l8o VÓIASEBO MONDÉ
qne M. P.le pere étoit en effet T Auf cor
de l’ouvrage, St qu’il en avoit voulu faire hon-neur à son fils. Je ne sçai pas, me répondit-il,ce que l'on m'a fait penser ou dire daus cettePréface ; mais je sçai bien, que je ne vous disrien maintenant, que je n'aie écrit en propre»t«h. t. termes au P. Merfenne , dés que j’eús vû l'ou-vrage.
Aprés tout, dis-je, Monsieur, je ne feroispas trop surpris, que M. P. . . . eût fait fans•ide un livre des Coniques à l’âge de seize ans,& qu’il eût par hazard les mêmes pensées queÎW. des Argues; lui > qui dés l'âge de douze ans,fans avoir vû nuls ouvrages de Géométrie, fe fitdes définitions particulières des figures, Sc en-suite des axiomes, St pouffa fes connoislances siavant, que lorsqu’on le surprit dans fes opéra-!ì rions, 1] en étoit deja venu jusqu’à |la trente-:
deu»;jnie proposition du premier livre d’Eucli-lde, qu’il n’avoitjamaislû.
Vous croiez cela, me dit M. Defcartesî Et.pourquoi ne le croirois-je pas, lui repartisje í!Cela est dit, St circonstancié dans la préfacé,dont je vous parle , d’une manière à ne laisser,aucun doute. M. P. ... le pere, qui vouloilrque son fils s’occupàt d’abord à la connoiffancedes Langues, qu'il aprenoit lui même , avoitle soin de lui cacher jusqu’àu nom des choses ».dont on traite dans les Mathématiques, St s’ab-flenoit même d’en parler à fes, amis en fa pré-sence : néanmoins selon l’Auteur de la Préface.
„ La passion , que cet enfant avoir pour ces sor-„tes de sciences, jointe à son esprit, lui servit„de maître; ne pouvant dérober, à cause des„occupations, qu’on lui prescrivoit, que se*,, heures de récréation, (Circonstance encoreassez remarquable, ;il emploioit ce qu’il pou-rvoi*