de DesCartïs. III. Part.'
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(priai le P Adersenne de veiller sur la conduite,!que ces Pérès tier.droient à mon égard, & dem’informer de tout. Je pris même la résolutionde les attaquer,& de réfuter quelqu’un de leursCours imprimez, qui auroit le plus de réputa-tion ; mais je quittai ensuite ce dessein pourquelques raisons.
Cependant j’avois une autre corde à mon arc.11 s’étoit formé vers ce tems-là en France unparti tout- à-fait opposé aux Jésuites, composéde ceux qui se disoient Disciples de Saint Augu-jstin, & qui étoient Sectateurs zélez de la doctri-ne de M. Jansenius Evêque d’Ypres. M... A....tout jeune Docteur, qu’il étoit encore, s'y fai-soit déja valoir d’une manière extraordinaire.’Dans le commerce, quej’eûs avec lui à l’occa-sion de quelques objections qu’il fit contre mesméditations, ausquelles je répondis avec beau-coup de témoignages d’estime pour son esprit &sa capacité, je le connus tel qu’il étoit; c’est-à-dire un homme aimant la distinction & la nou-veauté, & dont on pouvoit être sûr, quand onlavoir une fois engagé dans un parti: qui avoirces deux attraits. Je m’aslurai donc de lui ; Scje croi que le mécontentement, que je lui té-moignai des Jésuites,ne contribua pas peu à mel’attacber. II fit si bien, que dés lors,on vit peude Jansénistes Philosophes, qui ne fussent Car-tésiens. Ce furent même ces Messieurs, qui mi-rent la Philosophie à la mode parmi les Dames;8c on m’écrivit de Paris en ce tems-là, qu’il n’yavoir rien de plus commun dans les ruelles, quele parallèle de M. d’Ypres 8c de Molina, d’A-ristote & de Descartes.
Je songeai ensuite à m’attacher quelque Com-munauté: car je me souvenois de ce que disoitfeu M. Jansenius: Qut ttls gtnt font étrangts,