st Descartes. V. Part zrq
que ce que nous appelions passions dans les ani-maux. J’y trouve beaucoup de netteté, de mé-thode , une grande intelligence des dogmes dela secte qu’il a cmbraslée : mais fur ce que jecherche icy. aussi bien que fur le reste de ce quiregarde les mouvemens spontanées des animaux ,tout fe réduit à dite que les différens mouve-mens viennent de la différence des objets,quiremuent differemment les organe?, ouvrent diffe-rens passages atix esprits, qui coulent dans dediiferens mu/cles,
Le feu brûle le pied d’un chien , qui s'enapproche de trop près, il retire aussi toll fa jambe.C'eji que le feu par J en a thon sait que l'efpritanimal eíl conduit par lei poret dte cerveau danttêt mu;clet , qui fervent à mouvoir les membresextérieurs de la maniéré qu’il faut pour évitertette brulúre. Un chien carejfe son maître ,remue la queue , parie que U maître par fa pri-sme ébranle les nerfs de ses yeux de telle forte,qu ils font couler les esprits animaux dans letmuscles qui fervent à remuer la queue. Ce mêmechien poursuit un lièvre , ce font les parties in-fe^fibles qui s'exha’ent du corps du lièvre, quidéterminent les esprits animaux à couler précisé-ment dans les muscles , qui servent à faire lesmouvemens née , faires à cette poursuite.
Or en appliquant ainsi vôtre proposition gé-nérale des esprits animaux déterminer par laprésence de l'objet à couler dans certains mus-cles; en appliquant, dis-je, cette propositiond’une maniéré aussi vague qu’on le fiait à tousces effets particuliers, je n'apprens tienne plusque ce qu’elle m’a appris d’abord. Cette pro-position générale, qui m’est tres obscure, tres-íuspecte, & que ma propre expérience méfaitparoître fausse, n’eit nullement prouvée, niO 6 con-
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