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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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zir, V o i a « z buMond*semblable, que félonies principes de la PhiltJ»sophie Cartésienne , s’il n’y avoir point d’amejdans mon corps, disposé de la manière qu’onle suppose, il marcheroit aussi nécessairementvers le pain, que le cheval marche vers l'avoine;& le inangeroit comme le cheval mange l’a-'voine. 11 faut donc que ce soit mon áme quiempesche ce mouvement , de quelque manièreque ce soit qu’elle l’empêche. Voions donc !comment cela se fait, ou se peut faire.

Pr.ernierenient , l'impression que fait l’objetsur mon corps par les corpuscules qu’ily envoyene peut pas être empêchée par mon ame ; 8emalgré que cette impression se communiquejusqu’à mon cerveau.

Secondement, supposé que cette impressioncommuniquée jusqu’à mon cerveau ouvre le’passage aux esprits & les fasse couler dans les^muscles, qui fervent à remuer mes jambes pouravancer vers le pain, mon ame ne peut pajempêcher le mouvement dans mes jambes: com-me elle ne peut pas empêcher certains mouve- jmens convulsifs de mon corps causez par lecours irrégulier des esprits , qui coulent alors jmalgré qu'elle en ait dans certaines parties. Car tles jambes être remuées d’une certaine façon;!& les esprits couler dans certaines muscles St les 1enfler, c’esttoufela même chose: ainsi que c’est ;la même chose de sonner une cloche, 8c tirer .une corde, au bout de laquelle elle est atachéej !II reste donc que mon ame empêche que l’im-pression de l’objet portée jusqu'à mon cerveaun’ouvre ces passages aux esprits animaux.

Troisièmement , empêcher que les passagesne s’ouvrent, dit un essurt ou une action, quitienne fermées ces petits écluses ou ces petitessoupapes qui naturellement 8c necessairement

s'ou-

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