ConnoissancedesBestes? ^prendre encore quelque autre chose que cequ’el-les signifient séparément. Elles me paraissenttoutes aller à. un certain but avec un certainordre.,
C’est à-dire en second lieu, que celui qui meparle, produit non seulement des sons qui com-posent des propositions, mais encore qui ontdurapport avec ce que je lui dis. Je lui demandes’il a été à Rome ? II me répond qu'il y a été.Je le prie de me faire la description de la gran-de 8t fameuse Eglise de Saint Pierre , il me la-sait sort exacte, 8c ainsi du reste; La suite doncces discours consiste en ces rapports que j’apper-çois entre les paroles que ['entends prononcer àcelui qui parle en ma présence, 8c eutre ceque je dis & ce qu’il dit.
Mais je vous demande , Monsieur, si vous au-tres Cartésiens attachez si fort la persuasion oùvous êtes, que les autres hommes avec lesquelsvous vivez, ne sont pas de pures, machines; ftdis-je, vous attachez si sort cette persuasion auxdiscours , 8c aux paroles , qui vous paraissentavoir de la fuite, que vous excluïez tout au-tre signe, comme incapable de vous persuaderlà dellua: de maniéré que, si les hommes n’a-voient pas reçû du Créateur la faculté de par-ler , nflis feulement de se faire connoître l’unà l'autre leurs pensées 8c leurs inclinations pardes signes 8c par des gestes, un Cartésien danscette hypothèse croirait assûrement que les au-tres hommes ne font que de pures machines? Jene sçaurois penser que ce fbit-là votre senti-ment. Autrement vous n’avez déja qu’à m’ac-corder, que tous le Polonais, tous les Moscovi-tes , tous les Amériquains , dont je crois quevous n'entendez pas la langue,& qui par consé-quent ne peuvent pas faire des discours , dontD 6 vous,