nt Descartes. III. Part! ïj 3tíes dc toute forte de figures; qu’il avoit pous-sées & déterminées en tous sens, Sc vers tousles coter de l’elpace: qu’il en avoit fait par là uncorps liquide. dont il avoit pris ensuite certai-nes grandes portions, pour les agiter en rond»& en faire des Tourbillons , dans lesquels laplupart des petites parties infenfiles qui lescompofoient, tournoient au tour de leur cen-tre : que par ce mouvement, il se faisoit uncontinuel changement dans les parties de la ma-tière, lest unes perdant leurs angles, les autres«'unissant, 8c s’accrochant ensemble. Que jecrois après vous, que la même chose fe passoit,à chaque moment entre les parties insensibles detous les corps liquides; & que c’étoit de là ,que vous concluïez Inexistence, & la différencede vos trois Elémens. J'ose me flater, Mon-sieur, que vous ne serez pas trop mécontent demes réponses, & que vous avouerez, que fi jesens inférieur à la plûpari de vos Disciples enesprit 8e en pénétration, il n'y en aguères à quije cède dans Inapplication, que vous souhaitez,que vos Lecteurs apportent à la lecture dc li-vres, avant que d’en porter leur jugement, 8efur tout avant que d’emreprendre de les comba-tte , ou de les défendre.
Mais pour continuer à vous rendre contedc; mes conférences: celle-ci, dont je vienade vous parler, eut deux effets. Le premierfut de faire un peu revenir nos Péripatéti-ciens de cette mauvaise opinion, qu'ils avoientconçue de votre doctrine , qu’ils avoient re-gardée jufqu'alors comme pleine de contradi-ctions . 8c d’abfurditez absolument insoûtena-bles, 8c comme un système qui se détruisoitde.lui-même. L’autre fut de faire appliquertout de bon deux ou trois des plus subtils, 8eE 7 des