Co N N 01 SS A NC E D E S B ESTES ZZsérieusement des autres hommes, qui sont aumonde avec luy, q ne ce sqnt de Automates.qu’il le dit de* bêtes. Quelques uns ont pro-posé cet argument à ces Meslìeurs eu riant 8c parmaniéré de divertissement; mais en effet c'estun des plus solides 8c des plus véritables qu’onpuisse faire en ce genre à des Philosophes quile piquent de raisonner de suite 8c toujours sorleurs principes. Vous l’examinerez , blon-deur.
Un Péripatéticien donc vous demandera à sontour, si Dieu ne pourroit pas faire une machi-ne semblable à un homme, qui fît par les seu-les loix de la Mécanique tout ce que nous vo-yons faire tous les jours aux hommes. Non ,dites-vous. parce qu’un homme répond à unautre qui l’interroge; ils onr ensemble des con-versations 8c des entretiens suivis, dans une dis-pute de Philosophie, l’un argumente 8c l’autrese défend, en donnant des solutions aux argu-mens proposez. Et cela ne peut point se fairepar les principes de la^Mécanique. Qui vous l’adit? Quelle est vôtre hardiesse de mettre ainsides bornes à la puissance de Dieu ? Qu’aperce-vez-vous en tous ces discours, 8c en toutes cesconversations que du mouvement? Et Dieu n’est-il pas assez puisant pour faire une telle combi-naison de ressors dans plusieurs machines, quetous les mouvemens de bouche 8c de langue,qui se sont dans un entretien, se suivent nécessaire-ment les uns les autres? N’a t-on pas vû au-trefois des machines répondre à certaines ques-tions qu’on leur faisoit ? Et n’est-ce pas là uneébauche d’un ouvrage infiniment plus parfait,que Dieu se leroit proposé de faire dans tontesces machines,que nous appelions des hommes,B î qui