14<> Voiage nu Monde J
De l'essence de famé & du corps, Ariflotjvenoit à leur union , ?c aux raports, qu’ils ont l’unàl’autre. 11 commençoit par louer extrêmesment M, Descartes , d’avoir ouvert les yeuxaux Philosophes , pour leur faire voir l’inuttllité &l’absurdité de leurs especes intentionnelle]en beaucoup de choses, disant, qu’il n’avoilrien enseigné dans cette maniéré, qui dût pa-roîtrc ti nouveau , & incompréhensible aux p£ripatéticicns, s’ils n’avoient pas quitté les feu]timens de leur propre maître , pour suivre leschimères de ses Commentateurs. Que liii-me-me avoit marqué expressément en plusieurs en]droits, que le sens du toucher étoit répandupar tout le corps , & dans tout les organes ddautres sens : que la vision , le goût, la peraception des sons & des odeurs n’eroient causezque par le mouvement local de quelques corps!qui touchoient & remiioient les organes des dí|vers sens. Qu’en esset , si ce mouvement ne fusafisoit pas, pour faire apercevoir les objets à i’a-me, lescípeces intentionnelles, que l'on fubiij]tuoit à fa place, n’étoient pas plus capables decauser cette perception. Qu’il ne rejettoit pa]même ce que M. Descartes enseigne touchantlesiège de l’ame dans la glande pinéale, si on le profpoloit feulement comme une pure hypothèse,puisque, ce q te tous les autres disent ne vauipas mieux : mais qu'il ne pouvoir souffrir, quql’on proposât ce système comme une vérité con^fiante & démontiée. Que le respect, que M.Descartes faiseur paroíîre pour la vérité & pourInexpérience, devoir lui faire modifier ses asser-tions en certe maniéré,
11 le prioitaussi, de r.e pas maltraiter si fortceux , qui enie'ignoient, que l’ame étoit répanduspar tout le corps. Et voici ce qu’il ajoûtoit, pour
mon-