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Tome premier.
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DES PONTS. 2 77

est chargée d’un poids, on a seulement quelques expériences isoléeset peu propres à faire juger exactement de leur résistance. On trouvedans un mémoire de Coulomb (0 qu’une pierre blanche, d’un grainfin et homogène dont la surface de rupture était de i4,66 centimètresquarrés, a cédé sous un poids de 9,8 kilogrammes, agissant avec unbras de levier de 244 millimétrés de longueur. Nous avons rapporté,dans notre Mémoire sur la charge que peuvent porter les pierres, lesrésultats de quelques expériences du même genre : un morceau depierre dure de Givry, de 23 à 27 millimétrés de grosseur, s’est cassépar l’effet d’un poids de 76 kilogrammes, agissant avec un bras delevier de 54 millimétrés; un autre morceau de la meme pierre de 18à 4i millimétrés de grosseur, posé sur le plat, s est rompu par 1 effet,d’un poids de 70 kilogrammes , dont le bras de levier était de 4i mil-limétrés.

Quant aux pierres soumises à l’action d’une force dont la direc-tion est perpendiculaire au plan de rupture , Coulomb rapporte,dans le mémoire cité ci-dessus, que la pierre dont il s’est servi s’estrompue sous une charge de 35g kilogrammes par i 5 centimètresquarrés. Nous avons reconnu que la pierre dure de Givry supportaitavant de se rompre une charge de 5o3 kilogrammes par n 5 centimètresquarrés, et la pierre tendre une charge de 184 kilogrammes.

Nous ajouterons, en terminant cette note, que quelques expériencesparaissent indiquer que la pierre placée en délit est susceptible d’uneplus grande résistance que la pierre posée sur ses lits de carrière.Mais plusieurs raisons s’opposent à ce que, dans les constructions, lapierre soit en général employée de cette maniéré.

(1) Mémoires de Mathématique et de Physique présentés à l’Académie des Sciences,1773.

J.

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