur Ke-vins , pour celle de Leyde, Voëtitis & Dcma-tius, pour celle d’Utrech , Schook poux celle:
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