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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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la place se sont divisées dans l’instantdu mouveînient. Je ne suppose point encore de mouve-ment, mais seulement un effort pour le produi-re j& il n'y a nulle contradiction dans cet effort rmais je maintiens, que de cet effort le mouve-ment & la fraction doivent nécessairement sui-vre . & voici comme je raisonne.

De cet effort que je suppose, doit suivre lemouvement & la fraction, si rien ne les em-pêche. Or rien ne les empêche: car la disposi-tion au mouvement, Lc à la fraction est la mê-me dans cette hypothèse, où je ne suppose quedes corps durs: qu’elle est dans la précédente,où je suppose des corps liquides mêlez avec descorps durs; & si l’oppofition au mouvement& à la fraction, que quelques-uns se figurentdans la dernière, étoit invincible, elle le seroitaussi dans la première.

Car, si dans la première hypothèse des corpsliquides mêlez avec des corps durs, nous pen-sons que les parties font tellement poussées &déterminées, qn’une venant à sc mouvoir, quel’autre ne pourroit pas prendre fa place dans le-même instant: nous concevons, que le mouve-ment 8t la fraction des parties ne se feront ja-mais : ainsi qu’il arrive dans l’expérience de labouteille, dont j’ai parlé auparravant, parce Iqu’alors tout étant supposé plein, toutes les par- 'ties résistent ensemble ou mouvement de chacu-ne en particulier, mais dés là que nous conce-vons, que les parties de cette matière font tel-lement poussées, & déterminées, qu’en cas quel'une se remuât, une autre prendroit dans le mê-me instant fa place, 8t une autre la place decelle ci ; alors nous concevons, que le mouve-ment St la fraction doit infailliblement suivrel'impulsion. Or, dans la seconde hypothèse dei

corps