DE Descartes. V Part. ZZ7nera à temps & marquera les heures infaillible-ment & fort julle. De manière que le corpsde l’homme 8c le corps de la bête font des ma-chines , qui me démontrent l’exillence d’utitres-exceilent ouvrier, soit qu’élles ayent en el-les-mêmes un principe connoissant , ou qu’elles n'en ayent point ; & qu étant une fois pla-cées dans le monde . comme elles le font , el-les puissent en vertu de leur feule composition& des seuls ressorts qu’elles renferment , fairetout ce que nous leur voyons faire à l’exte-rieur. Dans toutes les deux hypothèses , ontrouve le principe de ces discours suivis & dece> actions suivies.
Vous n'en reconnoissez point d’autres dansles bêtes que l’artifice de la machine travailléede la main toute-puissante du Créateur, 8c vousen admettez un dans l’homme distingué de cetartifice ; 8cmoy je soûtiens qu’en philosophantfélon vos principes, vous devez juger de l’uncomme de l’autre. Voyons encore qui a rai-son de nous deux, Tout se réduit enfin à sa-voir si les discours suivis ne peuvent pas êtreproduits par le seul artifice de la machine ,aussi bien qnc les actions'suivies. Caf st l’unn’est pas plus difficile que l’autre , la conséquen-ce que vous tirez des discours suivis des hom-mes pour assûrer qu’ils ont une ame , & qu’ilsne font pas de pures machines, est visiblementfausse. Je vous prie donc de me dire en quoyl’un est plus difficile que l’autre. Car j’ai droitde m’en tenir là , 8c de vous obliger à la preu-ve , que je vous défierois de me donner biennette 8c bien positive.
Quelque habile homme que vous soyez, vouslie scauriez faire consister cette plus grande dif-ficulté que dans l’iufinité de combinaisons deP