de Des c art f. s. III. Part, rzy
. tïs des lors de grands scrupules, .;ue d’habilesme faisoient naître dans mes conférences. Jem’aperçois même, que plus je vais en avant,plus ils augmentent ; Zt si M* Ddicartes n’ap-paise les remords de ma conscience par une ré-ponse juste, 8c précise à la lettre, que je lui aiécrite fur ce sujet, j’ai grand peur que les tracesde mon cerveau ne changent, que les espritsanimaux ne reprennent l’ancien cours, qu’ils yavoient. Voici une copie de cette lettre, quej’ai écrite à M. Descartes, qui comprend lesprincipales de ces difficultez, que je n’ai pas crûindignes d'être présentées au Public.
Lettré dt .... à M. Descartes.
M o n s I EUE,
J E ne sçauroisvous témoigner allez de recon-noissance del’honueur.&des amiriezquej'ai-reçuës de vous, pendant le peu detemsquej’ai passé dans vos quartiers du troisième CielQuelque peu de bonnes qualitez, que vous; aiezde reconnoître en moi, vous m’y avez trai-té comme un homme du premier mérite. Bâ-tir un Monde entier eu ma présence: vous ap-pliquer vous même à me faire comprendre tout. 1 artifice & tous les reslorts d’une si admirablemachine, c'est m’honorer d’une manière quipassa dans (on genre celle dont le Roi honore lesPrinces, les Ambassadeurs, & les grands Sei-gneurs étrangers, lorfqu’il ordonne, qu’on fassejouer pour eux toutes les eaux de Versailles. Vouspouvez assurément conter après tout cela, queje fuis entièrement à vous ; & que vous étantrendu maître de mon esprit par les sublimes con-noissances, que vous lui avez communiquées,
vous