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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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ï4 Preuves de la.

pour les faire couler dans les muscles du cheval,'d’où dépend le mouvement par lequel il se précipi-teroit vers l’avoine que ce mouvement étoitcommencé, que la détermination vers le mêmeterme est augmentée & fortifiée par le cavalier, \qui le manie.

Secondement, à raisonner sur la nature deschoses & fur l’expérience, il ne se rencontre riendans le folle, qui doive selon les principes de laMécanique changer la détermination du mouve-ment commencé pour luy en donner une toutecontraire. Car qu’y a-1 il dans ce folié , quipuisse produire cét effet ? II a du foin & de l'a-voine , qui font plus proche du cheval , qu'ilsn’étoient auparavant, qui font par conséquentune impression plus forte , qu’ils ne faisoientavant qu'il fut arrivé jusques-là; ce qui le doitplutôt faire avancer que de le faire reculer. Nulohjet contraire ne se présente. II y a dans cefossé de l’air êc de la lumière : l'une réfléchiede plus prés par le foin & par l’avoine aux yeuxdu cheval , l’autre respiré par la bouche du chevalse trouvant plus chargé des corpuscules du foin& de l’avoine, font un nouvel effort fur la ma-chine, qui doit la faire venir plus vite vers l'en- jdroit où ils font. I

Examinez tant qu’il vous plaira tous lesmou-vemens des corpuscules, toutes les modificationsde la lumière. Tout ce que vous trouverezde diflérence consistera en ce que les rayons de •lumière réfléchis du foin & de l’avoine fontplus longs de trois ou quatre pieds, qu’il ne fe-roient, si le fossé n’avoit qu’environ deux piedsde hauteur; car en ce cas le cheval entreroit de-dans fans nulle façon. Or que fait cette longueur ?vd que fi l’avoine étoit à dix pieds,du cheval,

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