i86 Voiage du MondeIon, c’est-à dire vers celm de la Terre. II estdonc vrai de dire, que lans ce Tourbillon lescorps pesants ne deícendroient point; au con-traire ils menteroient, & en ce cas nous ver-rions d'étranges choses
Selon le nouveau íyfiême, le Soleil, tout é-loigné qu’il est de la Terre, ne seroir pas en as-'íûrance, s’il se trouvoit encore de ces peuples,qui sachet de ce qu'il les brûloir par l’ardeur deses ratons, s'assembloient en de certains tems,pour lancer contre lui un nombre innombrablede fléches..Car ces flèches tirées de la Terre versle Soleil, se rencontreroient dans la circonfé-rence de son Tourbillon, & au milieu de cettematière du second Elément, qui tachant de tou-te sa force de s’éloígner du centre de Ion mouve-ment, contraindront les corps moins capablesde mouvement qu’elle, daller vers ce centrec’est à-dtre vers le Soleil. Or ces flèches íeroientdes corps bien moins propres au mouvementque la matière du second Elément,donc elle lescontraindroit d’aller vers le Soleil, chose assu-rément bien surprenante. Et dans ce.caslà ,nousrendrions aisément raison d’une expérience, que]le P. Mersenne a écrit autrefois à M. Delcartesqu’il avoir faite: Qui étoit, qu’en tirant unjmousquet bien perpendiculairement vers le 2e-Litì.Tcm. nith , la baie ne retombent point: car alors;1 cette baie auroit infailliblement été emportée
jusqu’au Soleil. |
Selon ce syflême, quand nous voudrions fai-ire un voisge, je ne dis pas au globe de la Lunecomme Cyiano de bergerac, mais au Soleilmême, rien ne nous feroit plus ,‘acile. Nousn’aurions qu’a nous tourner la tête b:en perpen-diculairement vers le Soleil. & ensuite faire unpetit laut, pour nous mettre en mouvement :&
don-