de Descartbs. II, PajtI 149
De tout cela, Aristote Cinciuoit, queI M Descartes devoit avouer avec les plus sa-i ges, y les moins entêtez des Philosophes,
| que leraport. que l’ame a avec le corps, pour *
| la perception des objets , est un mystère incom-préhensible à l’esprit humain ; qu’on peut fortbien expliquer la manière, dont les objets agis-sent fur les sens, & mêmq, comment leur actionpasle jusqu’au cerveau; mais. qu’il en faut de-meurer là , si on ne veut donner dans le galima-tias, ou avancer des propositions dangereuses en *elles mêmes , ou dans les conclusions, qu'onenpeut tirer.
II loue encore en cet endroit M. Descartes dela sincérité, avec laquelle i il avoiioit, qu’il n'y a Til'i/í,rien dans l’idée de l’ame ou de l’esprit, d’oùl’on S-.
! puisse conclure , quela production du mouve-i ment leur soit impossible; 8t il blâme en memeI tems la témérité des jCartésiens, qui ont depuis! avancé hardiment, que nulle créature tellequ’ellefût, nepouvoit produire de .mouvementII est vrai, ajoûtoit il un peu malicieusement,que ce paradoxe, tout peu fondé qu’il est, estune des principales dépendances du système Car-tésien : car sans cela, le moïen, qu’il y ait îoû-jours une égale quantité de mouvement dans leMonde, où il y a tant d’ames, tant d’Anges,tant de Démons, qui n’ont point de plus grandplaisir, que d’.en produire à tout moment, MaisM. Descartes en est d’autant plus louable, del préférer ainsi les interets de la vérité à ceux d’unsystème , qui lui est si cher.
L’aiticle qui suivoir, étoit sur Te grand Para-doxe de M. •Descartes. Que les essences des cho- {* „b\eases, 8e les véritez, qu’on a pelle nécessaires, ne u t ° , I0 ‘font point indépendantes de Dieu, 8c qu’elles t»«. i;ne font immuables 8c éternelles, que parce queG z Diçu