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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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de D e s c a r t es, II. Part.' rpiDieu est le maître O 1 U ta ise libre dt tout les Etres .car l’une ne peut être vraie, sans que l’autre leí soit aussi 8c l'une ne peut être fausse, sans quel’autre soit pareillement fausse. Sur quoiAristotaconseilloit à M. Descartes de prendre garde ,que ce profond respect qu’il astcctoit de faireparoître pour la toute puissance de Dieu , npn1 seulement ne dégénérât en surpêstition . n.aismême, qu’il n'aliât jusqu'à lui faire conclure desblasphèmes.

Après cela, Aristote reconnoît de bonne foi,que M. Descartes a expliqué plusuettement,8cplus éxactemeat que lui,la nature de la plupartdes qualité r sensibles : comme celle de la dure-té de corps, de la liquidité, de la vertu du res-sort, du Froid, de la Chaleur , sc c. Et pourmontrer, qu'il n’a en vûé que les intérêts de lavérité, il se rétracte aussi sans façon fur l’éterni-té du Monde, & fur la sphere du Feu. Mai*comme cette sphere du Feu est une des princi-pales parties du Système Péripatéticien, & une! des belles chose de son Monde , il préfendoif,

! que M. Descartes devoit au moins lui abandon-ner cn échange tous ses Tourbillons, contre les-, quels il raporte plusieurs raisons. Mais Voëtiusaient sçu de nous, que M. Descartes étoit fur le| point d’éxécuter ce système. 8c que nous allionsI le trouver pour être témoins de cette grandeaction, il mit à la marge une Apostille, par la-quelle il promettoit de. s’en rapporter à l’expé-rience ; 8c que supposé , qu’elle répondit auxpromesses de M, Descartes , on recevroit sesTourbillons au moins comme une bonne hypo-thèse, pour expliquer le Phénomènes du Mon-de, que Dieu a fait. Mais aussi il ajoûtoit, qu’encas, que M. Descartes ne réussît pas , il seroitobligé de demeurer d’accord , que sa Physique,G 4 qui