Connoissìnce des Best es.' 7H va presque jusqu’à convaincre ses Lecteurs quenon feulement il n’cít point lesoin d ame pourmarcher, pour boire,pour manger,pour se plain-dre , mais encore pour parler, & pour parlerauíTî longtems que le fait un Prédicateur dans unlermon d’une heure, ou un Avocat dans unlong plaidoyer. Ce Livre à fait passer son Auteurparmi les Péripatéticiens pour un prévaricateur ,qui étoit Cartésien dans l'ame , quelque applica-tion qu'il ait apportée, à réfuter le Cartésianismedans la seconde partie de son Livre, & à défen-dre 1 ancienne Philosophie sur le chapitre de lamedes bêtes.
Arrétons.nous donc là Sr faisons un peu no*réflexions à nôtre- tour fur toute cette matière.Je preten* ne vous refuses ici rien de tout ceque je croiiai pouvoir vous laisser supposer sansfaire un tort visible à la vérité. Je veux réduiretoute la difficulté à peu de points , fur lesquels ilfaut aussi que vous vous résolviez à me donnerune saiirf.ction entiere , si vous voulez que jefois Cartésien tout de bon , ainii que vous m’ensollicitez depuis si lorg teins.
Je consens donc, puisque vous le voulez,queles corps des animaux & le* nôtres soient desmachines. Je veux encore que certains mouve-mer* qu’cn appelle purement r aturels, en les op-posant à ceux que nous appelions volontairesdans les hommes, se fassent dans les bêtes par lafeule disposition de la machine. Te s font lesmouvemens du cœur Sc du sang , & une infinitéd’autres, qui en dépendent; a peu prés commeles mouvemens des rôties d’une horloge dépen-dent de celui des poids & du balancier, lequeleffectivement imite fort le mouvement de nôtrecœur. Je suposerai encore avec vous, que cesA 4 mou-