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Mais je ne vais pas si vîte,& je n’en deman-de pas tant tout d’un coup : ma concluslin nefera que négative. Je conclus seulement qu’iln'en est pas icy des mouvemens spontanées , Jcomme des mouveinens naturels : que le son-jdément que nous peut fournir nôtre propre ex-jpérience, pour dire que les mouvemens natu-^rels se peuvent faire sans sentiment & sans con- jnoissance dans les bêtes, ne sc trouve point 1pour en dire autant des mouvemens spontanées :qu’en vain les Cartésiens tirent les uns à consé-quence pour les autres ; que la vérité de la pré- ;mière supposition ne doit donner nulle vrai- ,semblance à la seconde: Scqu’enfinma première <proposition est parfaitement bien prouvée , sça-voir qu’jl ne se passe rien en nous qui puisse nous ^persuader, ni même nous faire penser que le* 1mouvemens des bêtes, lesquels répondent à nosmouvemens volontaires se fassent par la seule ,disposition de la machine.
Mais /avance une seconde proposition : C’eJ fque nous avons en nous de qnoi nous persuader Ipositivement , que les mouvemens dont Ù t agit ,m se sont point dans les bites par la jfult dispo-sition de la machine.
Quoi-que nôtre corps soit une machine com-posée selon les loix de la plus exacte Mácbani-que; quoique dans les m ouïe mens volontairesque nous lui donnons , qu’en marchant , qu’ennous assolant, qu’en remassant quelque chose àterre, qu’en montant, qu’en descendant, qu’enportant quelque pelant fardeau , nous gardionsnaturellement & fans y faire de réflexion toutesces mêmes loix , ainsi que les Mathématiciensle démontrent ; il est certain , que pour .'ordi-naire le premier principe de ces mouve-mens n’est point la Mcchanique. Je m'expli-que. Quand