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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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CONNOISSANCEDEsBhSTES. -2}ne remuée selon les loir de la mécanique. Je mefers encore de l'exemplc du cheval, commed’undes plus connus que nous puiílions prendre,

Supposons un. cheval à cent pas d’un fosséescarpé éc profond de six ou sept pieds, oà il yait de bon foin & de bonne avoine. L’odeurde ce foin & de cette avoine le détermine àmarcher de ce côté là, oà il vient au trot Se enhennissant: mais étant arrivé au bord du folié ils’arrête, 8r le mouvement de cette machine,qui la portoit vers le lieu ou se trouve l’avoinecesse tout à coup, Que si nous supposons uncavalier monté fur ce cheval, qui avec la bride& la baguette tâche de le faire avancer de cecôté-là, il recule au contraire. Si on se sert deJ’éperon, il se cabre , & il se jette à côté, & re-tournera quelquefois plutôt fur ses pas que dese précipiter dans le folié, c’est à dire, que de-vancer p’us avant vers l’avoine.

Je dis donc qu’à juger par ce qui nous est évi-dent en cette occasion, la machine du chevainese remue pas par les seuls principes de la Méca-nique. Car dans cette science c’ess une princi-pe certain qu’un corps poussé & déterminé aumouvement, luit la détermination qu’il reçoit,& continue à se mouvoir dans la ligne qu’il acommencé ,à moins de quelque obstacle capablede lui faire changer son chemin, & d une déter-mination plus forte que celle qu’il a recûe d'a-bord.

Or icy deux choses sont constantes. La pré-miereque le cheval reçoit parl’impreffion du soinfi de l’avoine. par la ntain du cavalier, par l’épe-ron , des déterminations infiniment fortes pourse précipiter dans le fossé : que tout cela contri-bue à ouvrir les passages des esprit animaux .

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