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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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l6 PlSUVSÍDltA

principes de la Philoiophie Cartésienne, s’il n’yavoít point d’ame dans mon corps ■ disposé de I»maniéré qu’on le iuppole.il marcheroit auffiné-cessairement vers le pain, que le cheval marchevers i’avoine, & le mangeroit comme le chevalmange l'avoine, 11 faut donc que ce soit monâme, qui empêche ce mouvement, de quelquemaniéré que ce loir qu’elle l'empéche. Voyon»donc comme cela se fait, ou se peut faire;

Prémierémtnt, l’impreslion que fait l’objet fuimon corps par les corpuscules qu’il y envoyé nepeut pas être empêchée par mon amer & malgréelle cette impression lé communique jusqu’aucerveau.

Secondement supposé que cette impression 'communiquée jusq’au cerveau ouvre le passageaux esprits 8e les fasse couler dans les muscles,qui servent à remuer mes jambes pour avancervers le pain, l’ame ne peut pas empêcher le mouve-ment de mes jambes: comme elle ne peut pas em-pêcher le mouvemens convulsifs de son corps cau-sez par le cours irrégulier des esprits, qui coulent 1alors malgré qu’elle en ait dans certaines parties. !Car les jambes être remuées d’une certaine façon, ;& les esprits couler dans certains muscles & les ]enfler , c’est toute la même chose: ainsi quec’est !

la même chose de sonner une cloche, & tirer unecorde.au bout de laquelle elle est attachée.Restedonc que mon ame empêche que ('impression del’objet porté jusqu’au cerveau n’ouvre ces paslà-gesaux esprits animaux

Troiiiè.mcmenr, empêcher que les passages net'ouvrent, dit un effort ou une action qui tien-ne fermées ces petites éc’ufcs, oucespetnes sou-papes. qui i.aturellemen & neressairement s'ouvri-roient parl’imprtssion de i’objet, pour laisser coulerles esprits animaux.

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