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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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DE DeíCARYEÍ III. PiH-f ifs»,voit à ses spéculations: il fut contraint, dit-« il, de se faire lui même des définitions : H«appelloit un cercle un rond, une ligne |une„ barre, & ainsi du reste. Apres ces définitions,s. il se fit des axiomes; 8c comme l’on va dej.l’un à l’autre dans cette science, il poussa ses«recherches si avant, qu’il en vint jusqu’à fafjtrente-deuîièrae proposition d’Euclide. Com-„me il en étoit là-dessus, M. son père entra», par hazard dans le lieu où il étoit, & le trou-«va si fort appliqué, qu’il fut long-tems fans», s’apercevoir de fa venue , mais fa surprise fut», bien plus grande, torique lui aiant demandé», ce qu’il faisoit. il lui dit qu’il cherchoit telle», chose, qui étoit justement la trente-deuxie*,, me proposition du premier livre d'Euclide. 11„ lui demanda ensuite ce qui l’avoit fait penser,, cela, Sc il répondit, que c’étoit, qu’il avoir«trouvé telle autre chose, ainsi en rétrogradant,s’expliquant toiljours par ces noms de barre« 8c de rond , il en vint jusqu’aux définitions,„ Sc aux axiomes, qu’il s’étoit formez. M. P.. .,» fut tellement épouvanté de la grandeur, & de«la force du genje de son fils, qu’il le quitta,, sans lui pouvoir dire un mût, & il alla fur,,1’heure cliez M. le Pailleur son ami tres ha-„ bile dan» les Mathématiques, lorsqu’il y fut„arrivé, il y demeura immobile, comme un„ homme transporté. M. le Pailleur votant ce-,, la, & s’appercevant même, qu’il versoit des,,larmes, en fut tout estfaïé , & le pria de ne„ lui pas celer plus long-tems la cause de son dé-

„ plaisir. Je ne pleure pas, lui dit M. P.

„ d’astliction, mais de joie. Vous lavez les„ foins, quej’ai pris pour ôter à mon fils lacon-,, noissance de la Géométrie, de peur de le dé>«tourner dc ses autres études. Cependant volezH 7 „ce