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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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ConnOissance dïs BestesÌ 29a utrespat ana’ogie.ou que vous me montraffiezdans l’homme un seul exemple de ces mouve-mens que j’appelie spontanées dans les bestes,qui se fit indépendamment de toute connoissance:ou bien encore que vous me répondissiez claire-rement à quelques - unes des objections que l’onvods peut faire.

Par exemple , une brebis, ou certains chiensaux approches du loup s'enfuïent. C’est , dites-vous, que la présence de cét objet ouvre 1« pas-sage aux esprits animaux pour entrer dans lesmuscles , qui font le mouvement des jambesqu’on appelle courir. Mais songez qu’il ne s’a-git pas ici de la course , il s’agit de la fuite. Sila brebis,a la tête tourné* vers leloup.ces espritsanimaux coulant simplement dans les muscles desjambes , la feront courir vers le loup au lieu dele luy faire fuir. Ainsi il faut que les corpuscu-le, qui exhalent du loup, & qui luy imprime-roient un mouveraen droit , s'il étoit derrière ,luy fassent dans cette autre situation décrire undemi-ccrcle, & enfin la poussent en ligne droitepour la faire courir devant le loup. Cette feulevire volte bien expliquée , & dont on merendroit une raison particulière , me contente-roir.

A tout ceci on ne manquera pas de me direqu'un Cartésien ne peut pas avoir d’assez bonsmicroscopes pour découvrir dans la dissectiond’un animal tous les petits passages , qui ferventà toutes ces fonctions; 8c qu’il est à cet égard com-me un homme qui voit l'aiguille d une montremarquer les heures, d’où il condud qu’il y a desressorts, qui lui impriment ce mouvement sirégulier, quoiqu’il ne puisse pas expliquer l’ar-tifice de cette machine. C’est à-díre, 8c remar-

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