5 Preuves de ia
6 que de cette distribution suivoit aussi ccqu’ona peste la nutrition, Taccroiflement, & Je restede tout ce qui est commun à nôtre corps & à ce-luy des plantes ; dans lesquelles le suc ou la lévequi leur tient lieu de sang, se répand de touscoslez,les nourrit, les fait croître, fans attendre pource!a Tordre d’une ame connoijîante. Toutes ceschoses bien développées St bien exposées dans plu-sieurs livres de la Secte , écrits poliment en no-tre langue, vous attirèrent de nouveaux applau-dissemens St une nouvelle confusion aux Philo-sophes de Tancienne école. Tant il est vrayqu'en matière de dispute, il est presque aussidangereux de ne pas assez accorder à ses adver-saires que de leur accorder trop.
Les Cartésiens encouragés par ces succès fi-rent encore une troisième démarche, qui pous-sa à bout la patience des Péripatéciens. Ils osè-rent dire que de certains mouvemens extérieur*que nous produisons parce que nous le voulons,comme démarcher, de manger, de boire depousser certains cris, qui marquent en nous dela joye, ou de la douleur, se font dans les bê-tes par la feule disposition de' la machine. Etc'est-là en effet où ces Philosophes commencentà avoir quelque raison,.& où volontiers je mefâchérois aussi moi-même contre les Cartésiensparce qu'il me semble que c’est là que commen- jce leur paralogiime. Mais il faut avouer qu’ilsjle cachent 8c le déguisent avec beaucoup d'espritpar les réflexions ingénieuses qu’ils font fut cer-tains mouvemens de cette espèce.
II n'y a rien de plus sédailànt que les exposi-,tions que fait le Pere Pardies dans son Livre in-titulé Bi la connotjjiince dis btjles , où mettant leCartésianisme dans toute fa force fur ce point ,
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