zS6 Voiage du Monde
croyons, c’est lc disposer insensiblement à perdres» Foy.
Pour ce qui est de la Physique , le plus beaude tous les Ouvrages de Monsieur Descartes ,c’est le Traité des Pallions. C’est celui quicontente |lc plus l’esprit du Lecteur par la soliditédes réfléxiom, par la vraisemblance des hypo-thèses, par la brièveté, la simplicité & la nettetéde l'expofition , par le débrouillement de quantitéde choses très-embatassées, par l'application plau-sible de fa doctrine à des expériences très-com-munes. Enfin c’est celui de tous ses Livres ,qui'doit avoir fait le plus de conquêtes à ionparti.
J’estime auffi heaucoup plusieurs endroitsde ses 1 Météores.
' On trouve dans quelques unes de ses Lettres,des' explications fort naturelles de quelquesdifficultez de Physique: Ce quidedommagne dela peine qu’on s'est donnée d’en lire un bonnombre d’autres, où il y a peu de chose ; ou danslesquelles il défend fa méchante Métaphysique ,ou quelques endroits de 1 "hypothèse générale deson monde, qui ne vaut guéres mieux.
Le Livre das Principes & celui du Monde ,où cette hypothèse est établie, renferment beau-coup de bonnes choses, 8t pour le moins autantde mauvaises. L’expljcation de la nature dequelques unes des qualitez sensibles, ce qu’il ditde la cause de la continuation du mouvementfont du premier genre. 11 y a quelques hypo-thèses particulières , qui fout bien|inventées ,mais qui,ne peuvent s’ajuster avec la générale ,& c’est dommage. Telle est celle du Tour-billon ovale de la Terre-, pour l'ex pli cation duflux & du reflux de la mer. La maniéré même
d’ex-