VoiaseduMondï
L’expofition qu’il fait du mystère de l’Eucha-ristie selon ses principes, ou n’a pas de sens to-lérable, ou va droit à Terreur en détruisant laTranssubstantiation. Enfin dans toute cetteMétaphysique il y a beaucop de choses à re-prendre, &i rien ou presque rien à apprendre. .
Le peu de morale qu’il touche dans son livredte la Méthode, & qui se réduit à quelques ma-ximes de conduite qu’il se prescrit luy même ,est fort raisonnable 8c fort s.ge:8con ne le peutaster louer de la préférence qu'il y donne auxvériter de la Foy par dessus tout le reste. Maisli cette préférence a toute l’étcnduë'qu’elle doit8c qu’elle semble avoir dans cet e.idroit desEcrits du Maître, les Disciples ont ils assei defoin de s'y conformer ì Dire, comra'e on le dittous les jours, qu en philosophant on fait ab-straction des choses de la Religion, Sr le direpour toute réponse aux argumens par lesqnels ondémontre l’opposition de quelques principes es-sentiels du Cartésianisme avec la vérité de cer-tains mystères de nôtre Foy ; est ce assez obser-ver cette loy de préférence, ou plûtost n’est-ce"pas en effet l’éluder 8c refuser d’en subir le joug& i’obligation ?
Pour moy je suis persuadé qu’il ne fautpoint Lisser du tout ces Messieurs tranquillesfur ce point; quoy qu’tls disent, 8c quelquemépris qu’ils affectent de faire paroître pourcette manière d'attaquer leur Philosophie. Lachose a des conséquences trop dangereusesen faveur des hérétiques, des infidèles 8cdes libertins. V oir d'un côté poser comme unprincipeéwdentparluy même,comme une véritéincontestable, une proposition: par exemple , quel'tfjtnce du eorfs constfìe dans ïéttnduê determince, Sc voir dc l’autre qu’on démontre Pop-
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