• eDeíCartes III.Paut. iS;
Ces nouvelles chagrinèrent M. Defcartes.Quoi, me dit-il avec indignation, personnedans ces occasions n’a pris ma défense en main,j nul Corps, nulle Communauté ne s’est décla-j rce pour ma doctrine ? On voit des Ordres en-| tiers prendre la qaalité de Scotistes & de Tho-| milles, & porter les intérêts, les uns de l'Uni-: veríel a farte rei, 8c les autres de l'Univeriel àfarte mentis, quelquefois au de-là des bornesd’une louable émulation ; & on abanbonne aucaprice des Universitez, une Philosophie aussisolide & aussi curieuse, que la mienne, j’avoispardonne cette conduite injuste à des Hollan-dois,qui u'étoient pas obligez d’avoir desména-gemens pour un étranger, tel que j etois à leurégard: mais je n’aurois jamais crû, qu'on eûtdû me traiter de la forte en France, dans mapropre patrie, à quij’ai fait affûrément beau-coup «Phonneur. Pourquoi a-t’on transporté mesos deSuede à Paris, si en même tems, qu'onles y ensevelit avec pompe, & avec des élogesfunèbres, on flétrit cruellement ma mémoirepar tout le Roïaume. J’ai quitté un peu trop tôtle Monde: mais aprés tout, quand jc Pai quit-té , j’y avois une tres grande estime. J’avois pris| des mesures immanquables pour la conservationde mon parti} &mes aflaires’n’auroient pas prisun si méchant tour.si mes disciple* avoient mar-ché sur mes brisées, & suivi exactement mesvûè's, & mes desseins.
Car il faut vous l’avoiier, continua-t-il, jen'ai pas été exempt du foible de tous les chefs deSecte, je ressemois les progrez de la mienne,quoique j'affectasse de paroître assez indiffèrentfur cela,comme fur toute autre chose ; 8c ('espé-rance que j’avois, de la voir un jour tenir lepremier rang entre toutes les autres,, me ser-
voit