»é Descìrtes V. Part. Z6;poíltion de ce principe avec plusieurs articles denôtre Foy, fans qu’on se mette en peine deconcilier í'un avec l'autre;cela ne me paroîtpasédifiant.
Mais je dis de plus que les Cartésiens neraisonnent pas fur ce sujet même en Philoso-phes. 11 est bien vray que de mêler fans nécessitédc la Théologie 8c de la Religion, dans desaffaires de Physique, c'est pécher contre la mé-thode. Mais ce n’est pas les y faire entrer fansnécessité , que de montrer la fausseté d’une doctri-ne par supposition qu’elle a avec les véritez dela Foy : que de montrer que la définition Car-tésienne de la matière n'est par vraye, parccqu’elle ne peut s’accorder avec ce que la Religionnous enseigne touchant !a création Scia contin-gence de la matière, ny avec ce que nousiòmmes obligez de croire du mislère de l’Eu-charistie.
Que cherche, ou que doit chercher un Philo-sophe en étudiant la nature, sinon la vérité?8càraisonner par les seules lumières de nôtre esprit,la vérité peur elle est contraire à la plus lûrerégie de vérité que nous puissions avoir? Et laration ne nous montre-t-elle pas elle-mémequel’autorité de Dieu est cette régie? Ne se mettredonc pas en peine d'avancer une chose qu’ondémontré être incompatible avec ce que larévélation de Dieu nous apprend, c’est péchercontre la fin essentielle de la Philosophie, quiest de chercher 8c de trouver la vérité, ou dumoins d’en approcher le plus près qu’il estposiíhle. Accoustumer l’esprit à regarder com-me vray, comme évident, comme des idéesclaires, ce qui détruit nos misteres, 8c d’oùfuit ncceílairemenr le contraire de ce que nousQ 3 cro-