zr Preuves DELA
pstr cette supposition une raison claire & con-vaincante, je ne dis pas de toutes les détermi-nations, mais de la moindre partie des déter-minations de ces mouvemens, & peut-être depas uue seule. Voyez , Monsieur , combien nous :sommes éloignez de compte. Vous regardezcette doctrine comme une vérité confiante; 8c imoy je prçuve qu’on ne peut pas même la sou-tenir comme une hypothèse.
Ainsi quand un Cartésien vient quelquefoisdans un dispute publique demander d’un airmoqueur à un Professeur Péripatéticien, s’il necroit pas Dieu assez puissant pour pouvoir faireune machine semblable au corps d’un chien, oùtous les mouvemens que nous admirons danscét animal se feroient par les feules régies de laMécanique; le Péripatéticien peut tres-bien ré-pondre : je n'cn sçai rien, & vous Cartésien, vousn’ensçavez rien vous-même. Car,pour pouvoir ré-pondre à cette question , il faudroit parfaitementimaginer & connoître tous les organes 8e lesressorts du corps de cette machine, afin de voirsi en vertu de ces ressorts tous ces mouvemenspourroient suivre. 11 faudroit savoir en per-fection tout le détail anaromiquc des parties Sedes organes les plus insensibles du chien. Orvous demeurez d’accord, malgré que vous enayez, que vous ne les connoiflez pas. Quediroit à cela le Cartésien?
u- Mais on pourroit encore le presser par unfition. UFU autre endroit qui va faire le sujet de ma cin-quième proposition. Sfavoir que les Cartésiens nefarltnt cr ne raisonnent point du tout conséquem-ment en cette matière.
Je soûtiens que chaque Cartésien en particu-lier, pour parler conséquemment, doit dire auiE
sé-