de Descartes V. Part. 319
téticien parleroit plus judicieusement que lui ?
Mais on pourroit encore le presser par un au-tre endroit qui va faire le sujet de ma cinquièmeproposition. Sçavoir, <j ut Us Cartésiens «< far- Pr °Plent i? ne raifonnntnt point áu tout conséquem-ment en cette matière.
Je soutiens que chaque Cartésien en particu-lier, pour parler conséquemment, doit dire aussiSérieusement des autres hommes , qui font aumonde avec lui. que ce font des Automates ,qu'il le dit des bêtes. Quelques uns ont propotécet argument à ces Messieurs en riant & parmanière de divertissement , mais en effet c’estun des plus solides Ik des |dus véritables qu'onpuisse faire en ce genre à des Philofoj. hes quise piquent de raisonner de suite & toujoursfur les principes. Vous l’examinerez , Mon-sieur.
Un Péripatéticien donc vous demandera àson tour, li Dieu ne pourroit pas faire une ma-chine semblable à un homme , qui fît par lesseules loix de la Méchanique tout ce que nousvoïons faire tous les jours aux hommes. Non ,dites vous, parce qu'un homme répond à unautre qui l'interroge : ils ont ensemble des con-versations & des entretiens suivis ; dans une dis-pute de Philosophie, l’un argumente îc l’autreíe défend, en donnant des solutions aux areu-mens proposez. Lt cela ne peut point se fairepar les principes de la Méchanique. Qui vousl’a dit? Quelle est votre hardiesse de mettre ainsides bornes à la puissance de Dieu ? Qu'apper-cevez-vous en tous ces discours, & en toutesces conversations que du mouvement? Et Dieun'cst-il pas assez puissant pour faire une tellecombinaison de ressorts dans plusieurs machines,que tous les mouvement de bouche 8c de lan-gue ,